Tebboune réitère l'engagement de l'Etat    Accidents de la route: 9 morts et 359 blessés ces dernières 48 heures    Plan national de reboisement : un milliard de plants mis en terre depuis le lancement    L'Algérie salue l'accord de cessez-le-feu global en Libye    Un dernier débat Trump-Biden plus calme, malgré l'échange d'accusations    On vous le dit    Signature du premier accord majeur post-Brexit entre Londres et Tokyo    Le chef de l'ONU s'inquiète d'une «situation tendue»    Les grosses écuries au rendez-vous, à l'exception de Naples    Résiliation du contrat de Toufik Zerara    Billel Bensaha mouloudéen à titre de prêt    Les créances de la Sadeg s'élèvent à 1 850 millions de dinars    Calendrier chargé pour les magistrats    Les parents toujours inquiets    Oran : Plantation d'arbres à l'université    Les engagements du wali    Défection du Sila et souvenirs du «Parnasse» algérien    Le chanteur populaire M'hamed Zighem n'est plus    Commémoration du 116e anniversaire de la mort d'Isabelle Eberhardt    Djelloul Djoudi condamné à 3 mois de prison avec sursis    Après l'AGO : Les présidents en fin de mandat doivent quitter la ligue    MO Béjaïa : Un directoire pour gérer les affaires du club    FC Barcelone-Real Madrid : Les compositions probables    La fille des Aurès    Les non-dits    Attribué depuis trois mois à Mâalma : Le site AADL des 831 Lgts entre malfaçons et absence de commodités    Les travailleurs sans salaire depuis dix mois    En attendant une décision officielle...    Erdogan confirme un test de missiles russes    Saad Hariri de retour aux commandes au Liban    "un reconfinement partiel n'est pas à exclure si..."    Djerad désavoue le wali d'Oran    Le calendrier des compositions dévoilé    "L'Algérie coopérait déjà peu..."    Station multimodale de Bir Mourad Raïs : De nouveaux délais pour la réception du projet    Le RCD accuse le pouvoir de "s'acheter une nouvelle clientèle"    Je suis contre cette Algérie majoritaire !    La représentation des minorités progresse mais reste limitée    Ali Boudarène, un comédien prometteur    Concours du meilleur joueur de mandole algérien : Appel à Candidature    Le droit des citoyens à l'information garanti dans le projet d'amendement constitutionnel (Abdelaziz Belaid)    L'amendement constitutionnel ouvre de ‘'nouvelles perspectives aux jeunes''    VFS Global: Un service de «rendez-vous de test PCR»    Le FMI inévitable?    Attar à Hassi Messaoud après un incendie    En raison d'un cas suspect de Covid-19: Le Consulat turc à Alger fermé    Par-delà l'image    Les salles obscures    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Finance islamique: accompagner et appuyer les banques par les lois nécessaires
Publié dans Algérie Presse Service le 30 - 09 - 2020

Les participants à une conférence nationale sur la finance islamique, organisée mercredi par le Haut conseil islamique (HCI), ont mis en avant l'impératif d'accompagner les banques offrant ces prestations à travers la promulgation de textes de loi adéquats.
Les intervenants à cette conférence à laquelle ont participé des représentants d'entreprises économiques nationales et de différents secteurs ministériels, ont fait état de la poursuite des concertations avec la banque d'Algérie (BA) afin de réunir toutes les conditions à même de permettre la réussite de cette activité et apporter, ainsi, le bénéfice escompté à l'économie nationale.
A ce propos, le président du HCI, Bouabdellah Ghlamallah, a appelé à recourir aux spécialistes en la matière pour obtenir les fatwas relatives à la finance islamique.
"Les fausses prétentions que cette activité n'est pas conforme aux préceptes de l'Islam retardent le lancement de la finance islamique en Algérie", a-t-il déploré rappelant que les spécialistes jurisprudence (Fiqh) "l'ont décrété tout à fait licite".
De son côté, le président du Conseil national économique et social (CNES), Réda Tir, a estimé que le Règlement 20-02 de la BA sur la finance islamique en Algérie "n'était pas suffisant pour réunir les conditions de réussite connues dans la littérature économique et financière", citant à ce propos la considération de la banque en tant que partenaire dans les projets ainsi que le développement de nouvelles compétences formées en finance approfondie et Big-data (méga données) pour pouvoir analyser et maitriser les risques, notamment commerciaux.
Il a souligné, en outre, l'impératif traitement de la problématique de commercialisation des produits et le rapprochement des clients en ciblant des catégories bien précises, particulièrement les ménages et les marchés.
Le CNES, a précisé M. Tir, œuvrera à l'évaluation de cette politique financière, lancée mars dernier, après au moins une année de sa mise en œuvre.
Pour leur part, les directeurs des banques ont plaidé pour l'accompagnement et le soutien des opérateurs dans le domaine de la finance islamique.
Lire aussi: Finance islamique: la BNA est disponible pour satisfaire ses clients
A ce propos, le Pdg du Crédit populaire d'Algérie (CPA), Mohamed Dahmani, a indiqué que la banque compte mettre en place près de 30 agences bancaires spécialisées en la finance islamique et des guichets mixtes au service des clients désirant bénéficier à l'avenir de ces prestations.
Soulignant que la banque doit avoir accès à des informations réelles sur le client pour ne pas supporter les risques à sa place, le même responsable a appelé à davantage de recherches scientifiques en vue d'atteindre une véritable complémentarité entre les deux systèmes bancaires islamique et classique.
Le président de l'Union algérienne des sociétés d'assurance et de réassurance (UAR), Youcef Benmicia, a évoqué, quant à lui, l'assurance tontine compatible aux préceptes de l'Islam, qui sera proposé prochainement comme produit aux clients après la promulgation d'un article de loi dans le cadre de la loi de finances 2020 qui introduit ce type d'assurance parmi les produits autorisés.
Un texte de loi, qui précise les détails de l'assurance tontine et la formation des cadres, est en cours d'élaboration.
Intervenant lors de cette rencontre, le représentant du ministère du Commerce, Sami Gueli, a souligné l'importance d'adopter le système financier islamique dans la mise en oeuvre des résultats des ateliers organisés par le secteur sur la moralisation des activités commerciales, à travers l'encouragement des commerçants et des opérateurs économiques à intégrer le marché officiel à travers des banques adoptant la finance islamique en leur facilitant les transactions financières.
Cette démarche, a-t-il estimé, permettra de drainer les liquidités en circulation dans le marché parallèle, qui demeurent intraçables.
L'enseignant universitaire spécialiste en finance islamique Abdellaoui Moussa a, de son côté, mis l'accent sur l'impératif de réviser les lois de la BA et la loi sur la monnaie et le crédit "pour être en phase avec la finance islamique", ajoutant que la banque traditionnelle, à l'inverse de la banque islamique, bénéficie d'une contribution de l'Etat à hauteur de 3% dans la couverture de la marge bénéficiaire.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.