Moins d'un mois après la désignation, le 16 mars dernier, de Tayeb Zitouni au poste de ministre du Commerce, le bureau national du RND a désigné un de ses membres, Yahi Mustapha, en l'occurrence, pour gérer les affaires courantes du parti. Natif de Batna, docteur d'Etat en mathématiques et recteur de l'université de Boumerdès, Yahi Mustapha est désormais «chargé de la gestion des affaires courantes et quotidiennes du parti pendant l'absence du secrétaire général qui se consacre à l'exercice de ses fonctions ministérielles». C'est ce qu'a indiqué, hier, un communiqué du Rassemblement national démocratique (RND), qui ne précise pas la période que va durer cette situation ni la perspective de désigner un secrétaire général par intérim en succession à Tayeb Zitouni. Ce qui est sûr, c'est que Tayeb Zitouni n'aura pas à cumuler les deux fonctions même s'il garde le titre statutaire de premier responsable du RND. Zitouni est, pour rappel, à la tête du RND depuis mai 2020. Il a été élu secrétaire général du RND lors du sixième congrès extraordinaire succédant à Azzedine Mihoubi. Ce dernier assurait l'intérim depuis la chute d'Ahmed Ouyahia en 2019. La décision de décharger Zitouni de la gestion courante du RND semble obéir à l'impératif de le voir se consacrer à l'exercice de sa mission de ministre. D'autant plus qu'il y a du pain sur la planche pour le titulaire de ce poste dans un contexte de hausse des prix sur le marché. Mais il va sans dire que le cumul des postes de premier rang, notamment quand cela engage une responsabilité de l'Etat est une situation qui n'est pas vraisemblablement la bienvenue pour les hautes autorités du pays. Ce qui revient à comprendre que l'agenda organique du RND risque de connaître des changements à l'avenir. Le RND s'est, par ailleurs, exprimé sur l'actualité nationale. Il a appelé la classe politique à faire front pour contribuer au développement économique et social du pays. Le parti a plaidé, également, la «moralisation» de la pratique politique. Cet objectif passe, selon le RND, par l'implication des membres des deux chambres du Parlement et des élus locaux. La même formation politique a exprimé son adhésion à l'option du chef de l'Etat faisant de la numérisation une priorité.Sur un autre registre, le RND s'est félicité de «l'activisme» de la diplomatie algérienne, notamment en multipliant les partenariats tout en restant fidèle au principe de la non-ingérence des uns dans les affaires internes des autres. Le RND a exprimé aussi sa «satisfaction» suite au rapprochement entre la Syrie et d'autres pays du monde arabe. «Nous souhaitons que Damas puisse retrouver sa place au sein de la Ligue des Etats arabes dans le prolongement des efforts de l'Algérie lors du dernier sommet de l'organisation panarabe abrité par l'Algérie», a relevé le RND. Ce dernier a dénoncé, par ailleurs, la multiplication des agressions en territoires palestiniens, pointant la violation des Lieux saints par l'armée sioniste. Le Rassemblement a également renouvelé «sa solidarité» avec le peuple sahraoui qui réclame son droit à «son autodétermination et mettre fin à l'occupation marocaine» en mettant fin à la dernière colonie en Afrique.