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«On a vécu l'enfer!»
Colonel Farouk Achour, directeur de l'information et des statistiques à la Direction générale de la Protection civile, à L'Expression
Publié dans L'Expression le 30 - 08 - 2021

Le colonel Achour est Monsieur information à la Protection civile. Toujours disponible, il a accepté de faire avec nous un petit bilan des dramatiques feux de forêts qui ont frappé le pays durant cet été. Il confirme la thèse criminelle pour la majorité d'entre eux.
«C'est une nouvelle menace qu'il fraudera désormais prendre en compte», précise-t-il. Farouk Achour avoue que ce combat a été l'un des plus durs jamais vécus par les pompiers algériens. Il en profite pour saluer les décisions
prises par le président de la République qu'il juge «opportunes». Elles ont sauvé des milliers de vies et d'hectares forestiers. Explications dans cet entretien.
L'Expression: Bonjour colonel Achour, on a vécu un été terrible avec des feux de forêts intenses qui ont touché plusieurs wilayas du pays. Confirmez-vous que c'est la pire catastrophe du genre qu'a connue le pays?
Colonel Farouk Achour: Par le passé, on a eu des feux de forets importants, notamment en 2012 où il y a eu beaucoup d'incendies. Néanmoins, de par l'intensité et les localisations des incendies de cette année je pense qu'ils font partie des pires jamais vécus par l'Algérie. Cela du fait de leur nombre important, mais surtout de leur localisation dans des espaces boisés où il y a beaucoup d'habitations. C'est là où se situe la grande difficulté. Il y a aussi le fait qu'on a eu des feux de forêts très importants, au même moment, dans plusieurs wilayas du pays. Il y a une journée où 22 wilayas ont été touchées. Pis encore, dans chacune de ces wilayas il y avait des dizaines de foyers d'incendie. Je me souviens qu'un jour on a eu un «pic» avec par exemple 25 foyers, à Tizi-Ouzou plus d'une cinquantaine de foyers, à El Taref une quinzaine... C'était des moments très difficiles à gérer. Un véritable enfer.
Nous avons été obligés de mettre en place une stratégie afin d'utiliser les ressources disponibles avec efficience et efficacité. L'objectif premier est clair: la priorité est la sécurité de nos concitoyens. La mission était très difficile, mais nos agents sur le terrain en collaboration avec les éléments de l'Armée nationale populaire et les villageois, l'ont accomplie avec brio et sacrifice.
Les dégâts ont-ils été importants?
L'évaluation est toujours en cours. Les enquêteurs sont en train d'étudier minutieusement la télédiffusion et les images satellites. Cela demande du temps afin de faire preuve d'une grande précision sur les dégâts qui ont été faits sur le massif forestier. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis en place des commissions à cet effet. La plupart ont fini leur travail.
Elles devraient rendre très prochainement leurs résultats. Toutefois, ce que je peux affirmer en ayant été sur le terrain c'est que les dégâts sur la faune et la flore sont très importants. De plus, nous avons malheureusement enregistré de nombreuses victimes humaines, blessées ou ayant perdu la vie que Dieu accorde la paix à leur âme.
Presque trois semaines après la fin de ce cauchemar, les premiers résultats des enquêtes sont tombés. Confirmez-vous la thèse criminelle?
Il faut d'abord savoir que les forêts euroméditerranéennes sont très particulières. Elles sont très fragiles, ce qui fait qu'elles sont la proie des incendies durant la période des fortes chaleurs. Beaucoup d'études ont été faites dans ce sens afin de minimiser les dégâts de ces incendies. Nous avons une stratégie préventive et opérationnelle pour les feux d'origine naturelle, à l'image de l'installation de colonnes mobiles dans les zones à risques, en plus des éléments des unités territoriales. Cependant, cette année nous avons fait face à des feux différents de ce que nous avions l'habitude de rencontrer.
Comment ça?
Il y a eu des départs de feu qui sont d'ordre criminel. Il s'agit d'endroits qui ont été choisis sciemment afin de faire le plus de dégâts possibles. Cela afin de compliquer le travail des intervenants et surtout mettre en péril les villages et les hameaux d'habitation. De plus, la violence des départs de feu montre qu'ils n'étaient pas naturels. Cela suppose que des personnes ont utilisé des accélérateurs pour aggraver la situation. Les chefs d'unités territoriales qui connaissent parfaitement le terrain ont confirmé eux aussi qu'il s'agit d'actes criminels. Car, ils ont pu voir des dizaines de départs de feu au même moment, à des heures tardives de la nuit. Ce qui n'est absolument pas normal. Aussi, il faut savoir que la majorité de ces feux a eu lieu dans des endroits qui ne sont pas considérés comme sensibles. Il ne devrait donc pas y avoir des départs de feu surtout pendant ces heures bien précises.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, vient de commander six Canadair. Cela va-t-il permettre de mieux gérer les feux à l'avenir?
Effectivement, il s'agit d'une décision très importante prise par le chef de l'Etat. Elle permettra une meilleure efficacité de nos éléments sur le terrain en leur apportant un appui aérien. Il faut aussi saluer les autres décisions prises par le président Tebboune. Il a anticipé les choses en ordonnant la mise en place d'une loi qui aggrave les peines encourues par les pyromanes. Cela va désormais de 15 ans à la perpétuité si cet incendie a provoqué un décès. Il y a aussi eu la décision salvatrice de louer des avions de lutte contre les incendies. Elle a été prise au moment opportun. Ce sont là des mesures judicieuses qui permettront de mieux anticiper, à l'avenir, ce type de catastrophes.


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