Cette démarche, coïncidant avec la célébration de la Journée arabe d'alphabétisation, le 8 janvier de chaque année, vise à «imposer l'égalité des chances et suivre la progression de la mise en œuvre de la stratégie nationale d'alphabétisation, qui a permis de réduire le taux d'analphabétisme de 22,1% en 2008 à 16,30% en 2013», a indiqué le directeur général de l'Office national d'alphabétisation et d'enseignement pour adultes (ONAEA), Abdelhakim Belabed. Cette mesure intervient «en application des directives sur l'amélioration et la relance du service public et la promotion de la communication institutionnelle». A cet égard, le ministre de l'Education nationale, Abdelatif Baba Ahmed, a souligné, dans un message lu par l'inspecteur général du ministère, Saïd Bensalem, la nécessité de lutter contre l'analphabétisme, «un fléau dangereux qui sape tous les efforts déployés par les pays». Il a évoqué les effets ravageurs de l'analphabétisme sur la société dont «l'absence du sens de citoyenneté chez l'analphabète qui devient une victime exploitée à des fins douteuses, pouvant mener à la déstabilisation de la société et menacer la sécurité nationale des pays». L'alphabétisation est une mission «qui n'incombe pas uniquement au ministère de l'Education mais qui concerne les différents acteurs et partenaires au sein de la société», a-t-il dit, rappelant l'existence de près de 600 associations locales activant dans ce domaine, outre 7 associations nationales et l'ONAEA.