Les ex-champions mettent leurs expériences au service des jeunes Lors de la conférence de presse animée avant-hier au siège du COA, les deux ex-médaillés olympiques aux JO 2008, ont annoncé avoir désormais mis fin à leurs carrières respectives, pour rejoindre le staff technique de l'EN. Soraya Haddad et Amar Benyekhlef ont animé cette conférence en présence du président de la fédération algérienne de judo (Faj), en l'occurrence Messaoud Mati. Une sortie médiatique au cours de laquelle les deux champions ont confirmé leur engagement pour devenir aujourd'hui entraîneurs des équipes nationales seniors messieurs et juniors filles. Après avoir souhaité la bienvenue au parterre de journalistes présents pour la circonstance, Messaoud Mati a donné la parole à Benyekhlef qui allait rapidement entrer dans le vif du sujet, et surtout pour quel motif il avait décidé d'accepter de devenir le nouveau coach national de l'EN messieurs. Selon l'ancien médaillé d'argent des JO 2008 de Pékin, c'est sur proposition du nouveau bureau fédéral qu'il a accepté d'entamer désormais une nouvelle expérience en tant qu'entraîneur, après avoir mûrement bien réfléchi, et surtout pris en considération tous les avis émanant de l'ensemble des gens très connus dans le monde du judo algérien. «Croyez-moi sur parole que j'ai vraiment ressenti aujourd'hui le besoin très fort d'apporter un sérieux plus à notre Equipe nationale seniors messieurs, que je viens tout juste de quitter, et avec laquelle je me sens réellement capable de relever de nouveaux défis, en tant que coach national. J'ai toujours souhaité transmettre à nos jeunes athlètes ma très riche et longue expérience, d'autant plus que la nouvelle Fédération m'a profondément convaincu de contribuer aux très importants objectifs qu'elle s'est tracés d'ici 2015!». Il est vrai que l'année 2015 est considérée à juste titre comme étant la saison charnière pour le judo algérien, notamment en perspective des qualifications au prochain Mondial. C'est dans tous les cas, un Amar Benyekhlef très déterminé, comme il l'a d'ailleurs souvent été sur les tatamis, et qui entend bien mettre la barre très haut dorénavant à la tête de l'EN seniors, après avoir eu carte blanche totale de la part de la nouvelle équipe fédérale, et le soutien de cette dernière. Ce fut au tour de Soraya Haddad de prendre la parole avec beaucoup d'émotion, pour annoncer à son tour la très difficile décision prise finalement par ses soins, de quitter définitivement la compétition, pour entamer une nouvelle carrière d'entraîneur, et qui a accepté dans un premier temps de prendre en charge l'EN juniors filles. Notre ancienne médaillée de bronze aux JO de Pékin, aujourd'hui pourtant âgée de 29 ans seulement, et qui avait pour rappel, atteint l'année dernière le 4ème rang mondial de sa catégorie, a reconnu avoir beaucoup souffert par manque de soutien sur le plan psychologique: «Je sais parfaitement que j'ai pris finalement la dure décision de mettre fin à ma carrière, après avoir consacré ma vie d'athlète de haut niveau pendant plus d'une dizaine d'années, mais après 2008, j'ai malheureusement été trop souvent perturbée par beaucoup de choses, et qui ont fait que le judo algérien a beaucoup régressé à un certain moment. J'ai donc décidé comme mon ami Benyekhlef de servir le judo national sous une autre forme, et qui va certainement permettre de ne plus me sentir usée, comme je l'ai été vraiment. Je souhaite surtout axer l'essentiel de mon travail sur le soutien psychologique de l'EN juniors filles que j'ai accepté d'encadrer très prochainement!». Il est vrai que contrairement à Amar Benyekhlef, Soraya Haddad qui encadre déjà les jeunes catégories du club d'El Kseur, ne souhaite nullement brûler les étapes, et pense qu'avec le soutien de la Faj, et surtout celui de l'ensemble du staff technique national, qu'elle sera en mesure d'apporter ce plus qui manque aujourd'hui à nos athlètes, notamment au niveau mondial. Soraya Haddad et Amar Benyekhlef quittent officiellement la compétition pour se consacrer pleinement aujourd'hui à d'autres importants défis que le judo algérien va devoir relever à tout prix, dorénavant.