Le Centre de presse d‘El Moudjahid a organisé, hier matin, une table ronde dont le thème a porté sur la promotion immobilière, les nouvelles mesures règlementaires adoptées pour en assurer le redéploiement. Ont pris part à cette rencontre, des spécialistes du domaine, des représentants du ministère de l‘Habitat et des banques. Les présents ont unanimement relevé l‘ «environnement pollué» dans lequel évolue la profession de promoteur immobilier. Selon M. Yahiaoui, chargé de communication à l‘Union générale des entrepreneurs algériens (UGEA), la majorité des promoteurs immobiliers «vivent mal» le problème du taux d‘intérêt qu‘on essaie de baisser pour les acquéreurs (les citoyens). M. Djebbar président de la Fédération nationale des agences immobilières, parle, lui, de problèmes «persistants» des terrains devenus «excessivement chers» voire même carrément «introuvables» dans certaines grandes villes. Il y a aussi le problème des matériaux de construction. «Quand on commande à une cimenterie 200 tonnes de ciment et on nous donne 20 tonnes, ce n‘est pas notre faute si les projets accusent des retards», a martelé le représentant de l‘UGEA qui a été rejoint par Abdelhakim Boudaoud, président du Collège national des architectes qui a précisé que sur une production nationale de 18 millions de tonnes/an, 12 millions sont destinés au programme du 1 million de logements prévus dans le cadre du quinquennat 2010-2014. «Comment voulez-vous que les autres projets soient achevés dans les temps ? Peut-on construire des barrages et d‘autres projets avec seulement 6 millions de tonnes de ciment», s‘interroge-t-il. Cette situation a également engendré un autre phénomène : les constructions inachevées. «Il y a 1,6 millions de constructions inachevées sur tout le territoire national», affirme Boudaoud qui ajoute : «et si on fait le calcul sur la base de 2 logements, on aura un total de 3 millions de logements inachevés depuis 1986». Les représentants des banques ont mis à profit cette rencontre pour faire le point sur le rôle de ces institutions dans le financement des projets immobiliers. Rachid Belaid, directeur adjoint à la Caisse nationale d‘épargne et de prévoyance(CNEP) chargé du crédit, a affirmé à propos du rôle de la CNEP en tant que bailleur de fonds, que cette banque a financé en moyenne entre 15 et 20 milliards de dinars au cours de ces dernières années concernant la promotion immobilière. «Ce sont des crédits à destination des promoteurs immobiliers qui réalisent des projets immobiliers destinés à la vente et/ou à la location sachant que la promotion immobilière peut aussi être destinée à la location », a-t-il fait remarquer. Et de préciser plus loin que plus de 99% des promoteurs immobiliers que la CNEP a financés sont destinés à la location. Il rappelle également que la CNEP finance de plus en plus de promoteurs privés puisque en 2008, plus de 90% des financements accordés ont été destinés aux promoteurs privés. Quant aux financements destinés aux acquéreurs, l‘orateur a souligné qu‘en 2008, sur 19 milliards de dinars de crédits accordés, plus de 60% étaient destinés aux particuliers. La CNEP a, en outre, prévu d‘accompagner les promoteurs immobiliers pour l‘acquisition des terrains et, ensuite, la réalisation du programme et, in fine, accompagne aussi les acquéreurs qui achètent auprès de ces promoteurs immobiliers. Le Centre de presse d‘El Moudjahid a organisé, hier matin, une table ronde dont le thème a porté sur la promotion immobilière, les nouvelles mesures règlementaires adoptées pour en assurer le redéploiement. Ont pris part à cette rencontre, des spécialistes du domaine, des représentants du ministère de l‘Habitat et des banques. Les présents ont unanimement relevé l‘ «environnement pollué» dans lequel évolue la profession de promoteur immobilier. Selon M. Yahiaoui, chargé de communication à l‘Union générale des entrepreneurs algériens (UGEA), la majorité des promoteurs immobiliers «vivent mal» le problème du taux d‘intérêt qu‘on essaie de baisser pour les acquéreurs (les citoyens). M. Djebbar président de la Fédération nationale des agences immobilières, parle, lui, de problèmes «persistants» des terrains devenus «excessivement chers» voire même carrément «introuvables» dans certaines grandes villes. Il y a aussi le problème des matériaux de construction. «Quand on commande à une cimenterie 200 tonnes de ciment et on nous donne 20 tonnes, ce n‘est pas notre faute si les projets accusent des retards», a martelé le représentant de l‘UGEA qui a été rejoint par Abdelhakim Boudaoud, président du Collège national des architectes qui a précisé que sur une production nationale de 18 millions de tonnes/an, 12 millions sont destinés au programme du 1 million de logements prévus dans le cadre du quinquennat 2010-2014. «Comment voulez-vous que les autres projets soient achevés dans les temps ? Peut-on construire des barrages et d‘autres projets avec seulement 6 millions de tonnes de ciment», s‘interroge-t-il. Cette situation a également engendré un autre phénomène : les constructions inachevées. «Il y a 1,6 millions de constructions inachevées sur tout le territoire national», affirme Boudaoud qui ajoute : «et si on fait le calcul sur la base de 2 logements, on aura un total de 3 millions de logements inachevés depuis 1986». Les représentants des banques ont mis à profit cette rencontre pour faire le point sur le rôle de ces institutions dans le financement des projets immobiliers. Rachid Belaid, directeur adjoint à la Caisse nationale d‘épargne et de prévoyance(CNEP) chargé du crédit, a affirmé à propos du rôle de la CNEP en tant que bailleur de fonds, que cette banque a financé en moyenne entre 15 et 20 milliards de dinars au cours de ces dernières années concernant la promotion immobilière. «Ce sont des crédits à destination des promoteurs immobiliers qui réalisent des projets immobiliers destinés à la vente et/ou à la location sachant que la promotion immobilière peut aussi être destinée à la location », a-t-il fait remarquer. Et de préciser plus loin que plus de 99% des promoteurs immobiliers que la CNEP a financés sont destinés à la location. Il rappelle également que la CNEP finance de plus en plus de promoteurs privés puisque en 2008, plus de 90% des financements accordés ont été destinés aux promoteurs privés. Quant aux financements destinés aux acquéreurs, l‘orateur a souligné qu‘en 2008, sur 19 milliards de dinars de crédits accordés, plus de 60% étaient destinés aux particuliers. La CNEP a, en outre, prévu d‘accompagner les promoteurs immobiliers pour l‘acquisition des terrains et, ensuite, la réalisation du programme et, in fine, accompagne aussi les acquéreurs qui achètent auprès de ces promoteurs immobiliers.