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Les Oranais débattent d'un avenir débarrassé du pouvoir
Place du 1er-novembre
Publié dans Liberté le 16 - 04 - 2019

Depuis quelques semaines, des militants de la démocratie et citoyens de tous bords ont pris possession de la place du 1er-novembre et d'autres lieux qu'ils ont transformés en un espace d'échange et de débats sur les développements de la situation politique algérienne. Des représentants de l'ensemble des couches de la société prennent part à ces forums où chacun peut exprimer ses espoirs ou ses inquiétudes. "Nous nous voyons tous les jours à 18h et j'ai pu me rendre compte du degré élevé de conscience et de lucidité des jeunes", a reconnu un vieux routier de la politique.
Dimanche dernier, à l'heure dite, quelques dizaines de personnes étaient déjà réunies autour d'une enceinte amplifiée autonome et un citoyen avait déjà le micro en main pour exposer l'objectif assigné à cette rencontre, à savoir débattre des meilleurs moyens, toujours pacifiques, de remporter la guerre sur un pouvoir déterminé à perdurer. "Ils sont au pouvoir depuis plus de 50 ans, ils se sont toujours arrangés pour le garder par la fraude, la violence… Mais aujourd'hui, le peuple s'est réveillé et a engagé une lutte libératrice qu'il faut absolument mener jusqu'au bout. Le hirak est une occasion unique de nous affranchir de ce pouvoir inique, il ne faut pas baisser les bras", a appelé un jeune homme en avertissant contre les combines des valets du pouvoir. "Ils tentent de nous diviser en utilisant la question du féminisme par exemple et ils travaillent à instiller la peur au sein de la population en évoquant les risques d'une crise sociale, la menace de la faim… Il ne faut surtout pas se laisser faire, si on cède aujourd'hui, c'en est fini de la nouvelle république !", a-t-il conclu.
Un avocat a ensuite pris la parole pour dénoncer l'entêtement du pouvoir à imposer la fausse transition conduite par Abdelkader Bensalah et son refus d'entendre les plus de 22 millions d'Algériens qui ne veulent pas de lui. "Vendredi, toutes les wilayas ont crié au pouvoir de dégager et des ministres ont été chassés des wilayas du Sud. Mais ses représentants continuent de faire la sourde oreille. Que faut-il faire pour qu'ils comprennent que le peuple les abhorre ?", s'est-il demandé en avertissant contre les conséquences possibles qui peuvent découler d'une telle provocation.
Si l'ensemble des interventions qui ont suivi sont allées dans le sens de la dénonciation de l'attitude insultante du pouvoir envers le peuple et la nécessité de continuer de faire pression dans la rue, l'idée de l'élection de représentants du mouvement populaire a été avancée par un trentenaire. "On peut imaginer des élections qui commenceraient par le quartier, la commune et ensuite la wilaya. Les hommes et les femmes les plus compétents et les plus intègres émergeront et pourront assurer la transition vers la 2e république", a-t-il ébauché. Les Oranais ne se contentent plus de la marche du vendredi ou des manifestations irrégulières des autres jours de la semaine pour exiger le changement du système. Désormais, ils débattent et échangent pour se donner leur propre feuille de route pour une Algérie libérée de ses fossoyeurs.
S. Ould Ali


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