Le ministre de l'Energie et des Mines a démenti les informations colportées, selon lesquelles la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, serait victime des concurrences russe et qatarie. L'Algérie gardera son statut de second fournisseur de gaz de l'Europe. Sonatrach a fait la démonstration de sa fiabilité. Elle ne risque pas d'être remise en cause. Le ministre de l'Energie et des Mines l'affirme. Ses déclarations confortent cette position et balaient d'un revers de main les rumeurs qui tendent à faire croire le contraire. «Nous ne subissons pas de concurrence comme le rapporte la presse, je n'ai aucune crainte de ce côté. Le monde va avoir besoin de plus de gaz car il va remplacer le nucléaire dans les prochaines années», a expliqué Youcef Yousfi dans des déclarations faites à l'APS en marge du 20e Congrès mondial du pétrole qui s'est déroulé à Doha du 4 au 8 décembre. Rassurant sur les moyens de la Compagnie nationale des hydrocarbures, il a ajouté: «Il n'y a strictement aucun problème de parts de marché pour la Sonatrach. Nous sommes des acteurs importants, nous préservons nos parts de marché et notre capacité à exporter». Le patron du secteur des hydrocarbures a par ailleurs écarté tout scénario qui mettrait Sonatrach en compétition avec les premiers pays producteurs de gaz au monde (La Russie et le Qatar en particulier). «Nous n'allons pas nous battre avec des compagnies et des entités pour placer des quantités supplémentaires de gaz sur le marché européen, ce n'est pas notre objectif. Notre préoccupation actuelle c'est de conforter nos ressources, il faut penser à très long terme», a souligné le successeur de Chakib Khelil. «Il y aura de la place pour tout le monde», nous indique le ministre de l'Energie et des Mines qui a signalé que l'Europe ne pourra pas se passer du gaz algérien à cause de son abandon progressif du nucléaire. L'émergence des écologistes sur le plan politique conforte cette thèse. Le monde se dirige vraisemblablement vers la recherche d'énergies moins polluantes et plus sûres. Le gaz algérien a certainement de beaux jours devant lui. Cette ressource énergétique se posant de manière générale comme alternative à la question du nucléaire qui fait débat notamment sur le vieux continent. «Il y aura de nouveaux segments de marché qui vont se développer pour le gaz notamment dans la génération électrique», a fait remarquer le ministre algérien de l'Energie et des Mines à Algérie Presse Service. Dans les prochains jours l'Algérie aura la tête ailleurs. Tous les regards seront tournés vers le prochain Sommet de l'Opep qui sera présidé pour la dernière fois par l'Iran qui fait face à de sévères santions de la part des pays occidentaux qui veulent de surcroît lui mettre la pression en projetant de lui imposer un embargo pétrolier. Les cours de l'or noir, qui oscillent autour de la barre des 100 dollars, sont mis sous tension par la crise de la dette européenne qui risque de faire imploser l'UE. Tous ces paramètres donnent l'impression de jouer en faveur d'une flambée du prix du baril. Les experts lui prédisent pour l'année prochaine des niveaux avoisinants ceux de 2011. L'Opep garde toutes les options ouvertes quant à ses quotas quand bien même tout indique que l'on se dirige vers un statu quo.