Comme prévu, les enseignants des différents paliers de l'éducation nationale affiliés au Conseil national autonome des professeurs du secondaire et technique élargi (Cnapeste) de la wilaya de Tizi-Ouzou ont observé, dès les premières heures de la matinée d'hier, un sit-in devant le portail principal de la wilaya pour demander une énième fois la mise à l'écart des deux responsables exerçant au niveau de la direction de l'éducation qui étaient «complices» de l'agression commise le 17 octobre dernier sur une enseignante au niveau de la DE. En effet, le mouvement de protestation initié par le bureau de wilaya du Cnapeste de la wilaya de Tizi-Ouzou déclenché depuis le 20 novembre dernier semble durcir de jour en jour. Après une grève illimitée suivie de plusieurs rassemblements devant la direction locale de l'Education, cette fois-ci pas moins de 3000 enseignants ont investi le siège de la wilaya pour interpeller le premier magistrat de la wilaya, Mohamed Bouderbali sur l'acte d'agression dont a été victime une enseignante au niveau de la direction de l'éducation par une policière. «Nous n'accepterons jamais qu'une enseignante soit giflée par une policière. Nous accusons le chef de service du personnel de la DE et le chef du bureau du contentieux exerçant au niveau de l'académie d'avoir failli à leur mission. Cet acte prouve clairement la gestion désastreuse de ces responsables», nous dira un membre du bureau de wilaya du Cnapeste rencontré sur place. A préciser que les membres du bureau national de ce syndicat ont pris part à ce mouvement de protestation. Pis encore, selon notre interlocuteur, l'enseignante victime de cet acte fait objet de menaces et d'harcèlements verbaux de la part de l'inspecteur pédagogique et administratif. «Halte à la menace des enseignants !», «Non au dénigrement de l'enseignant !», criaient haut et fort les protestataires. Par ailleurs, les contestataires ont exprimé leur mécontentement non seulement à cette agression commise à l'égard de l'enseignante, mais aussi de la gestion calamiteuse menée par les responsables cités au-dessus et sans impunité au niveau de la DE. Pour cela, les enseignants ont brandi des banderoles sur lesquelles nous pouvions lire entre autres des slogans : «Halte au favoritisme et aux passe-droits !». «Nous exigeons le départ immédiat de ces responsables impunis pour leurs défaillances dans la gestion de l'académie», conclut-il. A souligner que les protestataires sont déterminés à durcir leur grève jusqu'à la prise en charge de leurs doléances par la première responsable du secteur de l'éducation, Mme Nouria Benghebrit.