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"Il est urgent de développer l'agriculture, l'agroalimentaire et le tourisme en Algérie"
Sami agli, président du forum des chefs d'entreprise, au midi libre
Publié dans Le Midi Libre le 22 - 01 - 2020

Sami Agli assure que la manne pétrolière et par là la rente inhérente auxhydrocarbures nous a rendus de mauvais services, tant sur le plans politique qu'économique.
Sami Agli assure que la manne pétrolière et par là la rente inhérente auxhydrocarbures nous a rendus de mauvais services, tant sur le plans politique qu'économique.
Il s'agit, selon Sami Agli, d'une "malédiction économique qui a sousestimé les autres secteurs d'activité économiques en méprisant, notamment, les secteurs de l'agriculture, du tourisme et même les services". On a "raté le décollage économique inspiré du modèle libéral où les entreprises sont les véritables acteurs de la croissance économique et du développement économique, en ce sens que les petites et moyennes entreprises sont génératrices de richesses et d'emplois dans les pays avancés et industrialisés", affirmet- il.
Bon nombre d'économistes etd'observateurs indiquent que "la stratégie algérienne de développement économiquefondée sur les rentrées en devises des hydrocarbures est révolue depuis des décennies, sachant qu'elle a été dépourvuende réalisme pour promouvoir des industries industialisantes". Il fallait également en finir avec la construction d'usines clefs en main avec une absence totale de transfert de technologies et de savoir-faire. Des experts estiment que la "stratégie imprimée par les hydrocarbures a mené l'Algerie à l'endettement auprès du Fonds monétaire international (FMI)".
Ce qui a lourdement handicapé et hypothéqué le développement harmonieux du pays dans les années 90 où le pays ne payait principalement que le service de la dette pour l'institution de Bretton Woods. Aussi, Sami Agli pose le postulat "d'un retour fécond et enrichissant des cerveaux algériens établis à l'étranger, notamment aux Etats-Unis d'Amérique, où ils sont des lumières, en ce sens qu'ils sont des sommités reconnues par le pays d' accueil en raison de leurs compétences et de leur contribution active au rayonnement scientifique et technologique des universités, à l'exemple de MIT (Massachussets instituteur of technologies) où Youcef Toumi dirige le laboratoire et le département de robotique et d'intelligence artificielle. Ou encore le professeur en cardiologie
Elias Zerhouni qui a reçu une distinction pour ses travaux et ses activités médicales de haut niveau. Pour Sami Agli, il est "impérieux de bénéficier des rapports et des connaissances incommensurables des chercheurs algériens établis à l'étranger, sachant que plus de 200.000 chercheurs font le bonheur des universités de renommée et de réputation mondiale". Le nouveau président du FCE préconise un "changement radical et rapide du paradigme politique des responsables algériens, en optant pour une autre mentalité évolutive et positive en privilégiant la bonne éducation et la probité et le professionnalisme des dirigeants". Il prône la "vraie démocratie et le respect des droits de l'Homme pour instaurer une société plus juste et égalitaire en annihilant la corruption et le népotisme.
Il souhaite également la réhabilitation des chercheurs et cerveaux algériens exerçant à l'étranger, sachant que des dizaines de milliers de médecins algériens sont installés en France". En sollicitant l'apport du président de la République pour sauver les entreprises privées déstructurées financièrement, Sami Agli aura-t-il un écho favorable, sachant que même les entreprises publiques (Sonelgaz, Eniem...) sont plongées dans d'énormes et inextricables difficultés financières. Il convient de rappeler que l'ancien chef du gouvernement, Mouloud Hamrouche, a, dès l'année 1991, tiré la sonnette d'alarme sur les entreprises défaillantes et déstructurées sur le plan financier, en ce sens que l'important consistait à ne plus les maintenir sous perfusion. Car, selon lui, les entreprises "sous sérum étaient appelées à disparaître, en raison de l'absence de concurrence et de compétitivité".
En filigrane, l'interview du président du FCE à Beur tv traduit l'équation Nouvelle Algérie, générée parle mouvement populaire du 22 février 2019, et la transformation de l'économie nationale basée sur la fin de la mono-exportation des hydrocarbures (98 %) et la diversification économique. Midi Libre : L'Algérie aborde une année 2020 qui ne suscite guère l'optimisme, en ce sens que le pays vit sous tension politique et connait un marasme économique. Selon vous, comment s'annonce cette nouvelle année ? Sami Agli : Nous sommes optimistes car il existe déjà une visibilité sur le plan politique. Nous faisons confiance à notre Président avec sa nouvelle gouvernance, et sur le plan économique nous avons énormément de défis à relever. Il s'agit d'une année charnière puisque les décisions vont impacter le devenir du pays. Nous avons moins de réserves et moins de ressources et il faut penser àtrouver d'autres solutions de financement et des solutions économiques pour que l'on soit à la hauteur du potentiel de notre économie, notamment pour ce qui est des réserves de change car nous sommes dans des défis stratégiques et historiques pour notre pays.
Cela va prendre une nouvelle tournée de la nouvelle Algérie. Nous souhaitons qu'elle soit une réelle locomotive pour nos entreprises et un changement réel profond de ce que sera notre économie de demain. Lors de son discours d'investiture, le président de la République a donné des orientations et des priorités économiques, à savoir réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures, atténuer et diminuer les importations, assurer la sécurité alimentaire du pays, réhabiliter l'industrie et le tourisme et encourager surtout l'investissement public et privé. Pouv ons-nous parler d'un discours pluspopuliste que réaliste ? Je pense qu'aujourd'hui la place est à la réalité, sachant que le Président connaît assez bien l'économie algérienne et la réalité du marché.
Donc, il n'y a pas de place pour le popu isme aujourd'hui. Parce que la conjoncture actuelle nous pousse à être réalistes aujourd'hui et à devenir hyper réalistes dans le processus de prise de décision. Le programme politique parle de changement profond, notamment pour ce qui est de l'expiration de la dépendance vis-à-vis (de la rente) des hydrocarbures et de cette manne pétrolière qui ne nous a pas nécessairement rendus service. La politique, basée sur les hydrocarbures, ne nous a pas permis de réaliser un saut économique où d'autres pays ont prospéré dans ce domaine. Ces pays ont pu utiliser cette énergie pour se développer et faire usage d'une stratégie permettant de bien orienter cette énergie dans la croissance de demain. Il y a des pays qui usent bien de cette ressource pour alimenter des fonds souverains et non pas pour l'utilisation de financement du budget de l'Etat et les projets de construction d'infrastructures de l'Etat. Auj urd'hui, une solution s'impose pour ne plus dépendre de la ressource des hydrocarbures.
L'économie change et le monde change aussi, par conséquent, nous devons aller vers le bon sens pour nous imprégner de ce qui se passe dans le monde. Tous les experts vous disent que le baril de pétrole à 100 dollars, c'est fini. L'économie des énergies vertes et renouvelables impose aujourd'hui un changement de politique des pays en allant vers l'énergie de demain et l'économie de demain aussi. Vous avez parlé de l'industrialisation et du développement du tourisme, ce sont des choses qui doivent être la locomotive de développement du pays. On ne peut développer un pays sans une industrie forte. Importer c'est très facile que d'investir et créer de la richesse d'une manière réelle et productive. Il faut absolument que cela change en ce sens que nous sommes arrivés à une position d'expériences et d'expertise. En effet, les expériences que nous avons vécues imposent des changements.
Les décideurs doivent donner de l'importance et appréhender les priorités économiques et cerner les métiers de demain. Les politiques des pays changent et ils sont en train de bouleverser l'ensemble des économies. Les pays font de la concurrence et ce sont des regions et des continents qui vont changer et cela va encore grimper et nous, nous sommes très vulnérables sur ce plan-à. La concurrence aujourd'hui n'a plus de frontières. Les jeunes demandent à ce qu'ils vivent comme autres jeunes à travers le monde. Cela est normal. Cest vrai, on n'a rien à envier à ceux vivant en Allemagne, aux Etats-Unis ou au Canada. Ce sont des jeunes Algériens qui demandent à ce qu'ils vivent comme les jeunes du monde entier.
D'ailleurs nos diplômés font le bonheur de certaines universités américaines, dans l'industrie et dans le monde. Cette réalité va imposer ses règles. Nous sommes très fiers de notre pays et de nos potentialités. Il faut être à la hauteur de tout cela. Les changements vont imposer d'autres méthodes de construire de l'économie. Il faut également éliminer les décisions lourdes ralentissant l'accès à l'investissement. Accéder au foncier et au financement c'est compliqué. Quand la confiance vient, tout vient. Concernant les startups, on sait que le gouvernement cherche à drainer les capitaux étrangers et consentir des avantages aux startup. Il s'est attelé, néanmoins, à instituer de nouv elles taxes, notamment celles imposées au monde de l'entreprise. Qu'en pensez-vous? Les startups ont besoin de financemen et d'accompagnement.
Ce sont des entreprises de l'innovation qui ont besoin de plusieurs financements pour décoller. Ils vont aller directement à la croissance car ils sont innovants. Il faut créer un écosystème, sachant que l'Algérie enregistre un déficit d'1 million d'entreprises pour arriver au standard international. Nous avons environ 1 million d'entreprises, mais il nous en manque autant pour arriver au standard par rapport au nombre d'habitants. Il faut absolument développer les secteurs de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de l'agrotech en Algérie. Il faut créer cet écosystème pour avoir une synergie entre les pouvoirs publics, les entreprises et le patronat
Il s'agit, selon Sami Agli, d'une "malédiction économique qui a sousestimé les autres secteurs d'activité économiques en méprisant, notamment, les secteurs de l'agriculture, du tourisme et même les services". On a "raté le décollage économique inspiré du modèle libéral où les entreprises sont les véritables acteurs de la croissance économique et du développement économique, en ce sens que les petites et moyennes entreprises sont génératrices de richesses et d'emplois dans les pays avancés et industrialisés", affirmet- il.
Bon nombre d'économistes etd'observateurs indiquent que "la stratégie algérienne de développement économiquefondée sur les rentrées en devises des hydrocarbures est révolue depuis des décennies, sachant qu'elle a été dépourvuende réalisme pour promouvoir des industries industialisantes". Il fallait également en finir avec la construction d'usines clefs en main avec une absence totale de transfert de technologies et de savoir-faire. Des experts estiment que la "stratégie imprimée par les hydrocarbures a mené l'Algerie à l'endettement auprès du Fonds monétaire international (FMI)".
Ce qui a lourdement handicapé et hypothéqué le développement harmonieux du pays dans les années 90 où le pays ne payait principalement que le service de la dette pour l'institution de Bretton Woods. Aussi, Sami Agli pose le postulat "d'un retour fécond et enrichissant des cerveaux algériens établis à l'étranger, notamment aux Etats-Unis d'Amérique, où ils sont des lumières, en ce sens qu'ils sont des sommités reconnues par le pays d' accueil en raison de leurs compétences et de leur contribution active au rayonnement scientifique et technologique des universités, à l'exemple de MIT (Massachussets instituteur of technologies) où Youcef Toumi dirige le laboratoire et le département de robotique et d'intelligence artificielle. Ou encore le professeur en cardiologie
Elias Zerhouni qui a reçu une distinction pour ses travaux et ses activités médicales de haut niveau. Pour Sami Agli, il est "impérieux de bénéficier des rapports et des connaissances incommensurables des chercheurs algériens établis à l'étranger, sachant que plus de 200.000 chercheurs font le bonheur des universités de renommée et de réputation mondiale". Le nouveau président du FCE préconise un "changement radical et rapide du paradigme politique des responsables algériens, en optant pour une autre mentalité évolutive et positive en privilégiant la bonne éducation et la probité et le professionnalisme des dirigeants". Il prône la "vraie démocratie et le respect des droits de l'Homme pour instaurer une société plus juste et égalitaire en annihilant la corruption et le népotisme.
Il souhaite également la réhabilitation des chercheurs et cerveaux algériens exerçant à l'étranger, sachant que des dizaines de milliers de médecins algériens sont installés en France". En sollicitant l'apport du président de la République pour sauver les entreprises privées déstructurées financièrement, Sami Agli aura-t-il un écho favorable, sachant que même les entreprises publiques (Sonelgaz, Eniem...) sont plongées dans d'énormes et inextricables difficultés financières. Il convient de rappeler que l'ancien chef du gouvernement, Mouloud Hamrouche, a, dès l'année 1991, tiré la sonnette d'alarme sur les entreprises défaillantes et déstructurées sur le plan financier, en ce sens que l'important consistait à ne plus les maintenir sous perfusion. Car, selon lui, les entreprises "sous sérum étaient appelées à disparaître, en raison de l'absence de concurrence et de compétitivité".
En filigrane, l'interview du président du FCE à Beur tv traduit l'équation Nouvelle Algérie, générée parle mouvement populaire du 22 février 2019, et la transformation de l'économie nationale basée sur la fin de la mono-exportation des hydrocarbures (98 %) et la diversification économique. Midi Libre : L'Algérie aborde une année 2020 qui ne suscite guère l'optimisme, en ce sens que le pays vit sous tension politique et connait un marasme économique. Selon vous, comment s'annonce cette nouvelle année ? Sami Agli : Nous sommes optimistes car il existe déjà une visibilité sur le plan politique. Nous faisons confiance à notre Président avec sa nouvelle gouvernance, et sur le plan économique nous avons énormément de défis à relever. Il s'agit d'une année charnière puisque les décisions vont impacter le devenir du pays. Nous avons moins de réserves et moins de ressources et il faut penser àtrouver d'autres solutions de financement et des solutions économiques pour que l'on soit à la hauteur du potentiel de notre économie, notamment pour ce qui est des réserves de change car nous sommes dans des défis stratégiques et historiques pour notre pays.
Cela va prendre une nouvelle tournée de la nouvelle Algérie. Nous souhaitons qu'elle soit une réelle locomotive pour nos entreprises et un changement réel profond de ce que sera notre économie de demain. Lors de son discours d'investiture, le président de la République a donné des orientations et des priorités économiques, à savoir réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures, atténuer et diminuer les importations, assurer la sécurité alimentaire du pays, réhabiliter l'industrie et le tourisme et encourager surtout l'investissement public et privé. Pouv ons-nous parler d'un discours pluspopuliste que réaliste ? Je pense qu'aujourd'hui la place est à la réalité, sachant que le Président connaît assez bien l'économie algérienne et la réalité du marché.
Donc, il n'y a pas de place pour le popu isme aujourd'hui. Parce que la conjoncture actuelle nous pousse à être réalistes aujourd'hui et à devenir hyper réalistes dans le processus de prise de décision. Le programme politique parle de changement profond, notamment pour ce qui est de l'expiration de la dépendance vis-à-vis (de la rente) des hydrocarbures et de cette manne pétrolière qui ne nous a pas nécessairement rendus service. La politique, basée sur les hydrocarbures, ne nous a pas permis de réaliser un saut économique où d'autres pays ont prospéré dans ce domaine. Ces pays ont pu utiliser cette énergie pour se développer et faire usage d'une stratégie permettant de bien orienter cette énergie dans la croissance de demain. Il y a des pays qui usent bien de cette ressource pour alimenter des fonds souverains et non pas pour l'utilisation de financement du budget de l'Etat et les projets de construction d'infrastructures de l'Etat. Auj urd'hui, une solution s'impose pour ne plus dépendre de la ressource des hydrocarbures.
L'économie change et le monde change aussi, par conséquent, nous devons aller vers le bon sens pour nous imprégner de ce qui se passe dans le monde. Tous les experts vous disent que le baril de pétrole à 100 dollars, c'est fini. L'économie des énergies vertes et renouvelables impose aujourd'hui un changement de politique des pays en allant vers l'énergie de demain et l'économie de demain aussi. Vous avez parlé de l'industrialisation et du développement du tourisme, ce sont des choses qui doivent être la locomotive de développement du pays. On ne peut développer un pays sans une industrie forte. Importer c'est très facile que d'investir et créer de la richesse d'une manière réelle et productive. Il faut absolument que cela change en ce sens que nous sommes arrivés à une position d'expériences et d'expertise. En effet, les expériences que nous avons vécues imposent des changements.
Les décideurs doivent donner de l'importance et appréhender les priorités économiques et cerner les métiers de demain. Les politiques des pays changent et ils sont en train de bouleverser l'ensemble des économies. Les pays font de la concurrence et ce sont des regions et des continents qui vont changer et cela va encore grimper et nous, nous sommes très vulnérables sur ce plan-à. La concurrence aujourd'hui n'a plus de frontières. Les jeunes demandent à ce qu'ils vivent comme autres jeunes à travers le monde. Cela est normal. Cest vrai, on n'a rien à envier à ceux vivant en Allemagne, aux Etats-Unis ou au Canada. Ce sont des jeunes Algériens qui demandent à ce qu'ils vivent comme les jeunes du monde entier.
D'ailleurs nos diplômés font le bonheur de certaines universités américaines, dans l'industrie et dans le monde. Cette réalité va imposer ses règles. Nous sommes très fiers de notre pays et de nos potentialités. Il faut être à la hauteur de tout cela. Les changements vont imposer d'autres méthodes de construire de l'économie. Il faut également éliminer les décisions lourdes ralentissant l'accès à l'investissement. Accéder au foncier et au financement c'est compliqué. Quand la confiance vient, tout vient. Concernant les startups, on sait que le gouvernement cherche à drainer les capitaux étrangers et consentir des avantages aux startup. Il s'est attelé, néanmoins, à instituer de nouv elles taxes, notamment celles imposées au monde de l'entreprise. Qu'en pensez-vous? Les startups ont besoin de financemen et d'accompagnement.
Ce sont des entreprises de l'innovation qui ont besoin de plusieurs financements pour décoller. Ils vont aller directement à la croissance car ils sont innovants. Il faut créer un écosystème, sachant que l'Algérie enregistre un déficit d'1 million d'entreprises pour arriver au standard international. Nous avons environ 1 million d'entreprises, mais il nous en manque autant pour arriver au standard par rapport au nombre d'habitants. Il faut absolument développer les secteurs de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de l'agrotech en Algérie. Il faut créer cet écosystème pour avoir une synergie entre les pouvoirs publics, les entreprises et le patronat


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