Le Président Tebboune assure que le Hirak est un phénomène salutaire et met en garde contre toute tentative d'infiltration    Arkab reçoit une délégation du Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja    Abderrahmane Hadj-Nacer : « Le hirak finira par gagner »    Sidi Bel-Abbès : Lamine Osmani salue la décision du président de la République    Ex ministres et walis cités dans des affaires de corruption: la Cour d'Alger lève des charges et retient d'autres    Syrie: la vie reprend son cours normal à Alep et Idleb à l'aune des victoires de l'armée    Polisario: "le Maroc n'est qu'une puissance militaire occupante" du Sahara occidental    FC Barcelone: Guardiola répond sèchement au Barça !    FC Barcelone: Braithwaite, c'est signé (officiel)    Décès de Jean Daniel: le Président Tebboune rend hommage à un "ami de la révolution algérienne"    Cour suprême: l'ex-wali de Sidi Bel Abbes auditionné    Foot/ L2 (boycott des clubs): le Bureau fédéral refuse le report de la 20e journée    USMA : Ardji ou Yaïche pour remplacer Zouari    Tribunal de Bir Mourad Raïs : le Directeur général du groupe Ennahar placé en détention provisoire    Une expulsion et des interrogations    Plaidoyer pour un cadre juridique en faveur des start-up    "Le centre de décision ne se trouve pas chez le pouvoir formel"    «Par quelle main retenir le vent»    Le cynisme met fin au sauvetage humanitaire en Méditerranée    Libye : retour à la case départ    L'UA encourage le Mali à dialoguer avec les chefs terroristes    Espagne/Andalousie: Création de l'intergroupe parlementaire "Paix au Sahara occidental"    Karim Younès au rang de ministre d'Etat    Le PAD engagera de larges consultations avec les anti-pouvoir    Une usine qui couvre les besoins nationaux pour les cancéreux    13,4 milliards DA d'investissement en 2019    «Le foot ne se gère pas avec un casse-croûte»    Serport annoncera aujourd'hui le rachat du club    Erling Haaland, naissance d'un géant    Le virus de l'argent en quarantaine !    Être radieuse, c'est possible !    Nouveau sit-in des enseignants de l'université de Tizi Ouzou    Les corps communs en grève les 23 et 24 février    Le Galaxy Z Flip, le premier écran en verre pliable de Samsung    Décès du poète et chercheur Ayache Yahiaoui    Les chemins vers l'art    Le message poignant De nos frères blessés    …sortir ...sortir ...sortir ...    La femme, une icône du pacifisme de la révolution    "Et si je les tuais tous, Madame", le monologue des silences bavards    Aïn témouchent : deux morts et 13 blessés dans un accident de la route    Es Sénia: Plus de 158 tonnes de tabac à chiquer saisies    Travaux de maintenance du réseau électrique: Des perturbations dans l'alimentation électrique dans trois communes    Que serait le 7e art sans les artistes ?!    Polémique autour de la délimitation des frontières maritimes    Berraf dénonce un 'montage'    Près de 700 "gülenistes" arrêtés ou recherchés en Turquie    Ennahda, «l'homme malade» de la politique tunisienne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'éducation inclusive, le nouveau combat
Association des parents d'enfants IMC de Sétif
Publié dans El Watan le 29 - 01 - 2019

On ne cherche pas à guérir un IMC, mais à stimuler son développement, son autonomie, sa qualité de vie, et pour ce faire, on doit s'appuyer sur un corps enseignant formé, selon le président de l'association.
Pour le bien-être des enfants et adolescents souffrant d'une infirmité motrice cérébrale, l'Association des parents de ces enfants (APIMC) de Sétif multiplie les contacts et initie des actions et des projets susceptibles d'aider et d'améliorer le quotidien de ces enfants.
Ces derniers, ayant droit à une place au sein de la société, ne connaissant le plus souvent rien des souffrances de cette catégorie de citoyens et de leurs parents, lesquels sont le plus souvent obligés de lutter seuls contre l'infirmité de leur progéniture et l'indifférence de certaines structures, rigides, froides et peu accueillantes à la fois. En dépit des couacs quotidiens, l'APIMC avance.
Après la convention signée dernièrement avec la direction de la jeunesse et des sports (DJS) de Sétif, permettant à un premier groupe de 10 IMC (âgés de 7 à 16 ans) de bénéficier de deux séances de natation hebdomadaire, l'APIMC s'attaque à l'éducation inclusive, prenant la part du lion dans la convention liant désormais l'association à l'Institut national de formation des fonctionnaires de l'éducation nationale (ex-Institut technologique de l'éducation – ITE).
Avant de développer les principaux axes de cet important et gigantesque projet, Mohamed Kentache, président de l'APIMC, voudrait en préambule mettre l'accent et en exergue l'opération (une première à l'échelle nationale) lancée avec la DJS : «Comme vous le savez, la balnéothérapie fait partie de la prise en charge médicale des IMC fortement contrariés et pénalisés par la fermeture de la piscine de l'hôpital de Ras El Ma. Pour pallier ce manque, on a sollicité le concours du DJS, qui a pleinement adhéré à notre démarche.
L'expérience débute avec 10 enfants. Encadrés par deux maîtres nageurs apprenant à nos enfants comment se maintenir dans un bassin, l'expérience enchante autant les concernés que leurs parents. Sa réussite nous pousse à augmenter le nombre de bénéficiaires, ne pouvant pour l'heure excéder le nombre de 25 IMC. Avant de généraliser l'opération et l'installer dans d'autres centres urbains, tels Aïn Kebira, Aïn Oulmene, Aïn Azel, El Eulma, dotés de piscines, on doit tout d'abord l'évaluer et lui fournir un encadrement adéquat.»
Pour revenir à l'éducation inclusive, devant être l'autre principal cheval de bataille de l'éducation nationale ne sachant toujours pas comment affronter un diabétique (enfant s'entend) et un handicapé et ses problèmes, notre interlocuteur met le doigt sur les principaux points d'une feuille de route devant avoir un effet boule de neige dans tous les établissements scolaires du pays : «L'infirmité motrice cérébrale ou paralysie cérébrale nécessite un accompagnement éducatif personnalité sur le long terme.
On ne cherche pas à guérir un IMC, mais à stimuler son développement, son autonomie sa qualité de vie et son épanouissement social. Pour ce faire, on doit s'appuyer sur un corps enseignant formé. La convention a pour objectifs primordiaux de changer le regard et les attitudes envers les enfants handicapés.
Elle ambitionne de former les enseignants des différents paliers sur les différentes pathologies et déficiences. Avec l'aide et l'apport d'experts étrangers, tels Patrice Bourdon et Léa Bitat, on compte organiser des formations techniques relatives au "comment enseigner aux enfants handicapés". Il faut souligner que cet important projet est soutenu par l'Unesco, qui a accepté de nous accompagner.
Mais sans la présence et l'implication des auxiliaires de vie scolaire (AVS), non reconnus en Algérie, le projet de l'éducation inclusive est voué à l'échec. L'Algérie, qui a ratifié la convention internationale relative à l'accompagnement de l'enfant handicapé, est appelée à faire de l'AVS un métier, comme c'est le cas en France, où un enfant handicapé est accompagné par un AVS. Formés par l'association, nos 6 auxiliaires de vie scolaire, dont le statut n'est toujours pas reconnu, réalisent un travail titanesque.
Dans l'optique d'augmenter le nombre et de doter les établissements scolaires d'auxiliaires de vie scolaire, l'APIMC est disposée à apporter sa pierre à l'édifice. Car l'implication d'un AVS dans le cursus scolaire d'un IMC booste les chances de réussite et d'épanouissement de l'enfant handicapé ayant droit à une scolarisation normale et efficiente», précise Mohamed Kentache, cheville ouvrière d'une association pas comme les autres.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.