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L'éducation inclusive, le nouveau combat
Association des parents d'enfants IMC de Sétif
Publié dans El Watan le 29 - 01 - 2019

On ne cherche pas à guérir un IMC, mais à stimuler son développement, son autonomie, sa qualité de vie, et pour ce faire, on doit s'appuyer sur un corps enseignant formé, selon le président de l'association.
Pour le bien-être des enfants et adolescents souffrant d'une infirmité motrice cérébrale, l'Association des parents de ces enfants (APIMC) de Sétif multiplie les contacts et initie des actions et des projets susceptibles d'aider et d'améliorer le quotidien de ces enfants.
Ces derniers, ayant droit à une place au sein de la société, ne connaissant le plus souvent rien des souffrances de cette catégorie de citoyens et de leurs parents, lesquels sont le plus souvent obligés de lutter seuls contre l'infirmité de leur progéniture et l'indifférence de certaines structures, rigides, froides et peu accueillantes à la fois. En dépit des couacs quotidiens, l'APIMC avance.
Après la convention signée dernièrement avec la direction de la jeunesse et des sports (DJS) de Sétif, permettant à un premier groupe de 10 IMC (âgés de 7 à 16 ans) de bénéficier de deux séances de natation hebdomadaire, l'APIMC s'attaque à l'éducation inclusive, prenant la part du lion dans la convention liant désormais l'association à l'Institut national de formation des fonctionnaires de l'éducation nationale (ex-Institut technologique de l'éducation – ITE).
Avant de développer les principaux axes de cet important et gigantesque projet, Mohamed Kentache, président de l'APIMC, voudrait en préambule mettre l'accent et en exergue l'opération (une première à l'échelle nationale) lancée avec la DJS : «Comme vous le savez, la balnéothérapie fait partie de la prise en charge médicale des IMC fortement contrariés et pénalisés par la fermeture de la piscine de l'hôpital de Ras El Ma. Pour pallier ce manque, on a sollicité le concours du DJS, qui a pleinement adhéré à notre démarche.
L'expérience débute avec 10 enfants. Encadrés par deux maîtres nageurs apprenant à nos enfants comment se maintenir dans un bassin, l'expérience enchante autant les concernés que leurs parents. Sa réussite nous pousse à augmenter le nombre de bénéficiaires, ne pouvant pour l'heure excéder le nombre de 25 IMC. Avant de généraliser l'opération et l'installer dans d'autres centres urbains, tels Aïn Kebira, Aïn Oulmene, Aïn Azel, El Eulma, dotés de piscines, on doit tout d'abord l'évaluer et lui fournir un encadrement adéquat.»
Pour revenir à l'éducation inclusive, devant être l'autre principal cheval de bataille de l'éducation nationale ne sachant toujours pas comment affronter un diabétique (enfant s'entend) et un handicapé et ses problèmes, notre interlocuteur met le doigt sur les principaux points d'une feuille de route devant avoir un effet boule de neige dans tous les établissements scolaires du pays : «L'infirmité motrice cérébrale ou paralysie cérébrale nécessite un accompagnement éducatif personnalité sur le long terme.
On ne cherche pas à guérir un IMC, mais à stimuler son développement, son autonomie sa qualité de vie et son épanouissement social. Pour ce faire, on doit s'appuyer sur un corps enseignant formé. La convention a pour objectifs primordiaux de changer le regard et les attitudes envers les enfants handicapés.
Elle ambitionne de former les enseignants des différents paliers sur les différentes pathologies et déficiences. Avec l'aide et l'apport d'experts étrangers, tels Patrice Bourdon et Léa Bitat, on compte organiser des formations techniques relatives au "comment enseigner aux enfants handicapés". Il faut souligner que cet important projet est soutenu par l'Unesco, qui a accepté de nous accompagner.
Mais sans la présence et l'implication des auxiliaires de vie scolaire (AVS), non reconnus en Algérie, le projet de l'éducation inclusive est voué à l'échec. L'Algérie, qui a ratifié la convention internationale relative à l'accompagnement de l'enfant handicapé, est appelée à faire de l'AVS un métier, comme c'est le cas en France, où un enfant handicapé est accompagné par un AVS. Formés par l'association, nos 6 auxiliaires de vie scolaire, dont le statut n'est toujours pas reconnu, réalisent un travail titanesque.
Dans l'optique d'augmenter le nombre et de doter les établissements scolaires d'auxiliaires de vie scolaire, l'APIMC est disposée à apporter sa pierre à l'édifice. Car l'implication d'un AVS dans le cursus scolaire d'un IMC booste les chances de réussite et d'épanouissement de l'enfant handicapé ayant droit à une scolarisation normale et efficiente», précise Mohamed Kentache, cheville ouvrière d'une association pas comme les autres.


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