L'incivisme et l'inconscience des citoyens, auxquels s'est ajouté le laisser-aller des responsables et des élus locaux ont fait que certains endroits situés à la périphérie de la ville de Sidi Bel-Abbès, notamment aux abords de haï Boumelik (ex-Campos), sont transformés depuis plus de dix ans en de véritables dépotoirs qui accueillent quotidiennement des milliers de mètres cubes d'ordures ménagères, d'emballages en carton, de bouteilles usitées, de canettes, de gobelets et sachets en plastique, a-t-on constaté. Ce merveilleux endroit, traversé par une route bordée de deux longues rangées d'arbres de pins sur une dizaine de kilomètres, exhale, aujourd'hui, des odeurs nauséabondes, alors que le centre d'enfouissement technique (CET) se trouve à quelques encablures à peine de cette immense décharge sauvage menaçant l'écosystème. Un autre exemple édifiant de cette horrible situation est également constaté en contrebas du nouveau pont menant au lac Sidi Mohamed-Bénali, où des tas d'immondices et de gravats sont jetés quotidiennement par des citoyens et autres commerçants peu scrupuleux, qui ne se soucient guère des dégâts que ces déchets peuvent provoquer et de la dégradation de cette zone touristique proche de l'autoroute Est-Ouest. À vrai dire, aucun lieu de la périphérie n'est épargné par ces déchets déversés et éparpillés, notamment sur les bordures des routes de la capitale de la Mekerra. Dès lors, l'image de Sidi Bel-Abbès qui aspire à devenir un pôle touristique se retrouve dégradée, à tel point que tous les étrangers qui viennent en visite ont constaté cette enlaidissement environnemental. Malgré les efforts consentis par les pouvoirs publics pour la réalisation des centres d'enfouissement visant à éradiquer ces décharges sauvages et la création d'une société chargée du nettoiement de la ville, afin de protéger l'environnement et la santé publique, la situation environnementale demeure piteuse et préoccupante face à l'absence de civisme chez les citoyens. Les autorités locales et la population bélabbésienne sont vivement interpellées pour s'impliquer dans la protection et la préservation de l'environnement et du cadre de vie. A. BOUSMAHA