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Affaire des 17 conteneurs d'ordures saisis à Béjaïa : La responsabilité de l'importateur et de la banque engagée
Publié dans El Watan le 10 - 12 - 2018

Des zones d'ombre persistent dans l'affaire des 17 conteneurs d'ordures importés d'Espagne et d'Allemagne, et ce, malgré les précisions sur les réseaux sociaux de Laroussi Amouri, PDG d'un groupe de briqueteries et d'une usine de recyclage à Batna, qui est à l'origine de cette opération.
A en croire le responsable, c'est le transitaire qui a induit en erreur le patron de la filiale, en lui disant qu'il pouvait importer des déchets de l'étranger, alors que la loi de finances 2009 l'a formellement interdit dans son article 50.
Pour lui, il s'agit de déchets de plastique devant servir à la fabrication de matière première, mais les services des Douanes sont formels : «Les 17 conteneurs de 40 pieds contiennent 343 tonnes de déchets ménagers. Quinze ont été importés d'Espagne et deux d'Allemagne, avant de transiter par Malte et d'être débarqués au port de Béjaïa.
La marchandise a été déclarée comme étant de la matière première pour recyclage et son origine la Belgique. Or, le contrôle physique a révélé qu'il s'agit tout simplement d'ordures ménagères importées d'Espagne et d'Allemagne pour un montant déclaré de 289 635,5 dollars. Non seulement il y a importation de marchandises prohibées, mais aussi une suspicion de surfacturation et de transfert illicite de devises. Pour l'instant, l'amende totale pour infraction à la réglementation de change s'élève à 163 428 415 DA.
L'affaire est entre les mains de la justice, qui aura à statuer sur la suite à donner à ce dossier», apprend-on des services des Douanes. Devant de tels faits, une question s'impose : comment la banque peut-elle valider une opération d'importation de produits prohibés, surtout qu'il s'agit du CPA (Crédit populaire d'Algérie), un établissement financier public, censé être plus regardant sur les opérations de commerce extérieur ? Dans pareil cas, la banque est tout aussi responsable de la transaction que l'opérateur en question.
Ce n'est pas la première fois que les services des Douanes lèvent le voile sur de pareilles transactions destinées en général à maquiller des opérations de transfert de devises. En septembre 2016, le directeur du renseignement financier au sein de cette administration avait déclaré : «Nous continuons à découvrir des conteneurs vides, remplis de pierres, de déchets ou de pièces usées. Au moins 500 procès-verbaux ont été établis et adressés aux contrevenants qui se cachent derrière des sociétés anonymes.
Commises par des opérateurs économiques véreux, ces infractions ont coûté à l'Etat entre 15 et 20 milliards de dollars, sous forme de transfert illicite de devises et de fausses déclarations douanières constatés entre 2010 et 2015. Ces pratiques frauduleuses aggravent ainsi la situation financière du pays, qui souffre d'un manque de ressources en devises à cause de la chute durable des prix du pétrole. Les efforts du gouvernement visant à réduire les importations risquent de s'avérer inutiles à cause de ces transferts illicites de devises.»
Le responsable avait tiré la sonnette d'alarme en raison des nombreuses saisies de conteneurs remplis de produits sans valeur réelle, dans le but de transférer des devises vers l'étranger. A Oran, les douaniers ont saisi quatre conteneurs bourrés de seaux en plastique, pour lesquels l'importateur a transféré la somme de 2 millions d'euros, avant de disparaître dans la nature et d'abandonner sa marchandise sur les quais. Des cas similaires sont devenus récurrents.
Une année auparavant, les services des Douanes de Annaba avaient saisi quatre conteneurs de 40 pieds, remplis de vulgaires chiffons et de vieux vêtements. Déclarée comme effets vestimentaires neufs, cette marchandise avait été importée de Dubaï, aux Emirats arabes unis, par un opérateur privé de Bir El Ater, à Tébessa, pour plus de 700 000 dollars, transférés totalement par la banque.
Tous les moyens possibles et imaginables sont utilisés par des importateurs véreux pour maquiller des opérations de transferts illicites. L'affaire des 17 conteneurs d'ordures saisis à Béjaïa est là pour montrer que l'évasion de devises n'a pas cessé de saigner les réserves de change du pays, et ce, malgré son épuisement à la suite de la baisse des revenus de l'Etat. Au-delà du caractère illégal de cette importation, ces déchets – dont se sont débarrassées l'Espagne et l'Allemagne – constituent une lourde menace pour l'environnement et la santé des citoyens. Vont-ils être réexpédiés vers les pays d'origine ou seront-ils détruits en Algérie, avec toutes les conséquences néfastes sur l'écologie et le coût élevé de cette opération ?


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