Un vibrant hommage a été rendu au niveau de la Maison de la culture, toujours à l'occasion de Yennayer Malgré la neige et les intempéries, les citoyens ont afflué, hier, en grand nombre vers les différents endroits où étaient organisées les festivités de Yennayer. Hacène Ahrès, le célèbre chanteur kabyle, a animé une soirée mémorable jeudi dernier au théâtre régional «Kateb Yacine» dans le sillage de la célébration du jour de l'An berbère, Yennayer. La soirée à laquelle ont pris part plusieurs autres artistes en herbe avait été retransmise en direct, à partir de 20 heures, sur les ondes de radio Tizi Ouzou au grand bonheur des auditeurs qui ne pouvaient pas se rendre à Tizi Ouzou-ville à cause de la neige qui avait bloqué pas mal de routes. Hier, samedi, c'était le jour J. Un autre gala grandiose était prévu à la grande salle de spectacle de la Maison de la culture Mouloud Mammeri. Il faut rappeler que depuis six journées, à Tizi Ouzou, la fête est quotidienne. Yennayer est marqué de diverses manières. Aux activités culturelles et artistisques, s'ajoutent les rencontres académiques et autres journées d'étude scientifiques. Un seul objectif: revisiter l'amazighité de l'Algérie sous toutes ses formes. Malgré la neige et les intempéries, les citoyens ont afflué, hier, en grand nombre vers les différents endroits où étaient organisées les festivités de Yennayer comme l'esplanade de l'Olivier au «Carrefour Matoub-Lounès» et à la Place appelée communément «l'Ancienne Mairie», mais aussi au théâtre régional Kateb Yacine, la Maison de la culture ainsi que la bibliothèque principale de lecture publique. Une chanteuse et un chanteur devaient égayer la fête durant l'après-midi d'hier à la Maison de la culture. Il s'agit de Sihem Stiti et Louizini. La célébration de Yennayer, c'est aussi un rendez-vous avec le livre amazigh puisque la bibliothèque principale de lecture publique a abrité, hier, une riche exposition-vente de livres inhérents à l'histoire de Tamazgha, à la langue kabyle et au patrimoine culturel algérien avec la participation de nombreuses maisons d'édition venues des quatre coins de Kabylie et dont le catalogue est constitué en majorité de livres en tamazight. Un vibrant hommage a, en outre, été rendu au niveau de la Maison de la culture, toujours à l'occasion de Yennayer, à l'un des piliers de la recherche dans le domaine amazigh, Mohand Akli Haddadou, décédé il y a près de 2 mois. Les anciens collègues de l'auteur des «Berbères célèbres» ont apporté, chacun en ce qui le concerne, des témoignages vivants sur le regretté chercheur. Malgré leur mobilisation pour gérer les problèmes engendrés par les intempéries, les responsables de la wilaya de Tizi Ouzou, à leur tête Abdelhakim Chater, ont tenu pour leur part à marquer l'événement, hier samedi, en programmant une visite à tous les sites où se tenaient les activités de Yennayer au chef-lieu de wilaya. En plus de la ville de Tizi Ouzou, plusieurs autres chefs-lieux communaux ont été au rendez-vous de Yennayer, hier, samedi. C'était le cas à Aïn El Hammam, Azazga, Tigzirt, Ath Douala, Maâtkas, Akbil, etc. Les activités de la célébration de Yennayer ont atteint leur vitesse de croisière, hier, bien entendu, car il s'agissait du premier jour de la nouvelle année amazighe 2969. Même les établissements scolaires ont été de la partie. Sauf que ces derniers ont fêté Yennayer deux jours à l'avance, c'est-à-dire jeudi dernier, puisque hier, c'était une journée de week-end. Il y a lieu de rappeler que cette année, Yennayer revêt un caractère inédit et particulier. En effet, la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, qui supervise toutes les activités en question, a décidé de placer cet événement sous le slogan du premier anniversaire de la consécration de Yennayer comme journée de fête nationale chômée et payée. Pour rappel, la décision de faire de Yennayer une journée nationale chômée et payée, a été prise par le président de la République Abdelaziz Bouteflika en décembre 2017. C'est une décision qui est venue couronner le sacrifice et le combat de milliers de militants de la cause identitaire berbère en Algérie depuis Benai Ouali jusqu'à Matoub Lounès.