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Mascara
Ouizert, une bourgade du bout du monde
Publié dans Liberté le 21 - 11 - 2013

Ce douar est complètement inconnu, le barrage, par contre, qui est réalisé sur son territoire et qui porte son nom, l'est beaucoup moins.
Situé à 11 km de la commune d'Oued Taria, dont il dépend administrativement, le douar d'Ouizert est dans un total isolement. Cette situation est la conséquence de l'effondrement de la passerelle située sur le chemin reliant la localité au chef-lieu de commune. Si ce douar est complètement inconnu, le barrage, par contre, qui est réalisé sur son territoire et qui porte son nom, l'est beaucoup moins.
En effet, il s'agit du plus grand barrage de la wilaya et dont les capacités de stockage sont de 120 millions de m3. Cet ouvrage d'art est très attractif, puisqu'il attire beaucoup de visiteurs dont les amateurs de la pêche et de la baignade. Pour rallier la commune de Oued Taria, les quelque 2000 âmes qui vivent dans ce douar empruntaient un chemin traversé par un oued qui prend sa source dans les environs de la wilaya de Saïda et comportant une petite passerelle. Néanmoins, en 2010, cette digue a été emportée par les eaux pluviales suite aux crues de cette rivière. Depuis cette date, les habitants de cette bourgade sont contraints de transiter par Sidi Boubekeur (wilaya de Saïda) pour se rendre à Oued Taria.
Même l'ancien chemin communal est impraticable et comporte trop de risques. Cette situation est décriée par les citoyens de cette partie de l'Algérie profonde qui refusent de déserter leurs biens, puisqu'une grande partie de ces chefs de famille vit essentiellement du travail de la terre. Si les enfants scolarisés dans le primaire fréquentent l'école disponible sur place, ceux qui poursuivent leurs études dans le moyen et le secondaire, par contre, sont obligés de se déplacer jusqu'à Oued Taria pour rejoindre les établissements où ils sont inscrits.
Leur nombre est tellement important que le bus de transport scolaire est souvent en surcharge. Les jeunes filles sont les plus exposées aux risques, et c'est cet aspect, mêlé aux us et coutumes des gens de la région, qui a poussé certains parents à interdire à leurs filles de poursuivre leurs études. Pour être à l'heure devant les portes des établissements à Oued Taria, les élèves doivent se lever à 5h pour prendre le bus scolaire et éviter l'école buissonnière. "C'est à contrecœur que j'ai imposé à ma fille de mettre un terme à ses études. J'aurais aimé qu'elle poursuive sa scolarité, mais elle était exposée aux multiples risques, dont l'éloignement de son établissement scolaire, les harcèlements, les agressions et autres détournements", nous a déclaré un père.
A. B
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