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«Nous ne sommes pas un sac poubelle qu'on dépose n'importe où»
Les habitants de Batimate Taliane à Oran refusent leurs nouveaux logements :
Publié dans Le Temps d'Algérie le 06 - 05 - 2013

Les habitants de Batimate Taliane se disent «victimes de hogra». Dimanche, à l'issue d'une réunion du comité de leur cité, ils ont décidé de refuser leur relogement dans les conditions fixées par le wali d'Oran.
Dans un appel aux élus locaux, ils affirment leur volonté de refuser tout déménagement vers un autre site qui ne sera pas mûrement discuté avec leurs représentants. «Nous ne sommes pas un sac poubelle qu'on peut déposer à n'importe quel endroit. Nous sommes des citoyens algériens jouissant de tous leurs droits. On refuse le fait accompli que veut nous imposer le wali», indiquent-ils.
Le wali d'Oran a décidé de raser la cité Batimate Taliane, dans le quartier Es-Sedikkia, au motif que les immeubles en préfabriqués contiennent de l'amiante, une matière hautement cancérigène. L'annonce du déménagement des habitants vers de nouvelles habitations, en dur, n'a jamais été suivie d'effet en raison du refus de plusieurs familles d'habiter le site proposé situé à haï El-Yasmine.
«Le wali affirme que nos habitations contiennent de l'amiante et que nous devons les évacuer au plus vite. Alors pourquoi ne pas inclure dans cette opération les habitants de haï Felaoussen et ceux de Maraval qui habitent dans les mêmes conditions. Nous savons que l'assiette sur laquelle est bâtie notre cité attire toutes les convoitises. Nous ne sommes pas contre qu'elle soit revendue, ou attribuée à quiconque mais nous refusons les conditions dans lesquelles on veut nous faire quitter nos habitations. Nous avons refusé le site de haï El-Yasmine car les appartements sont exigus. Nous avons proposé le site de haï Essalem, non loin de haï Ennour et on ne comprend pas pourquoi on nous le refuse», affirment les habitants.
Pour eux, la proposition du wali de leur octroyer des logements contenant le même nombre de pièces que leurs actuelles habitations ne peut pas être acceptée. «J'occupe un F4 avec une superficie de près de 100 m2. On m'a proposé le même nombre de pièces mais avec une surface de 75 m2, ce n'est pas logique. J'ai une famille nombreuse et nous nous entassons difficilement dans l'actuel logement, je ne sais pas comment on va faire avec l'habitation proposée», indique un habitant.
«La campagne électorale finie, les élus nous tournent le dos»
Le comité de cité, qui s'est réuni dimanche, a décidé à l'unanimité d'appeler à la relance du dialogue avec la wilaya et a sollicité les élus locaux. «Ils ne quittaient pas la cité lors de la campagne électorale et ils nous tournent le dos aujourd'hui», affirment ses membres dans une déclaration dont nous détenons une copie. Le document, qui se veut une réponse aux rumeurs ayant annoncé un relogement au lendemain des examens du baccalauréat, au douar Belgaïd, indique que les habitants refusent ce site mais restent ouverts à toutes propositions.
«Nous refusons l'opération telle qu'envisagée par la wilaya. Nous n'allons pas quitter nos habitations. Nous exigeons leur rénovation et éventuellement leur désamiantage puisque les procédés pour ce faire existent aujourd'hui. Nous sommes des citoyens algériens et oranais en plus. Nous avons le droit d'habiter en face de la mer. Si certains nous considèrent comme un lumpen qu'on veut cacher des regards, honte à eux», affirment les membres du comité.
Pire encore, ces derniers exigent des services de la wilaya l'arrêt d'un chantier de construction installé dans la cité ainsi qu'une centrale à béton installée aux abords de l'école de la cité. «Elle est source de pollution pour nos enfants et le chantier constitue une véritable menace pour nous par sa grue et ses engins qui circulent à longueur de journée dans la cité.
Nous allons observer un sit-in dans les prochains jours pour exiger l'arrêt du chantier et le retrait de la centrale à béton. Nous sommes des Algériens et on refuse de nous pousser à accepter une solution qui est contre la logique et nos intérêts en nous mettant en situation de danger de mort et en polluant l'air que respirent nos enfants», conclut le document remis à notre rédaction.


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