Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, a annoncé jeudi dernier à l'APN la mise en place prochaine d'un office interprofessionnel des légumes, et probablement d'un office similaire pour les viandes. Leur rôle est de participer au renforcement des systèmes de régulation du marché local, à l'instar de l'Office interprofessionnel du lait (Onil) et de l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC). Le ministre a, par ailleurs, signalé que son département compte accompagner et appuyer tous les projets visant l'amélioration de la reproduction cameline et la valorisation des produits dérivés de cette espèce. «L'Etat prendra en charge tous les aspects liés à la protection de cette espèce» a-t-il tenu à précisé. Dans ce sens, il a évoqué la création d'unités spéciales pour l'élevage camelin à même de résorber le chômage dans les régions sahariennes et d'encourager les éleveurs à créer de petites exploitations de produits dérivés de cette richesse animale. Cette richesse est estimée à 290 000 têtes en 2008 réparties sur 17 wilayas sahariennes et steppiques. De ce fait, Benaissa a soulevé «la nécessité de lui accorder un intérêt particulier et de trouver des moyens susceptibles de la préserver».Selon les statistiques du ministre, l'élevage camelin concerne, de façon directe 8000 personnes, et 50 000 personnes de façon indirecte. Concernant la rentabilité de cette activité, 12 000 tonnes de viande sont produites par an. La moyenne du poids du chameau abattu est passée de 150 kg en 1995 à 210 kg en 2008, une amélioration expliquée par les mesures prises pour le développement de cette richesse dont le coût de productivité s'élève à 11 milliards de DA/an, soit plus de 2% du produit intérieur brut (PIB) du secteur de l'agriculture. Concernant la production céréalière pour cette année, il a affirmé, sans donner de chiffres sur les prévisions de production, que les données disponibles à ce jour, augurent d'une bonne saison. Evoquant le problème de la désertification, Rachid Benaissa a rappelé l'importance accordée par l'Etat à la lutte contre la désertification à travers le reboisement et la protection de la couverture forestière estimée actuellement à 11% au nord. L'objectif tracé est d'atteindre 14% à moyen terme et l'équilibre réside dans la réalisation de 25% à long terme. Interrogé sur la menace du criquet-pèlerin dans les régions du Sud, Benaïssa a indiqué que plusieurs opérations de lutte antiacridienne et des interventions sont menées dans la wilaya de Djelfa et les grandes régions du sud du pays. il a indiqué en outre que «l'Institut national de protection des végétaux est en alerte». Le ministre a rassuré enfin : «le système de veille antiacridienne a été activé et nous suivons de très près ce qui se passe dans ces régions».