Le coup d'envoi de la première (1re) édition du Salon national des saveurs du terroir et de paniers gourmands (Snast) a été donné, mercredi dernier, par le wali, Mohamed Bouderbali au niveau de la place de l'Olivier du centre-ville de Tizi-Ouzou et ce, en présence d'une forte délégation composée de son exécutif local. Au total, 255 exposants participent à cette manifestation représentants les 39 wilayas du pays et qui se poursuivra jusqu'au 02 mai prochain. Organisé sous le haut patronage du ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche et sous l'égide du wali de Tizi-Ouzou, ce salon constitue un lieu d'échange du savoir-faire entre les exposants représentants les différentes filières agricole afin de faire valoir les richesses agricoles que recèle chaque wilaya du pays. Ainsi, c'est une occasion pour inciter les producteurs industriels à s'intéresser davantage à la production bio qui constitue un défi du siècle et un enjeu pour la santé publique. «A travers ce salon, nous voulons regrouper les producteurs du produit du terroir dont l'objectif de le valoriser, de le faire connaître mais surtout d'avoir un aperçu sur l'état des lieux de ces richesses peu exploitées dans notre pays et de les contribuer dans le développement local», a affirmé le premier magistrat de la wilaya qui s'est exprimé en marge de ce salon. Ainsi, il a mis exergue la nécessité de s'intéresser à la production bio. " Il est temps d'accorder un intérêt majeur pour la production bio comme ce fut le cas dans les pays occidentaux. Il faut dire, rajoute t-il que cette production est négligée dans notre pays. C'est pour cela, que le gouvernement a décidé d'organiser ce premier salon dont l'objectif est de corriger ces lacunes et pousser les investisseurs à s'intéresser davantage au développement de cette production bio à travers la revalorisation de ces produits du terroir. S'agissant de la démarche de labellisation du produit du terroir entreprise par les autorités publiques, Mohamed Bouderbali a indiqué que le produit du terroir produit localement est un produit de qualité qui peut être commercialisé que ce soit au niveau national ou bien international. Ceci tout en appelant les agriculteurs de la filière oléicole à s'organiser en coopérative afin d'imposer leur produit non seulement sur le marché local, mais aussi à l'international pour faire de cette filière une richesse à forte valeur ajoutée pour l'économie nationale en général et celle locale en plus particulier. L'emballage, un défi à relever De son côté, le directeur des services agricoles (DSA), Makhlouf Laïb a affirmé dans une déclaration au Temps d'Algérie qu'il est temps de renverser la donne de manière à ce que l'agriculture soit un secteur du développement local. «C'est une bataille à mener et un enjeu qui doit être relevé», a-t-il dit. D'après lui, il faut qu'il y ait au sein de la société une conscience à promouvoir ces produits du terroir, seul chemin pour le développement économique. Le DSA a remis en cause le non-respect des conditions d'emballage de ces produits qui constitue d'après lui, une contrainte qui freine sa commercialisation sur le marché international. Pour y remédier, il a indiqué que des rencontres seront organisées en collaboration avec l'Université de Mouloud Mammeri (Ummto) en vue de sensibiliser les agriculteurs et les producteurs agricoles sur ces conditions d'emballage qui font défaut. Des produits 100% naturels exposés Il faut souligner que les exposants ont présenté sur leurs stands plusieurs diversités de produits bios qui ont été transformés avec des normes commerciales de qualité. A savoir : Des conserveries bio-naturelles (chocolat aux amandes naturelles, sucre aromatisé de menthe, des confitures naturelles produites à base des produits agricoles 100% naturels. Toutes sortes de miels naturels (de propolis, de la geléeroyale, de montagne, autres) étaient exposées lors de ce salon. C'est le cas d'une exposante, en l'occurrence ,Djamila, venue de Koléa dans la wilaya de Tipasa, gérante d'une conserverie bio-naturelle depuis une dizaine d'années que nous avons rencontré devant son stand. Cette dernière nous a affirmé que sa spécialité c'est bien les confitures naturelles et les sirops naturels. «Je fabrique ces produits naturellement et il faut savoir que les produits de conservation sont 100% naturels. Je suis spécialisée dans les confitures (oranges, haricots, citron) et dans les sirops qui sont une richesse de notre région de Koléa. J'ai des commandes d'achat à domicile et je travaille tranquillement. J'ai des clients permanents tout au long de l'année», nous a-t-elle confié. De son côté, un exposant venu de la commune de Tassala El Merdja à Alger, spécialisé dans la fabrication de produits cosmétiques naturels à base de produits d'abeille et des huiles essentielles naturelles nous a affirmé que ces produits de beauté sont à 100% naturels puisqu'ils sont fabriqués à base des huiles essentielles à citer : La gelée royale, l'huile d'amande d'haricot et l'huile essentielle de pépin de pamplemousse. «Nos produits sont fabriqués à base de produits naturels et nous ne ferons jamais recours aux produits chimiques comme les caton CG et les parabétes qui sont un danger réel sur la santé des consommateurs». Ainsi, il a précisé que la quasi-totalité des huiles essentielles utilisées dans leurs produits sont produites localement à l'exception l'huile d'argan qui est importée du Maroc.A souligner que plusieurs activités sont prévues tout au long de ce salon national des Saveurs terroirs qui s'étalera jusqu'à mercredi prochain (02 mai Ndlr). Des rencontres avec les agriculteurs, conférence-débats sur l'agriculture, des séances de dégustation du meilleur plat confectionné par les écoles de formation et d'hôtellerie ayant pris part seront au rendez-vous.