Au terme d'un match étouffant, tendu jusque dans ses ultimes instants, l'Algérie a validé son billet pour les quarts de finale de la coupe d'Afrique des Nations 2025 en éliminant la République Démocratique du Congo (1-0). Un succès arraché au terme d'une rencontre marquée par 119 minutes d'attente, de stress, d'impulsions de joie contenue et de prières, avant l'explosion libératrice. Solide défensivement, disciplinée tactiquement et portée par un collectif résilient, la sélection algérienne a tenu tête aux offensives congolaises sans encaisser le moindre but depuis le début de la compétition. Le tournant du match intervient dans la prolongation, lorsque le sélectionneur opère un choix décisif en lançant successivement Baghdad Bounedjah puis Adel Boulbina. Ce dernier, balle au pied, s'arrache dans la surface avant d'envoyer une frappe puissante au fond des filets, un but rageur, libérateur pour les supporters, galvanisant pour les joueurs à l'approche du prochain rendez-vous face au Nigeria. Pour beaucoup, cette qualification n'est pas seulement sportive : elle porte en elle une dimension émotionnelle et identitaire. Zinédine Zidane, présent au stade avec sa famille, a partagé ce moment de communion nationale, symbole d'un attachement intact aux couleurs algériennes. L'Algérie en fête Dans les minutes qui ont suivi le coup de sifflet final, les grandes artères du pays se sont transformées en un véritable fleuve humain. À Alger, Oran, Annaba, Constantine, Tizi-Ouzou, Ech-Chlef, jusqu'aux villes les plus reculées du Sud et de la Saoura, les foules ont convergé vers les centres-villes. À pied ou dans des voitures recouvertes de drapeaux, familles, jeunes et anciens ont laissé éclater leur fierté et leur soulagement. Le slogan mythique « One, Two, Three, viva l'Algérie !» a résonné dans chaque quartier. Les klaxons se mêlaient aux chants patriotiques, les balcons s'illuminaient de drapeaux et de feux d'artifice improvisés. Drapées de vert et de blanc, des femmes accompagnaient la fête de youyous stridents, entraînant les plus timides dans la célébration collective. La circulation, paralysée par endroits, s'est transformée en carnaval géant — chaque voiture devenant un podium de joie. Pour de nombreux supporters, cette qualification face à la RDC a une saveur particulière : elle confirme l'image d'une équipe conquérante et d'un peuple soudé derrière elle. Une euphorie nationale qui, au-delà du sport, rappelle la force d'une communion populaire rare. En attendant le choc face au Nigeria, le pays savoure, et croit plus que jamais à la suite de l'aventure. La Côte d'Ivoire domine le Burkina Faso et file en quarts Solide et appliquée, la Côte d'Ivoire a validé son ticket pour les quarts de finale de la CAN en s'imposant nettement (3-0) face au Burkina Faso. Invaincus en phase de groupes (2 victoires, 1 nul) malgré un parcours parfois mouvementé — notamment face au Gabon, où les Eléphants avaient dû remonter deux buts pour s'imposer 3–2 — les Ivoiriens ont cette fois livré une prestation maîtrisée de bout en bout. Les hommes d'Emerse Faé n'avaient perdu qu'un seul de leurs dix derniers matchs toutes compétitions confondues (7 victoires, 2 nuls) avant ce huitième de finale. Le Burkina Faso, de son côté, arrivait en confiance, fort d'une seule défaite sur ses neuf derniers matchs et d'une qualification assurée après sa victoire 2-0 contre le Soudan. Cette confrontation marquait leur premier duel en phase finale de CAN depuis 2012. Un début de match maîtrisé Dès la 21e minute, Amad Diallo ouvre le score d'un subtil piqué du pied droit, parfaitement servi par Guessand dans la surface. Les Eléphants contrôlent alors le jeu, confisquant le ballon et imposant leur rythme face à des Etalons contraints de procéder en contre. La domination ivoirienne est récompensée à la 32e minute : Amad Diallo, intenable côté droit, fixe son défenseur avant de centrer en retrait pour Yan Diomandé, qui croise sa frappe et trompe Koffi. La Côte d'Ivoire mène logiquement 2-0 à la pause, après une première période aboutie et maîtrisée. Au retour des vestiaires, les Ivoiriens poursuivent sur la même dynamique. Amad Diallo, toujours inspiré, combine avec Guéla Doué, dont le centre dangereux met encore en difficulté la défense burkinabè. Peinant à se créer des occasions, le Burkina Faso ne parvient pas à inverser la tendance. En fin de rencontre, la Côte d'Ivoire enfonce définitivement le clou : à la 87e minute, Bazoumana Touré mène un contre fulgurant depuis son propre camp et bat Koffi d'une frappe sèche au premier poteau. Qualification nette et sans contestation Succès clair et sans bavure (3-0). Jamais réellement inquiétés, les Eléphants ont dominé leur adversaire et confirmé leur montée en puissance dans la compétition. Tenants du titre, ils seront bien au rendez-vous des quarts de finale, où ils affronteront l'Egypte ce samedi à 20h.