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Lâche agression d'une fonctionnaire
EDUCATION À BOUIRA
Publié dans L'Expression le 26 - 05 - 2019


Un geste impardonnable
L'administration de l'école a communiqué une liste d'une trentaine de suspects qui, selon une indiscrétion, seront mutés ailleurs.
Finalement, le départ de Benghebrit aura servi les fossoyeurs de l'école algérienne. Au lieu de prier en classe en ce mois de jeûne, les élèves ont attaqué leurs enseignants pour les humilier. La surveillante à Blida «attaquée» à la farine est un clin d'oeil et un câlin devant ce qu'ont subi les enseignantes et enseignants du collège d'enseignement moyen Mohamed Khidder à Bouira. Tout en condamnant fermement la situation inconfortable dans laquelle a été mise cette surveillante, nous dirons sans hésitation qu'à Bouira, des éducateurs ont été attaqués, caillassés et leurs voitures endommagées comme de vulgaires personnes.
Par ces gestes, l'école algérienne vient de franchir un autre seuil dans sa descente aux abîmes. Les faits remontent à mardi dernier, alors que la moitié des effectifs de ce CEM composée, des grappes d'élèves mêlés à des intrus sont venues forcer et casser le portail pour ensuite rentrer et semer la panique dans les pavillons. Les envahisseurs criaient, lançaient des pierres. Le collège d'enseignement moyen Mohamed Khidder au chef-lieu de la wilaya de Bouira a vécu une grave dérive, mardi dernier. Alors que les professeurs étaient chargés des surveillances aux compositions, une trentaine d'autres sont rentrés armés de pierres et de barres de fer. Ces envahisseurs dont beaucoup sont des élèves scolarisés dans cet établissement ont tenté de perturber le déroulement des examens. Ils ont causé des dégâts aux voitures des enseignants, garées à l'intérieur de la cour de l'établissement.
La police venue remettre de l'ordre, s'est vite retrouvée devant un dilemme. Les fauteurs de troubles étaient des mineurs, donc irresponsables devant la justice. L'administration de l'école a communiqué une liste d'une trentaine de suspects qui, selon une indiscrétion seront mutés ailleurs. Cette sanction reste insuffisante au regard de la gravité de l'événement. Une réunion présidée par la secrétaire générale de la direction de l'éducation avec l'administration et les professeurs, s'est tenue hier matin et des décisions seront prises eu égard aux dégâts causés par ces énergumènes. Jeudi matin, les personnels de cet établissement sont venus occuper l'accès à la direction de l'éducation. Reçus par le directeur, ils ont exigé des sanctions contre les fauteurs de troubles, mais aussi des mesures sécuritaires en prévision de la fin de l'année. Les enseignants ont aussi soulevé le problème de la surcharge dans cet établissement moyen qui compte plus de 1200 élèves chaque année.
La raison demeure le fait qu'il soit l'unique établissement du chef-lieu qui n'enseigne pas tamazight. Pour cela, bon nombre de responsables inscrivent leurs enfants dans ce CEM et évitent ainsi cette langue. Ainsi, pour l'année prochaine, la direction de l'éducation aurait déjà statué sur l'affectation d'autres classes du lycée Mira à cet établissement pour le faire passer à 30 divisions pédagogiques. Concernant ce point, un représentant des enseignants demande à la direction de prévoir un autre CEM en annexe pour une gestion plus rationnelle et plus performante.
Cette année et selon des professeurs, les classes de 4ème année ont tourné avec des effectifs dépassant de loin les 42 élèves par classe. L'exiguïté de la cour et ces surcharges sont la raison essentielle qui aura monté la pression à son extrême dans cet établissement qui aura vécu un grave précédent. Rencontrés devant la direction de l'éducation, les enseignants du CEM Khidder mettent sur le même pied de responsabilité, la direction de l'éducation et les syndicats. Ils ont décidé de se défendre et de faire valoir leurs droits sans l'aide de personne. Tout au long de son passage à la tête du ministère, Madame Benghebrit a voulu prémunir l'école algérienne de cette situation. Quand le politique s'est introduit dans les rangs de la classe, le résultat ne pouvait être autre.
On entend par politique toutes les tendances et les idéologies. Quand on laisse les enfants en bas âge marcher, revendiquer, dire «lablad bladna oundirou rayna» le résultat ne s'est pas fait attendre. Quand une fille a été empêchée de pratiquer sa foi en priant (la prière est un signe ostentatoire religieux) en classe et tout le monde s'est empressé d'accuser Madame Benghebrit de «sioniste, francophone juive...» L'école fondamentaliste allait droit dans le mur. Avec les gestes et comportements constatés à travers plusieurs régions du pays, nous sommes rentrés dans ce mur. Les syndicats se réjouissent aujourd'hui.
La dame qui pouvait les remettre à leurs places respectives est partie. Le ministre devant cette situation reste concentré sur les examens de fin d'année. C'est l'épreuve de vérité pour lui. La dégradation des établissements, le départ très avancé des professeurs en vacances, le refus de quelques parties à remettre les notes aux élèves, plus précisément dans la wilaya de Bouira...sont des faits qui discréditent et la tutelle et ces syndicats occupés toute l'année à décréter des grèves et des débrayages.


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