Un risque cardiovasculaire élevé, souvent lié au tabagisme, à l'hypertension, au diabète, à l'hypercholestérolémie (LDL élevé), à l'obésité et à la sédentarité, nécessite une intervention médicale rapide. Il se définit par la présence de multiples facteurs de risque ou des antécédents de maladies (infarctus, AVC). La prévention repose sur un mode de vie sain, incluant alimentation équilibrée, activité physique et arrêt du tabac. Lors de la 3e journée service de médecine interne du CHU Blida, organisée jeudi par la Société algérienne des maladies rares et auto-immunes en collaboration avec la Société de médecine interne a l'ESH Transplantation des organes et tissus (TOT) de Blida, sous le thème « Le risque du cardio-vasculaire à la portée de tous », les scientifiques ont appelé un système de prévention plus efficace contre cette pathologie qui tue des millions de personnes par an. Selon le Pr Bachir Chérif, président de la Société algérienne des maladies rares et auto-immunes et organisateur de cet évènement scientifique auquel ont participé plusieurs experts de plusieurs spécialités, l'objectif de cette journée est d'informer les gens sur d'abord la nécessité d'un diagnostic précoce, des complications de la maladie ensuite sur des complications cardio-vasculaires pour savoir les gérer à temps. « Il est important comment enseigner au personnel médical à faire le diagnostic précoce par les moyens qu'on connaît sur le plan clinique ou bien sur le plan exploratoire. Nous avons même un thème qu'on va interpréter les résultats du scanner cardiaque, comment, il peut diagnostiquer ce qu'on appelle le score calcique qui est important pour le patient s'il est précoce, on peut l'éviter par les moyens génétique ou une thérapeutique», a indiqué le professeur. Au programme de cette journée, trois thèmes ont été abordés : «Nouveaux horizons dans l'évaluation et la prévention du cancer cardio-vasculaire», «Risque cardio-vasculaire dans les maladies métaboliques d'organes» et «La prise en charge et sensibilisation du risque cardio-vasculaire». Selon le Pr Bachir Chérif, il a été prouvé récemment que même l'obésité est un facteur de risque pour développer plus tard le cancer. D'où la nécessité de sensibiliser les gens pour prévenir les complications, car le taux de mortalité, il est toujours en net augmentation. Pourquoi il est en augmentation? Parce qu'on constate que le mode de vie des Algériens a changé, l'espérance de vie a progressé comme l'atteste la pyramide des âge. Donc, on peut éviter tout ça par la prévention, a préconisé le professeur Bachir Chérif. Intervenant pour aborder le thème intitulé « Impact de l'obésité sur le risque cardiovasculaire», le Pr Tebaibia, chef de service de médecine interne del'EPH Birtraria d'Alger, explique qu'aujourd'hui, l'obésité est une maladie, mais c'est une maladie inflammatoire chronique systémique, elle favorise l'hypertension artérielle l'athérosclérose, l'insuffisance cardiaque et la fibrillation artérielle. Les traitements modernes réduisent les événements cardio-vasculaires. La prise en charge précoce est une stratégie et la prévention des pathologies cardiovasculaires si on veut prévenir, car les maladies cardio-vasculaires qui sont responsables de 32 % à 35 % de décès, il faut agir sur l'obésité et non pas sur les maladies cardiovasculaires. Bien sûr, si les maladies sont là, il faut les traiter, car elles sont un déterminant central du risque cardio-vasculaire quand on prend pour réduire l'infarctus, aussi, il faut agir en amont et je pense qu'une approche de la santé centrée sur le poids permet de prévenir et de contrôler de multiples pathologie. «C'est pour cela que j'insiste sur une approche fondée sur le poids du malade à chaque fois que j'ausculte un patient que l'on conseille pour n'importe quelle pathologie», a-t-il insisté. Enfin, ce rendez-vous scientifique a été marqué par l'intervention de plus de 15 communications suivies par des débats enrichissants.