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C'est déjà le bonheur
Publié dans Le Soir d'Algérie le 19 - 03 - 2019

Beaucoup d'entre eux le disent avec de l'entrain, de l'enthousiasme et une certaine quiétude dans le regard qui chasse le doute. Les Algériens n'ont plus le temps de… s'ennuyer ! On ne sait pas s'il faut du temps pour ça mais on sait qu'ils sont en train de découvrir qu'ils en ont perdu beaucoup. Depuis qu'ils ont pris leur destin en main et décidé de soulever les montagnes, les Algériens ne sont pas dans le début du bonheur. C'est déjà le bonheur tout court. Et puisqu'on est si heureux alors qu'on met la main à la pâte, le pied à l'étrier et le cœur à l'ouvrage, on imagine déjà de quoi demain sera fait, quand il sera question du repos du guerrier et de la hargne des bâtisseurs. Les Algériens sont heureux, non pas parce que, comme nous avons fini par l'intégrer, ils ont tellement trimé qu'ils sont devenus capables de s'enflammer pour très peu de choses. Ils sont heureux parce que ce qu'ils viennent d'entreprendre, c'est tout sauf « très peu de choses ». Justement. Convaincus que, cette fois-ci, ils tiennent quelque chose de solide, ils le… tiennent. Avec force, avec détermination, dans le calme et la joie. Pas un instant ils n'ont desserré l'étreinte. Ils n'ont pas cédé le moindre pan de ce qu'ils ont déjà conquis et chaque jour se transforme en nouvelle victoire. N'attendez pas d'eux qu'ils vous tracent les contours du bonheur mais vous pouvez compter sur eux pour en vivre les relents, dans le feu de l'action ou le soir autour d'un feu de joie. Mais qu'est-ce qui se passe pour que les Algériens se transforment ainsi ? Sans doute que ce n'est pas une histoire de mots. Parce que les mots, faut absolument aller les chercher pour « l'explication ». Il y en a qui font cet effort sans vraiment y croire, il y en a qui usent de ce qu'ils ont au bout de la langue et il y en a pour qui il faudra laisser ça à la postériorité. Histoire de priorités qui imposent une économie de temps et d'énergie. Il ne faut pas se disperser même dans un bonheur à vivre. Les Algériens sont heureux et ce n'est pas vraiment un problème qu'ils le sachent. Un bonheur arrivant rarement seul, ils ne se privent pas de le dire. Le vendredi, ils marchent en chantant, en partageant des bouteilles d'eau et, à quelques rares moments, ils se passent des bouteilles de vinaigre. Le reste du temps, ils débriefent leurs itinéraires, ils esquissent déjà les prochaines fois, tournent en dérision les dernières entourloupettes ou reviennent sur le ridicule de leurs têtes de Turc préférées. L'imagination et le génie en bandoulière, ils sont déjà en quête de nouveaux champs à défricher : ils rêvent, les yeux ouverts et le regard humide de générosité.
S. L.

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