Tout en s'appuyant sur le rapport de l'audit établi par l'expert comptable chargé de valider le bilan financier de la commission des œuvres sociales de la Direction des œuvres universitaires (DOU) de M'douha, les syndicalistes du Snapap viennent de révéler, lors d'un point de presse animé hier à l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, un trou financier évalué à quelque 6 millions de DA. “Insuffisances ayant altéré la comptabilité dans son ensemble”, “Dépenses comptabilisées sans êtres appuyées par des pièces comptables” sont entre autres la conclusion rapportée dans le rapport d'audit daté du 25 janvier 2009 qui a été présenté hier par les membres de la cellule syndicale du Snapap de la DOU centre qui disent être soumis à une pression des plus terribles et à des intimidations depuis la révélation de ce scandale financier. “Lorsqu'on a tenté d'attirer l'attention des pouvoirs publics au sujet de ces dépenses douteuses, nous n'avions en réponse que des châtiments”, explique M. Amrani et ses camarades du syndicat non sans montrer du doigt le directeur de cette direction qui a validé le procès-verbal de la commission en dépit de toutes les anomalies qui l'entourent. Tout en refusant la politique du fait accompli, les membres du Snapap disent revendiquer désormais une inspection générale des finances qui va passer au crible tous les chiffres de la commission. Une action en justice n'est également pas exclue, ajoutent-ils. Sur un autre chapitre, à savoir celui des conditions socioprofessionnelles des fonctionnaires de l'administration de l'université, le coordinateur du Snapap, M. Seddiki, a tenu à dénoncer la politique du deux poids, deux mesures appliquée par les responsables de l'université concernant l'attribution des logements. Ainsi, a-t-il expliqué, le reliquat des 25 logements qui devaient être réalisés au profit des fonctionnaires dans le cadre du programme de 150 logements dont a été bénéficiaire l'université de Tizi Ouzou ne sont toujours pas réalisés alors que les 98 logements déjà réalisés ont été attribués aux enseignants. L'université vient encore de bénéficier de 120 logements mais, expliquent-ils, l'administration de l'université veut encore les attribuer aux enseignants excluant ainsi les fonctionnaires, et ce en dépit de la loi qui stipule que les fonctionnaires ont droit à 40% des logements de l'université. Outre ce problème récurrent du logement, le Snapap soulève également le problème de la gestion des carrières et de formation du personnel administratif de l'université. “Le service formation installé depuis deux ans à l'université n'est qu'un bureau, un chef de service et des chaises”, disent les syndicalistes qui s'estiment lésés en matière de formation et encore plus en matière de promotion.