Le problème récurrent est la salle de soins attendue depuis des lustres, en vain. Aït Ali Ouyahia sis à cinq kilomètres du chef-lieu de commune et de daïra d'Iferhounen, est un village de moyenne importance peuplé d'environ 1300 habitants. Pour s'y rendre, il suffit d'emprunter l'un des fourgons assurant le transport public de voyageurs. En moins d'un quart d'heure on y est, où l'on remarque, certes, des constructions en béton et briques mais l'ensemble reste des maisons kabyles aux toits en tuiles rouges. A l'entrée du village, on fait connaissance avec Tadjemaït, une maison civique possédant une cour ombragée où les barbes blanches aiment à se retrouver aussi bien pour deviser sur le cours de la vie que prendre des décisions importantes concernant le village. L'école du village sise au lieudit Thimaâmart où l'ancienne école coranique accueille les enfants jusqu'en sixième, après quoi il leur faut se rendre à lferhounen où se trouvent et le collège et le lycée. Aït Ali Ouyahia est doté en électricité depuis 1985 et d'eau courante depuis toujours sauf que les gens affirment qu'ils font plus confiance aux dix-sept fontaines du village entretenues amoureusement par les villageois. Les jeunes gens, ne possédant pas d'aire de jeu sont obligés de se rendre à lferhounen pour taquiner le ballon et question loisirs, circulez, il n'y a rien à voir ! Si quelques familles ont des rentes avec les pensions des vieux émigrés, le reste de la population active et notamment les jeunes «attendent» le jour où...un poste dans l'administration se découvrira et si l'on a une connaissance alors, c'est le must sinon on «se débrouille!», comme dirait Saâdi, un étudiant du village, qui souhaite que l'on évoque un brin l'association du village Timezguida. Logée à côté de l'école dans une maison du village, l'association, à caractère culturel s'occupe de perpétuer les traditions de la Kabylie et regroupe les jeunes du village et aussi occupe les jeunes dans certaines disciplines sportives. Les jeunes filles, quant à elles, n'ont que la télévision pour essayer de passer leur fringale de loisirs. Aït Ali Ouyahia est pourtant une véritable pépinière de jeunes lauréats. Rien que pour cette année, le village compte neuf bacheliers alors que l'an passé ils étaient onze, sur environ une cinquantaine de garçons et filles qui fréquentaient le lycée d'Iferhounen. La mosquée du village est ancienne.. Les habitants se plaignent surtout de l'état des routes et notamment celle conduisant vers Iferhounen qui est des plus dégradées. La piste circulaire entourant le village l'est aussi et les habitants ayant construit aux abords de cette piste demandent à ce que les choses soient prises en charge par les autorités. A Aït Ali Ouyahia, le problème récurrent est aussi la salle de soins attendue depuis des lustres en vain ; aujourd'hui, la moindre injection se fait à Iferhounen. Aït Ali Ouyahia est un village coquet et agréable, sauf que les commodités y laissent à désirer. Malgré cela, les gens ont le coeur sur la main et accueillent comme il se doit l'invité.