Ce samedi, les équipes algériennes engagées en coupes africaines subiront un véritable test par ces temps qui courent et les résultats enregistrés en dent de scie en championnat national. JSK – AS FAR : un match sous pression, une Kabylie en apnée La Kabylie ne sera pas seulement un théâtre de football. Elle sera un baromètre d'orgueil, de résistance et de vérité. Malgré un climat pesant qui fragilise le moral des joueurs, les supporters de la JSK, jamais résignés, se sentent déjà concernés par cette affiche brûlante de la troisième journée de la phase de poules de la Ligue des champions africaine, programmée au stade Hocine-Aït-Ahmed. Ils espèrent surtout ne pas quitter les travées avec ce goût amer de déception, tant cette rencontre dépasse le simple cadre sportif. La ville des Genêts a accueilli les Marocains de l'AS FAR au grand complet, déterminés à repartir avec un résultat capable de peser lourd sur la suite des prochains duels continentaux. En face, la JSK joue gros. Très gros. Car avant même de parler tactique ou schéma de jeu, l'urgence est ailleurs : éteindre l'incendie. En coulisses, la situation est délicate. Ce qui craque derrière les vestiaires menace désormais de s'inviter sur la pelouse. Les dirigeants kabyles s'activent pour trouver un accord express avec les joueurs, conscients que le moindre faux pas pourrait compromettre bien plus qu'un match. De son côté, le staff technique tente tant bien que mal de préserver un minimum de concentration au sein d'un groupe secoué, tiraillé entre tensions internes et exigence du haut niveau africain. Car l'adversaire, lui, avance sans trembler. L'AS FAR a validé sa qualification en ramenant un nul (0-0) du Stade de l'Amitié de Cotonou face aux Buffles FC du Bénin. Un résultat suffisant après la victoire acquise à l'aller à Rabat (3-1), grâce aux réalisations de Zakaria Fati, Hamza Moujahid et Anouar Tarkhat. Roland Beakou avait sauvé l'honneur pour les Béninois. Les hommes de Sven Vandenbroucke arrivent donc en confiance, forts d'une dynamique et d'une stabilité qui contrastent avec les remous kabyles. Dans cette même compétition, la JS Saoura, deuxième représentant algérien, également exemptée du tour préliminaire, affrontera le vainqueur de la double confrontation entre l'ASA Concorde (Mauritanie) et l'ASCK (Togo). Au match aller, les Togolais ont frappé fort en s'imposant 3-0. La manche aller du deuxième tour de la Coupe de la Confédération est programmée entre le 15 et le 17 octobre, avec un retour prévu du 22 au 24 octobre. Mais pour la JSK, l'heure n'est pas aux calculs ni aux projections. Il faut gagner. Rassembler. Résister. Oublier, l'espace de 90 minutes, ce qui menace de s'effondrer en interne, et rappeler que la Kabylie, quand elle est dos au mur, sait encore rugi. L'USMA veut se refaire une santé sur le dos de Djoliba Bamako Touchée mais loin d'être abattue après l'échec en Supercoupe d'Algérie, l'USM Alger se replonge dans son aventure africaine. Ce samedi soir, les Rouge et Noir retrouvent la Coupe de la CAF en accueillant le Djoliba Bamako, pour le compte de la 3e journée de la phase de groupes, au stade 5-Juillet (20h). En tête de leur poule, les Usmistes savent qu'un nouveau succès leur permettrait de conforter leur position et d'avancer avec confiance. Leur entame de compétition a été convaincante, marquée par deux victoires précieuses : d'abord face à San Pedro à Alger (3-2), puis sur la pelouse de l'OC Safi (1-0). Malgré la récente désillusion, le groupe n'a pas sombré. Le travail s'est poursuivi dans un climat serein, avec l'envie claire de répondre sur le terrain. Abdelhak Benchikha a insisté sur la rigueur et l'engagement collectif, des ingrédients indispensables dans une phase où la moindre erreur peut coûter cher. Ce rendez-vous face au club malien est bien plus qu'un simple match : il s'agit d'un test mental, l'occasion idéale pour l'USMA de montrer sa capacité à rebondir et à assumer son statut. Les supporters, eux, attendent une réaction forte et une prestation rassurante avant la suite du parcours continental. Un rendez-vous clé avant les déplacements à risque Les partenaires de Dehiri sont conscients de l'enjeu. Une victoire contre Djoliba permettrait d'aborder avec davantage de sérénité les deux sorties à venir, d'abord à Bamako, puis en Côte d'Ivoire face à San Pedro. Deux déplacements qui pèseront lourd dans la lutte pour la première place du groupe. L'objectif est limpide : faire le plein à domicile pour garder la main et préparer le dernier match face à l'OC Safi dans des conditions favorables. Un duel maghrébin qui s'annonce déjà intense face à une équipe marocaine solide et difficile à manœuvrer hors de ses bases.