Aouchem, acte 2    Changement climatique: L'Algérie, un partenaire "stratégique et fiable" dans le bassin méditerranéen    Poursuite des travaux du séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique    Lamamra : L'alliance maroco-israélienne, une jonction entre deux expansionnismes territoriaux    Enseignement supérieur: l'Algérie et la Tunisie décident de "capitaliser" les acquis de coopération    Ministre de la culture sahraoui: "nous résisterons au génocide culturel conduit par le Maroc"    Des vents forts annoncés ce vendredi sur des wilayas côtières de l'Est du pays    Les Parlements algérien et européen pour la relance de la commission interparlementaire    Rencontre FAF-FIFA-CAF: Charaf-Eddine souhaite une plus grande représentativité de l'Algérie dans les instances internationales    Le 25e Sila du 24 au 31 mars 2022    Le rôle de l'Algérie est important au sein de l'Union africaine    Intempéries : trouver des solutions aux accumulations des eaux pluviales dans les tunnels    Real : Comment Ancelotti aurait décidé de punir Isco    Claude Le Roy voit un Algérien ou un Sénégalais meilleur joueur de la CAN 2021    Coupe Arabe : Reprise de l'entrainement pour les Verts avant d'affronter le Liban    Coronavirus: au moins 5.223.072 morts dans le monde    Déclin du RND et recul du MSP    Démonstration de force des Verts    Boualia opéré avec succès    Derouaz : "Nous avons apporté les éclaircissements    Le PT fustige le gouvernement    "Le Hirak continue à faire son effet sur la conscience collective"    Libye : la présidentielle en équation    L'obligation vaccinale n'est pas à écarter    Boudiba dénonce les ponctions effectuées sur les salaires    La stabilité des prix du pétrole en jeu    Pour un re-engineering économique global de l'Algérie    Nécessité d'associer les acteurs économiques    Le Parti des travailleurs tunisien met en garde contre l'aventure du Makhzen    Le satisfecit du FFS    Le lourd défi des nouveaux élus    «Contre les inégalités et la discrimination»    La FAHB tiendra une AGEX prochainement    Les talibans demandent aux Etats-Unis de débloquer les fonds gelés    Le rapport sur l'attaque d'Inata remis au Président Kaboré    ACTUCULT    A quand «la ruée vers l'or» ?    Paix et sécurité en Afrique: Conférence de haut niveau à Oran    L'ennemi aux sept têtes    L'armée saisit plus de 3 quintaux de cannabis    Le naufrage islamiste    Le FMI affiche sa satisfaction    Unis face aux défis communs    «nous sommes sur la bonne voie»    Le ministère apporte des précisions    One night in Algéria!    Joséphine Baker, une icône d'engagement et de liberté    Des week-ends culturels à l'opéra d'Alger    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'Iran évoque le droit à une réponse réciproque
La république islamique répond aux menaces américaines
Publié dans Liberté le 29 - 08 - 2021

Echanges à distance et tendus entre l'Iran et les Etats-Unis au sujet de l'accord sur le nucléaire iranien. Le président américain Joe Biden, pas encore sorti du bourbier afghan, risque d'en créer un autre avec l'Iran.
L'Iran a accusé le président des Etats-Unis, Joe Biden, d'adopter la même position que son prédécesseur Donald Trump concernant le dossier nucléaire en réitérant ses mêmes exigences. Le guide suprême iranien Ali Khamenei a accusé hier le président américain Joe Biden d'avoir les "mêmes" exigences vis-à-vis de Téhéran que son prédécesseur Donald Trump sur la question du nucléaire iranien.
L'ayatollah Khamenei a tenu ces propos alors qu'Occidentaux, Russes et Chinois attendent depuis fin juin un signe de la volonté de Téhéran de reprendre les discussions entamées à Vienne en avril pour tenter de sauver l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015, torpillé trois ans plus tôt par M. Trump. "Le gouvernement américain actuel n'est en rien différent du précédent parce que ce qu'il exige de l'Iran sur la question nucléaire est, avec des mots différents, la même chose que ce que Trump exigeait", a déclaré M. Khamenei dans un discours dont des extraits ont été publiés sur son site internet officiel. "Sur la question nucléaire, les Américains n'ont vraiment aucune honte : alors même qu'ils se sont retirés (de l'accord de Vienne) au vu de tous, ils parlent désormais et font passer des exigences comme si c'était la République islamique qui s'était retirée" de ce pacte, a-t-il ajouté.
Le numéro un iranien a tenu ces propos lors d'une rencontre avec le nouveau gouvernement iranien du président Ebrahim Raïssi. L'Iran se réserve le droit à une "réponse réciproque" face à Washington, a déclaré hier, par ailleurs, un haut responsable à Téhéran au lendemain de menaces lancées par le président américain Joe Biden. Celui-ci a affirmé que les Etats-Unis s'engageaient à s'assurer que "l'Iran ne développerait jamais une arme nucléaire". "Nous privilégions la diplomatie (...). Mais si la diplomatie échoue, nous sommes prêts à nous tourner vers d'autres options", a mis en garde M. Biden.
"L'accent mis par Biden (...) sur l'utilisation d'"autres options" contre l'Iran, en plus de constituer une menace illégale contre un autre pays, fonde pour l'Iran le droit à une réponse réciproque contre ces options disponibles", a réagi sur Twitter le secrétaire général du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Chamkhani. Ce pacte offre à l'Iran un allègement des sanctions occidentales et onusiennes en échange de son engagement à ne jamais se doter de l'arme atomique, et d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l'ONU.
Mais il menace de voler en éclats depuis que l'ex-président des Etats-Unis, Donald Trump, avait annoncé en mai 2018 le retrait unilatéral de Washington de l'accord et le rétablissement de sanctions vis-à-vis de Téhéran. En riposte, l'Iran a progressivement abandonné à partir de l'année suivante la plupart des garde-fous à ses activités nucléaires qu'il avait acceptés dans l'accord. M. Biden a tenté de faire revenir Washington dans le giron de l'accord de Vienne, et des négociations se sont ouvertes en avril entre Iraniens, Occidentaux, Russes et Chinois dans la capitale autrichienne en vue de permettre cette réintégration.
La dernière session a eu lieu fin juin après la présidentielle iranienne du 18 juin, remportée par l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi. Depuis que celui-ci a été investi, début août, les partenaires de l'Iran aux discussions de Vienne guettent un signe de la volonté de Téhéran de reprendre ces pourparlers. Mais le nouveau gouvernement affirme qu'en politique étrangère, sa priorité va aux pays "voisins (de l'Iran et à) l'Asie".

R. I./Agences


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.