, Le coup d'envoi du film turc, a été donné, lundi soir, à la salle Ibn Zeydoun avec la projection du long métrage Mon père, mon fils , réalisé par Cagan Irmak. Organisée par l'ambassade de Turquie à Alger, en collaboration avec le ministère de la Culture et l'Office Ryadh El-Feth (OREF), cette semaine du film turc qui se poursuivra jusqu'au 28 mars, a pour principal objectif de passer en revue une partie du mode de vie du peuple turc. Cagan est l'exemple type du jeune provincial qui réussit dans la métropole du Bosphore. Né en 1970 à Izmir, il fait ses études à l'université de l'Egée. En 1998 il sort son premier télé-film. Il en réalise cinq autres par la suite, avant d'attaquer sur le terrain des séries TV. Aujourd'hui, ce jeune réalisateur est demandé par les producteurs les plus en vue et par les chaînes de la télévision turque. Son avenir à Istamboul est assuré. Pourquoi Istamboul et pas Izmir ?» Parce qu'en Turquie tout se passe ici. Ankara, n'est qu'une capitale administrative tandis qu'Istamboul est la capitale culturelle de la Turquie. Izmir, n'est qu'une simple ville de province où il est difficile de faire carrière dans des domaines comme celui de Çagan». Çagan Irmak a connu un franc succès avec la série TV Asmal ? Konak, réalisé en partie à Istamboul et en partie en Cappadoce. Mon père, mon fils de Cagan Irmak est un film dramatique de 96 minutes relatant l'histoire pathétique de Deniz. Sept ans, après la mort de sa mère, Deniz part en voyage en Egée vers la ferme de son grand père. Les deux êtres ne se sont jamais rencontrés auparavant à cause d'une dispute familiale. En effet, son père et son grand-père étaient en froid depuis des années ; Huseyin Efendi avait répudié son fils en apprenant qu'il s'était intéressé aux affaires politique au lieu d'étudier. Malgré tout, Seddik retourne chez son père. Car, il doit de se séparer de Deniz. Il remet, donc, son enfant à son père. Au milieu de cette ferme, Deniz se retrouve dans une famille surprenante. Il y trouve, des bonnes, une tante brouillée, une grand mère formidable parlant au Talkie-Walkie, une belle fille, Hnifa, qui se balade avec des bijoux en or au cou et au poignet... et un oncle naïf. L'ensemble de la famille ne parle pas mais crie. Dans son village natal, Seddik refléchit sur la Turquie pour laquelle il a lutté. Il pense également à son ex-petite amie qu'il avait quittée et sur lui- même. Deniz réussira à briser la glace entre son grand-père et lui. Il est à noter, par ailleurs, que dix-huit films seront à l'affiche de cette manifestation dédiée au 7e art. Les films en question seront projetés en version originale, sous-titrés en langues arabe, française et anglaise. Cet événement culturel, premier du genre, s'inscrit dans le cadre de la coopération culturelle entre l'Algérie et la Turquie. Au cours d'une conférence de presse, animé la semaine dernière, son excellence l'ambassadeur de Turquie a estimé que ce genre de manifestation représente une opportunité pour faire connaître le cinéma turc au public algérien et entrevoir des projets communs entre réalisateurs et acteurs des deux pays, selon les organisateurs.