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Un parloir pour les parents revendiqué
Cités universitaire et droit de visite
Publié dans Le Midi Libre le 31 - 01 - 2011

Les étudiants souhaiteraient que l'on puisse leur aménager un espace où ils pourraient recevoir leurs parents en toute intimité. Ils pensent qu'ils serait aisé d'aménager une salle qui ferait office de parloir et il suffirait aux parents de présenter leurs pièces d'identité pour pouvoir y accéder.
Les étudiants souhaiteraient que l'on puisse leur aménager un espace où ils pourraient recevoir leurs parents en toute intimité. Ils pensent qu'ils serait aisé d'aménager une salle qui ferait office de parloir et il suffirait aux parents de présenter leurs pièces d'identité pour pouvoir y accéder.
Alors que le droit de visite, surtout des parents, ne saurait être remis en question, -même les détenus recoivent la visite de leurs proches-, ce droit est refusé aux résidents des cités universitaire d'Alger. Il est strictement interdit pour ces étudiants de recevoir, au sein de leurs chambres, amis, camarades de classe ou bien plus grave, frères, sœurs et même père et mère, du moins pas avant d'avoir montré patte blanche. L'accès au sein des cités universitaires est ainsi strictement filtré et interdit à toute personne étrangère. Cette sécurité accrue n'est pas pour déplaire aux étudiants, et surtout aux étudiantes, mais les étudiants souhaiteraient néanmoins pouvoir recevoir leurs parents en toute intimité et sans toutes ces contraintes. C'est dans ce sens d'ailleurs qu'ils lancent un appel à leur administration avec l'espoir d'être entendu. Ainsi ces parents, qui souvent viennent de wilayas lointaines, sont contraints de voir leurs enfants à l'extérieur des cités. Il faut dire que toutes ces précautions sont prises afin d'assurer la sécurité des résidents des cités. L'administration est tenue de prendre de telles mesures afin d'éviter l'intrusion d'éventuels délinquants. Les résidents, mais particulièrement les résidentes, ne manquent pas d'afficher leur indignation face à cette situation qui les pénalise et pénalise leurs parents. Ils trouvent ces régles de securité un tantinet exagérées, estimant qu'il faut savoir faire la part des choses. «Je réside à la cité universitaire de Dely Brahim alors que ma sœur réside dans une autre cité, nous sommes obligées de nous voir à l'extérieur, puisqu'elle ne peut pas venir me voir dans ma chambre ni moi me rendre chez elle. Je ne vois vraiment pas où est le mal de pouvoir recevoir ma sœur pour quelques heures», nous dira Asma. Selon notre interlocutrice, «La directrice de la cité est excessivement sévère et ne fait aucune concession». Elle nous dira aussi : «Je comprend qu'elle fasse cela pour notre bien et notre sécurité. Mais elle a transformé cette cité en une véritable prison - sans droit de visite -. Je ne sais si elle consciente du stress qu'elle a généré au sein de la cité». Les parents doivent en effet solliciter l'autorisation de la directrice pour pouvoir voir leurs filles. Cette procédure est dénoncée également par les parents qui demandent à ce que l'on fasse au moins une exception en ce qui concerne les parents et les frères et sœurs des étudiants. Ils estiment que cette méfiance exagérée n'a pas toujours lieu d'être.
Ils estiment que l'excès est condamnable en toute chose. «Pourquoi ne pas aménager un espace où nous pourrions voir nos enfants en toute intimité. Ce serait tellement simple d'aménager un jardin ou une salle qui ferait office de parloir. Quant à l'accès il suffirait de présenter à l'entrée les pièces d'identité pour déterminer les liens de parenté avec l'étudiant» suggère un parent. Il est vrai qu'il est beaucoup plus simple pour un papa ou une maman, qui ont fait des kilomètres pour voir leur enfant, de pouvoir s'assoir quelques minutes dans un endroit tranquille et non le voir au sein d'un brouhara dans la gargotte du coin. En dépit de ce mécontentement général, au lieu de se résoudre à instaurer des régles plus conformes aux droits des deux parties, les administrations des cités d'evertuent, bien au contraire, à renforcer un contrôle encore plus strict. De nouvelles cartes d'accès, magnétiques, ont été délivrées aux résidentes de la cité universitaire de Dely Brahim. Avec ces nouvelle cartes, plus personne ne peut se faufiler à travers les mailles du filet et accéder à l'intérieur de la résidence qui est aussi bien protégée qu'un bunker en temps de guerre.
Alors que le droit de visite, surtout des parents, ne saurait être remis en question, -même les détenus recoivent la visite de leurs proches-, ce droit est refusé aux résidents des cités universitaire d'Alger. Il est strictement interdit pour ces étudiants de recevoir, au sein de leurs chambres, amis, camarades de classe ou bien plus grave, frères, sœurs et même père et mère, du moins pas avant d'avoir montré patte blanche. L'accès au sein des cités universitaires est ainsi strictement filtré et interdit à toute personne étrangère. Cette sécurité accrue n'est pas pour déplaire aux étudiants, et surtout aux étudiantes, mais les étudiants souhaiteraient néanmoins pouvoir recevoir leurs parents en toute intimité et sans toutes ces contraintes. C'est dans ce sens d'ailleurs qu'ils lancent un appel à leur administration avec l'espoir d'être entendu. Ainsi ces parents, qui souvent viennent de wilayas lointaines, sont contraints de voir leurs enfants à l'extérieur des cités. Il faut dire que toutes ces précautions sont prises afin d'assurer la sécurité des résidents des cités. L'administration est tenue de prendre de telles mesures afin d'éviter l'intrusion d'éventuels délinquants. Les résidents, mais particulièrement les résidentes, ne manquent pas d'afficher leur indignation face à cette situation qui les pénalise et pénalise leurs parents. Ils trouvent ces régles de securité un tantinet exagérées, estimant qu'il faut savoir faire la part des choses. «Je réside à la cité universitaire de Dely Brahim alors que ma sœur réside dans une autre cité, nous sommes obligées de nous voir à l'extérieur, puisqu'elle ne peut pas venir me voir dans ma chambre ni moi me rendre chez elle. Je ne vois vraiment pas où est le mal de pouvoir recevoir ma sœur pour quelques heures», nous dira Asma. Selon notre interlocutrice, «La directrice de la cité est excessivement sévère et ne fait aucune concession». Elle nous dira aussi : «Je comprend qu'elle fasse cela pour notre bien et notre sécurité. Mais elle a transformé cette cité en une véritable prison - sans droit de visite -. Je ne sais si elle consciente du stress qu'elle a généré au sein de la cité». Les parents doivent en effet solliciter l'autorisation de la directrice pour pouvoir voir leurs filles. Cette procédure est dénoncée également par les parents qui demandent à ce que l'on fasse au moins une exception en ce qui concerne les parents et les frères et sœurs des étudiants. Ils estiment que cette méfiance exagérée n'a pas toujours lieu d'être.
Ils estiment que l'excès est condamnable en toute chose. «Pourquoi ne pas aménager un espace où nous pourrions voir nos enfants en toute intimité. Ce serait tellement simple d'aménager un jardin ou une salle qui ferait office de parloir. Quant à l'accès il suffirait de présenter à l'entrée les pièces d'identité pour déterminer les liens de parenté avec l'étudiant» suggère un parent. Il est vrai qu'il est beaucoup plus simple pour un papa ou une maman, qui ont fait des kilomètres pour voir leur enfant, de pouvoir s'assoir quelques minutes dans un endroit tranquille et non le voir au sein d'un brouhara dans la gargotte du coin. En dépit de ce mécontentement général, au lieu de se résoudre à instaurer des régles plus conformes aux droits des deux parties, les administrations des cités d'evertuent, bien au contraire, à renforcer un contrôle encore plus strict. De nouvelles cartes d'accès, magnétiques, ont été délivrées aux résidentes de la cité universitaire de Dely Brahim. Avec ces nouvelle cartes, plus personne ne peut se faufiler à travers les mailles du filet et accéder à l'intérieur de la résidence qui est aussi bien protégée qu'un bunker en temps de guerre.


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