Le Festival international du Film d'Histoire de Pessac (Gironde) braque cette année ses projecteurs sur l'Allemagne, avec 84 films projetés, dont 9 en avant-première, et la venue de trois grands noms du cinéma d'outre-Rhin : Le Festival international du Film d'Histoire de Pessac (Gironde) braque cette année ses projecteurs sur l'Allemagne, avec 84 films projetés, dont 9 en avant-première, et la venue de trois grands noms du cinéma d'outre-Rhin : Volker Schlöndorff, Edgar Reitz et Margarethe Von Trotta. Au-delà de ce zoom sur l'Allemagne, le festival, créé en 1990 en hommage au cinéaste girondin de la Nouvelle Vague Jean Eustache, propose du 17 au 24 novembre un programme de 115 films, dont 25 inédits, et 40 tables rondes dédiées à l'Allemagne et de grands évènements contemporains. Le Festival qui, en 25 ans, a porté son audience de 5.000 à 35.000 visiteurs, revendique aussi un "fort ancrage" dans l'actualité. Et dans une Europe fragilisée par la crise, l'édition 2014 porte son regard vers l'Est. Depuis la guerre 1914-1918, la République de Weimar, le nazisme et la guerre 1939- 1945, la création de la RDA et sa disparition, jusqu'à la réunification allemande, "le cinéma n'a rien caché des problèmes. Malgré le poids de la propagande, le cinéma allemand n'a jamais cessé d'enquêter, de chercher à comprendre et à expliquer", assure-t-il. Une ambivalence que reflète la programmation avec "Triomphe de la volonté", de Leni Riefenstahl, exaltant la puissance de l'Allemagne nazie au tristement célèbre congrès de Nuremberg du parti d'Adolf Hitler, en 1934, Le Tambour, de Volker Schlöndorff, épopée noire des années 1930 et de la guerre adaptée du roman éponyme de Günter Grass, ou encore La vie des autres, de Florian Henckel Von Donnersmarck, sombre évocation du Berlin-est des années 80, sous l'omnipotence de la Stasi, la police secrète. En compétition, le Festival présente 10 documentaires en avant-première, dont L'homme du destin, de Gaulle de 40-44, de Patrick Rotman, Le dossier Albert Göring, de Véronique Lhormen, et Guerre du Vietnam, négociations secrètes, de Daniel Roussel qui déroule en 52 minutes le film des tractations, à Paris en 1973, entre l'Américain Henry Kissinger et le Vietnamien Lê Duc Tho. Parmi les onze fictions inédites en compétition, Le temps des aveux, de Régis Wargnier, s'intéresse au Cambodge, l'Enquête, de Vincent Gareng, à l'affaire Clearstream, et Timbuktu, d'Abderrahmane Sissako, au djihad en Afrique sub-saharienne. Le Britannique John Boorman, chroniqueur de la vie quotidienne sous les bombardements aériens du Blitz, à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale, dans Hope and Glory (1987), clôture l'édition 2014 sur une évocation de la Guerre de Corée, avec Queen and Country (sortie en France en janvier 2015). Deux expositions rendent hommage au cinéaste disparu Rainer Werner Fassbinder et aux producteurs de la major "Universum Film AG" qui fit les beaux jours du cinéma allemand d'avant-guerre. Volker Schlöndorff, Edgar Reitz et Margarethe Von Trotta. Au-delà de ce zoom sur l'Allemagne, le festival, créé en 1990 en hommage au cinéaste girondin de la Nouvelle Vague Jean Eustache, propose du 17 au 24 novembre un programme de 115 films, dont 25 inédits, et 40 tables rondes dédiées à l'Allemagne et de grands évènements contemporains. Le Festival qui, en 25 ans, a porté son audience de 5.000 à 35.000 visiteurs, revendique aussi un "fort ancrage" dans l'actualité. Et dans une Europe fragilisée par la crise, l'édition 2014 porte son regard vers l'Est. Depuis la guerre 1914-1918, la République de Weimar, le nazisme et la guerre 1939- 1945, la création de la RDA et sa disparition, jusqu'à la réunification allemande, "le cinéma n'a rien caché des problèmes. Malgré le poids de la propagande, le cinéma allemand n'a jamais cessé d'enquêter, de chercher à comprendre et à expliquer", assure-t-il. Une ambivalence que reflète la programmation avec "Triomphe de la volonté", de Leni Riefenstahl, exaltant la puissance de l'Allemagne nazie au tristement célèbre congrès de Nuremberg du parti d'Adolf Hitler, en 1934, Le Tambour, de Volker Schlöndorff, épopée noire des années 1930 et de la guerre adaptée du roman éponyme de Günter Grass, ou encore La vie des autres, de Florian Henckel Von Donnersmarck, sombre évocation du Berlin-est des années 80, sous l'omnipotence de la Stasi, la police secrète. En compétition, le Festival présente 10 documentaires en avant-première, dont L'homme du destin, de Gaulle de 40-44, de Patrick Rotman, Le dossier Albert Göring, de Véronique Lhormen, et Guerre du Vietnam, négociations secrètes, de Daniel Roussel qui déroule en 52 minutes le film des tractations, à Paris en 1973, entre l'Américain Henry Kissinger et le Vietnamien Lê Duc Tho. Parmi les onze fictions inédites en compétition, Le temps des aveux, de Régis Wargnier, s'intéresse au Cambodge, l'Enquête, de Vincent Gareng, à l'affaire Clearstream, et Timbuktu, d'Abderrahmane Sissako, au djihad en Afrique sub-saharienne. Le Britannique John Boorman, chroniqueur de la vie quotidienne sous les bombardements aériens du Blitz, à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale, dans Hope and Glory (1987), clôture l'édition 2014 sur une évocation de la Guerre de Corée, avec Queen and Country (sortie en France en janvier 2015). Deux expositions rendent hommage au cinéaste disparu Rainer Werner Fassbinder et aux producteurs de la major "Universum Film AG" qui fit les beaux jours du cinéma allemand d'avant-guerre.