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Le professeur Mansouri emporté par la Covid
Directeur général de l'Ehu du 1er novembre à Oran
Publié dans L'Expression le 27 - 07 - 2021

«Tombé au champ d'honneur les armes à la main». Telle est la phrase, tant émouvante, qui revenait, tout le long de l'après-midi d'hier, sur les lèvres des chefs de services, professeurs, médecins, infirmiers et personnels soignants du plus grand hôpital de la deuxième capitale du pays. Le directeur général de l'Entreprise hospitalière du 1er Novembre, à l'Usto, Mohamed Mansouri, connu sous le surnom de Hamou, est décédé des suites de graves complications provoquées par la méchante maladie de la Covid-19. Il a été admis en réanimation du service de chirurgie, mercredi 7 juillet de l'année en cours, avant qu'il ne soit transféré, quelques jours après, vers le service de réanimation du même hôpital. Enfant du peuple qu'il est, Hamou est resté parmi les siens, humble et serviteur du peuple. Aux tout débuts de sa maladie, il a même décliné son transfert vers l'un des grands hôpitaux étrangers, optant pour son hospitalisation dans l'hôpital qu'il a guidé, infailliblement, depuis son ouverture officielle en 2010. Son état de santé s'aggravant au fil des jours, le ministère de tutelle est revenu encore une fois à la charge, en suggérant son transfert à l'étranger. Sa famille s'est interposée en le déclinant, concrétisant ainsi le «souhait cher» de Hamou, de servir son pays et mourir pour son pays. Il est l'une des figures de proue de la chirurgie, une sommité, le docteur Mansouri est, durant toute sa longue carrière, resté fidèle à sa spécialité, bannissant l'élégance du costume de directeur général et des somptueux bureaux. Le bloc opératoire ne lui a jamais manqué, aussi bien à Béjaïa, lorsqu'il a occupé le poste de directeur de la santé, qu'à Tizi Ouzou, où il a occupé le poste de directeur général de l'hôpital Nedir Mohamed, ou dans la wilaya d'Oran, en tant que premier responsable d'un hôpital prototype, l'Ehu d'Oran. Ce dernier, destiné à prodiguer des soins de haut niveau, a été mis en place par l'ex-ministre de la Santé, le défunt professeur Mourad Redjimi, dans le cadre de la révision de la carte sanitaire de la deuxième capitale du pays, la wilaya d'Oran. Ne lâchant pas, le docteur Mansouri ayant rendu sa noblesse à la profession de la médecine, n'a plus déserté le front de bataille imposé par la crise sanitaire et la Covid-19.
En plus de la stratégie qu'il a mise en place dans le cadre de la lutte contre la propagation de la Covid-19, il n'a jamais déposé les armes, notamment, quand il s'agit du devoir national. Mettant sa surblouse, son masque et ses charlottes, il faisait frontalement face à l'ennemi mondial, en assistant le personnel mobilisé pour la lutte contre cette méchante maladie. C'est ainsi qu'on le trouve un peu partout, dans tous les
services, qu'il sillonne à longueur de journée, assistant très souvent le personnel déployé au service du pré-tri, se rendant au chevet des malades, les auscultant, leur prescrivant les traitements recommandés par le Comité protocole sanitaire mis en place par le Comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie. De par son charisme, Hamou a joué un rôle central dans la révision du système sanitaire de la wilaya, et fait fonctionner le plus grand hôpital du pays, et de surcroît un hôpital prototype, l'Ehu d'Oran.
Ayant réussi son coup, le docteur Hamou a ouvert un chantier qu'il n'a malheureusement pas achevé en raison de sa maladie. Il s'agit de l'hôpital de Nedjma, ex-Chetaïbo. Celui-ci est d'une capacité de 240 lits. Il est dédié au traitement exclusif de la Covid-19 et désengorgeait, par là-même, l'Ehu d'Oran. Son confrère, en l'occurrence le professeur Cherrak du Chu Benzerdjeb, et tant d'autres, comme le professeur Salah Lellou, en plus du personnel administratif, lui vouent un grand respect, comme les journalistes, qu'il a toujours accueillis à bras ouverts aussi bien dans son bureau que lors des rencontres scientifiques. Son audace lui a valu cette admiration. Adieu Docteur.


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