Ce sont 22 taudis qui sont concernés par la démolition qui a été décidée par l'APC de Hassi Bounif. Les éléments de la brigade antiémeute près la gendarmerie d'Oran ont dû recourir hier à l'utilisation des grenades lacrymogènes pour disperser la foule nombreuse ayant tenté d'empêcher les bulldozers et autres engins mobilisés par la commune de Hassi Bounif à l'effet de la démolition de deux dizaines de bidonvilles dressés dans le lieudit Kharouba près de la petite bourgade Emir Abdelkader, rattachée administrativement à la commune de Hassi Bounif. Ladite localité est située à une trentaine kilomètres à l'est de la ville d'Oran. En tout, ce sont 22 taudis qui sont concernés par la démolition qui a été décidée par l'APC de Hassi Bounif. Cette opération entre dans le cadre de la récupération des biens et des terrains étatiques squattés par des indus habitants dudit lieu venus de partout de l'Oranie dans le seul but de se faire recenser et bénéficier d'un logement social au détriment des véritables nécessiteux attendant toujours l'habitation décente tant promise. Non contents de la mesure municipale, les occupants du bidonville sont sortis dans la rue, obstruant les accès menant à la localité de Kharouba, les barricadant à l'aide de pneumatiques tout en allumant un brasier géant. Dans leur oeuvre, les manifestants se sont mis à caillasser les conducteurs d'engins, les sommant de quitter les lieux. La situation a failli dégénérer n'était-ce l'intervention rapide à temps des brigades antiémeute qui aussitôt arrivés, ont sécurisé les lieux concernés par la démolition avant de passer à la dispersion de la foule qui criait à la «hogra» tout en revendiquant leur droit au logement. Jusqu'à la fin de l'après-midi d'hier, les éléments des brigades antiémeute ont été maintenus sur place pendant que plusieurs familles expulsées indiquaient «ne plus savoir à quel saint se vouer vu que les habitations ont été rasées». Selon des sources proches de la wilaya d'Oran, la démolition des bidonvilles et la récupération des terrains squattés constituent l'une des premières priorités urgentes prises en compte par les responsables locaux et hiérarchiques tandis que la mise à plat définitive des bidonvilles n'est qu'une question de temps». A l'heure où nous mettons sous presse, un calme relatif est revenu dans ladite localité.