Le Général d'Armée Chanegriha préside un séminaire à Alger    « L'ensemble des formations politiques ont retiré les formulaires de souscriptions »    Lancement d'un projet de valorisation énergétique des déchets    La problématique du transport maritime    Le FGAR annonce la finalisation de la signature des conventions avec les banques d'ici fin avril    Une «osmose» qui vient de loin    L'UE et l'ONU évaluent à 71,4 milliards de dollars les besoins de reconstruction    Nomination d'un ambassadeur proche d'Epstein    La FAF lance l'atelier FIFA dédié au football amateur en Algérie    « Nous nous sommes comportés en hommes sur le terrain »    Football féminin (Division Une) : le CF Akbou s'offre son 3e titre consécutif    Saisie plus de 500 g de kif traité et près de 500 g de cocaïne    Hécatombe routière à Bir El Ater Trois morts en une seule journée    Saisie 28 kg de kif, cinq arrestations    Commémoration du 69e anniversaire    La Casbah d'Alger à l'honneur    Quand la bibliothèque d'un archéologue change de pays    L'exemption de la condition de représentation des femmes dans les listes ne dispense pas de la représentation féminine mais uniquement du quota    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un cadeau de Noël pour les Palestiniens?
Publié dans L'Expression le 18 - 12 - 2014


John Kerry, chef de la diplomatie américaine, a repris son bâton de pèlerin pour, assure-t-il, tenter de relancer le processus de dialogue entre Palestiniens et Israéliens. Après le fiasco de la précédente expérience on aurait pu croire que M.Kerry allait (re)venir avec des idées neuves et des objectifs clairs avec, notamment, une date butoir tout aussi précise qui mettrait les deux parties face à leur responsabilité. Il n'en est rien. Faisant montre d'un volontarisme de courte vue, M.Kerry reprend les même ingrédients qui se sont avérés largement inefficaces. Les Etats-uniens semblent vouloir juste amener les deux parties à négocier pour négocier, sans objectifs précis et sans date de forclusion. Une obstination incompréhensible et peu en adéquation avec la situation induite tant au plan des négociations qui piétinent depuis des années, que sur celui du terrain où, imperturbable, Israël poursuit les implantations de colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupées. Cela étant, le «parrain» US du processus de paix (on se demande si cet attribut est bien approprié en l'occurrence) continue à penser que la paix est possible dans le même temps où Israël travaille à renforcer la judaïsation des territoires palestiniens. Cela simultanément à des «négociations» qui s'avèrent en fait suicidaires pour les Palestiniens. Alors qu'ils négocient de bonne foi, Israël s'active à rendre aléatoire l'édification de l'Etat palestinien. Cela M.Kerry et son président - le chef de la Maison-Blanche, M.Obama - le savent pertinemment. On peut même estimer qu'il y a complicité et conjuration des Etats-Unis avec son protégé: Israël. Certes, les Palestiniens - faisant contre mauvaise fortune bon coeur - ont accepté la caution états-unienne, mais celle-ci apparaît de plus en plus caduque et à sens unique en faveur d'Israël. Les Etats-Unis sont devenus, par défaut, juge et partie. Avant de rencontrer le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu (lundi à Rome), John Kerry a évoqué devant la presse la «nécessité» d'éviter que «la situation ne se détériore encore davantage», assurant chercher «ce qui peut être fait ensemble pour l'éviter». Si M.Kerry ne sait pas ce qui doit être fait (pour éviter que la situation ne s'envenime davantage) alors que vingt ans de négociations n'ont pas permis de faire avancer d'un iota le processus de paix au Proche-Orient, on se demande ce qu'il fait à la tête de la diplomatie US? Plutôt oui, brandir au Conseil de sécurité le veto qui paralyse l'ONU et bloque toute initiative ne venant pas de Washington ou d'Israël. En réalité, ce qui fait bouger les Américains, c'est le fait que les Palestiniens aient (enfin) décidé de passer à l'acte en tentant d'internationaliser un dossier en otage du duo israélo-américain. C'est encore, le projet de résolution palestinien (qui devait être déposé hier au Conseil de sécurité, par la Jordanie) qui met en émoi Israël et les Etats-Unis. D'ailleurs, un responsable du département d'Etat à affirmé devant la presse: «Ce n'est pas la façon dont, je pense, il nous faut appréhender une négociation très compliquée, en imposant une échéance de deux ans.» Voilà qui est dit: c'est donc la date butoir (les Palestiniens veulent obtenir de l'ONU un retrait d'Israël de la totalité des territoires occupés, y compris Jérusalem-Est, en novembre 2016) qui embarrasse et fait agir dans l'urgence Israël et les Etats-Unis qui n'ont tiré aucune leçon des échecs répétés - dus à l'irrédentisme israélien - pour revoir le contexte même dans lequel ce (non)dialogue est opéré. Or, prenant fait et cause pour Israël, Washington - plus que jamais partial dans ce contentieux qui a été compliqué à dessein pour boucher les issues - ne veut pas d'une mesure, selon lui «unilatérale», des Palestiniens visant à faire reconnaître leur Etat - estimant que l'Etat palestinien doit «être l'issue» de négociations de paix. On n'a pas souvenance que les Etats-Unis - qui incitèrent les pays membres de l'ONU à voter le partage de la Palestine en 1947 - aient consulté, demandé leur avis ou négocié avec les Palestiniens ce partage de la Palestine. Ce qu'il faut savoir est que la réhabilitation de la Palestine ne dépend pas d'Israël. Seules les conditions de la paix sont négociables entre les deux parties. Et les oukases américains et/ou israéliens n'y changeront rien. M.Kerry qui veut relancer le processus est dans tous ses états. Il a été remarqué que lors de son déplacement en Europe il portait un grand sachet à la main. Apporte-t-il des cadeaux de Noël pour amadouer les Palestiniens et les convaincre de continuer à jouer une comédie sans tête, ni queue, qui dure depuis vingt-ans? Dans cette absurde histoire sans fin, tout est possible en fait!

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.