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Malika Tiar-Ophtalmologue : « Il faut inscrire le glaucome comme maladie chronique »
Publié dans El Watan le 05 - 10 - 2009

Le glaucome est une maladie grave, peut-on guérir de cette maladie ?
Le glaucome est une maladie oculaire fréquente qui est due à une montée de la pression oculaire qui entraîne une atteinte du nerf optique et du champ visuel. Elle passe inaperçue parce qu'elle n'a aucun signe apparent, pas de douleur surtout. En l'absence de traitement, elle peut provoquer la cécité. C'est pourquoi, nous lançons un appel aux autorités de tutelle pour que cette pathologie soit inscrite parmi les maladies chroniques comme l'hypertension et le diabète, les prix des médicaments prescrits pouvant atteindre les 2000 DA. Les structures de santé de proximité doivent aussi assurer des consultations de dépistage afin d'éviter aux malades les longs et onéreux déplacements. 4,6 % de la population de plus de 40 ans est atteinte par le glaucome dont le chiffre arrive derrière la cataracte, selon une enquête nationale initiée dans le projet « Vision 2020 » en 2008 en Algérie et dont les résultats ont été publiés en février 2009. Cette enquête a été menée sous l'égide du ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière ainsi que l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La maladie est ainsi contrôlable et elle peur se stabiliser si elle est régulièrement suivie par un ophtalmologue.
Comment peut-on savoir si l'on est atteint ?
Il arrive souvent qu'on découvre la maladie lors d'une consultation ophtalmologie, c'est pourquoi, nous insistons sur le dépistage après l'âge de 40 ans car le glaucome peut être stabilisé s'il est dépisté à temps, mais il ne peut pas être guéri. Si cette maladie est dépistée à un stade avancée, elle entraîne la cécité, sachant que la prise en charge d'une personne aveugle revient très cher à l'Etat.
Quels sont les principaux facteurs de risque ?
L'âge, le diabète, l'hypertension artérielle et les antécédents familiaux sont les facteurs incriminés dans l'apparition du glaucome. Les résultats de la dernière enquête menée dans le Sud algérien font ressortir que la progression de la maladie est de 11 % chez les sujets âgés de 40-50 ans et 32 % chez les 70-90 ans. En neuf ans de suivi, 4,4 % d'un échantillon de 300 personnes ont développé un glaucome, dont 3,6 % de cet échantillon présentaient des antécédents familiaux. L'hypertension devient aussi un facteur de risque. Je rappelle que le dépistage précoce demeure un des moyens plus efficaces pour prévenir cette pathologie. En l'absence de dépistage ou de traitement, la vision de la personne atteinte de glaucome se détériorera de manière irréversible.
Malika Tiar : Chef de service d'ophtalmologie au CHU de Bab El Oued et présidente de la Société algérienne du Glaucome


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