Le président français Nicolas Sarkozy fait face à de nombreux défis à l'approche des présidentielles de mai prochain, ce qui l'a amené à n'annoncer sa candidature qu'au cours du dernier virage, préférant la tactique de l'ancien président socialiste François Mitterand et qui lui a réussi, Sarkozy qui se trouve en deuxième position dans les sondages derrière son adversaire François Hollande, se retrouve dans l'obligation de trouver des réponses satisfaisantes pour les électeurs et à prendre les bonnes décisions en ces temps de crise. Mais le principal facteur qui pourrait être en faveur du président UMP est le sort de la candidate d'extrême gauche, Marine Le Pen qui pourrait échouer à obtenir les 500 signatures des délégués et être donc évincer de la prochaine course à la présidentielle, ce qui changerait totalement l'équation, puisque l'absence de l'extrême droite favoriserait la droite traditionnelle et donc l'actuel président. Les efforts de Sarkozy se concentrent essentiellement sur la manière de gérer les répercussions de la crise économiques et les difficultés occasionnées par les scandales et les affaires comme l'affaire « Clearstream » qui a été exploité par la gauche en réponse à la campagne menée par la droite sur le scandale Strauss-Kahn, sans compter les transactions suspectes des figures du parti de la majorité et des difficultés d'un des proches collaborateurs de Sarkozy Claude Guéant. Ajoutons à cela les orientations d'une large partie des électeurs notamment les étrangers comme les communautés musulmane, arménienne, portugaise, et d'Europe de l'est qui joueront un rôle important, à tel point que les candidats tentent de les attirer et d'obtenir leurs voix par des concessions comme ce qu'a fait Sarkozy avec les arméniens en promulguant une loi criminalisant la négation du génocide perpétré contre eux par les turcs. Quant au deuxième facteur ayant un impact sur les élections présidentielles, la manière de gérer le dossier de la crise financière et économique et l'absorption du choc principalement la dégradation de la note souveraine de la France et la perte de sa note principale « AAA ». Sarkozy fait également face sur le plan international aux répercussions des pertes qui a poussé Paris à avancer le retrait des forces à 2013 au lieu de 2014 et les timides résultats dans l'après révolution en Libye. Sarkozy sait que la gauche avec Hollande a récupéré son retard et a présenté un programme qui représente pour l'électeur français plusieurs alternatives et des réponses à ses questions particulièrement au niveau social et économique, et à un staff électoral dirigé par Pierre Moscovici avec une équipes complètes et comptant de nombreuses compétences.