Une feuille de route de sortie "progressive et flexible" du confinement élaborée par le gouvernement    Manifestations aux Etats-Unis : une neuvième soirée plus calme,Trump critiqué pour sa gestion de la crise    La consommation d'eau en Algérie a augmenté de 10% depuis le début de la crise de la Covid-19    Processus d'autodétermination au Sahara occidental: les manœuvres de la France déjouées    Un "dangereux" terroriste capturé par les services de sécurité à Aïn Temouchent    Coronavirus: 98 nouveaux cas, 79 guérisons et 8 décès en Algérie durant les dernières 24h    Accord Opep+ : une action décisive afin d'empêcher un effondrement total du marché    Gaz: Sonatrach adapte sa stratégie pour faire face à la concurrence croissante du marché mondial    Les essais cliniques sur l'hydroxy-chloroquine repris: l'Algérie confortée dans sa position    Barça : Une inquiétude pour Lionel Messi ?    Elle a décidé de régler les contentieux vis-à-vis de la FIFA : La FAF au secours des clubs professionnels    Djamel-Eddine Damerdji relève la «complexité» d'un retour à la compétition    Affaire de l'enregistrement sonore : Le procès reporté au dimanche    Hommage à Guy Bedos : Il fera tordre de rire les anges    Chengriha rappelle le soutien de l'ANP à Tebboune    Le Care critique les choix du gouvernement    Les travaux s'éternisent    Vers un intérimaire à la tête du MPA    La CAF propose de nouvelles formules pour les compétitions interclubs    Le stade 5-Juillet "parmi les plus chauds au monde"    L'épreuve    Naples : Le successeur de Koulibaly déjà identifié ?    7 ans de prison requis contre Yamani Hamel    Le gouvernement libyen tente de reprendre l'aéroport de Tripoli    Bras de fer au sommet sur la diplomatie en Tunisie    Plusieurs localités durement touchées    Projet d'évitement de la ville d'Azeffoun : Deux ans de travaux pour un tronçon de quatre km    Plus de 500 migrants bloqués au large de Malte    Des familles de victimes de la répression réclament justice    Vu à Souk-Ahras    " Détruisons les murs, construisons des ponts "    J'accuse Apulée, saint Augustin, Ibn Khaldoun et les autres !    Oulkhou : Recueillement à la mémoire de Tahar Djaout    Quatre réseaux de crime organisé transfrontaliers démantelés: 115 kg de kif, 58.602 comprimés psychotropes et 450 millions saisis    Trafic de drogue, 2 arrestations    Un déni français    Ce n'est pas à Sonatrach de repenser sa stratégie, c'est au HCE de le faire    Accompagnement des entreprises    Ces profils atypiques qui veulent se faire une place en politique !    SpaceX, l'espace n'est plus un bien commun de l'humanité    Hirak : Mouvement ? Soulèvement ? Révolution ?    La fin d'une ère    Mise à plat du moral national    Les articles sur l'identité et la nature du régime ne seront pas amendés    Le ministère du Commerce dément    Détournement de foncier agricole et abus d'affluence : Hamel rejette toutes les accusations portées contre lui    ENVOI DE TROUPES DE L'ANP A L'ETRANGER : Laraba apporte des précisions    Allocution du président de la République devant les cadres et personnels de l'ANP    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Convoquée comme témoin, Louisa Hanoune placée sous mandat de dépôt
Publié dans El Watan le 10 - 05 - 2019

Convoquée comme témoin par le tribunal militaire de Blida, Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, a été placée en détention après plus de cinq heures d'audition par le juge chargé du dossier de Saïd Bouteflika et des deux généraux Toufik et Tartag.
Le PT appelle à «l'annulation de toutes les charges retenues» contre elle et qualifie cette mesure d'«acte antidémocratique dirigé contre la révolution du 22 février» L'information est tombée hier comme un couperet. La secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune, a été placée, hier, sous mandat de dépôt par le juge du tribunal militaire de Blida chargé du dossier de Saïd Bouteflika, frère-conseiller du président déchu, du général Mohamed Mediène dit Toufik, ancien patron de l'ex-Département de renseignement et de sécurité (DRS) et du général Bachir Tartag, ex-coordinateur des services secrets, placés en détention, dimanche dernier pour «complot contre l'autorité de l'Etat et l'autorité militaire».
La veille, elle avait reçu une convocation du magistrat militaire pour être entendue en tant que témoin dans cette affaire. L'audition a duré plus de cinq heures avant que la décision de son incarcération soit rendue publique.
Fuites
Mais, dès la matinée, des signes précurseurs laissaient planer le doute sur le sort de la secrétaire générale du PT. D'abord cette information fuitée de sa convocation par le tribunal militaire publiée en boucle par une chaîne de télévision privée avant même que la mise en cause n'arrive à Blida. Quelques heures après, c'est la télévision publique qui est chargée de diffuser des images prises de l'intérieur du tribunal militaire, montrant l'arrivée de Louisa Hanoune sous plusieurs angles.
Avant même que l'audition se termine, une chaîne privée a annoncé la mise sous mandat de dépôt, suscitant un vent de panique dans les rangs du Parti des travailleurs. En tout cas, la mise en détention de Louisa Hanoune est un acte gravissime qui nous achemine vers la dictature.
Comment le chef d'un parti politique peut-il être convoqué en tant que témoin par un tribunal (fut-il militaire) donc sans être assisté par son avocat ? Comment peut-il se retrouver en prison aussi facilement ? Louisa Hanoune se savait ciblée depuis un certain temps, notamment à travers les violentes attaques sur les réseaux sociaux, les filatures, les compagnes haineuses menées par certaines chaînes publiques, mais elle a refusé de faire état de ses craintes aussi bien aux médias qu'à ses proches collaborateurs.
Cible
Mardi dernier, des officiers de la Direction de la sécurité intérieure (DSI) dépendant du ministère de la Défense, l'avaient dirigé vers leurs bureaux pour être entendue durant près de cinq heures, mais elle n'a pas voulu polémiquer sur ce sujet, pensant que le dossier était clos. Même en recevant la convocation du juge du tribunal militaire mercredi, elle a refusé de rendre publique l'information, surtout qu'elle était sensée être entendue en tant que «témoin à la demande de la défense», tel que précisé sur le document qui lui a été délivré.
Pourtant, tous les avocats constitués dans ce dossier avec lesquels nous nous sommes entretenus ont déclaré n'avoir «pas introduit» cette demande. En tout cas, la mise sous mandat de dépôt de Louisa Hanoune, ne fera qu'exacerber la contestation et la crainte pour les jours à venir.
Dérive
Si Louisa Hanoune a été embarquée dans cette affaire de «complot contre l'Etat et l'armée», il faudra s'attendre à est-ce que tous les chefs de partis et toutes les personnalités (elles sont nombreuses) qui étaient reçus par Said Bouteflika, à la présidence de la République, durant l'automne dernier à la recherche d'une solution à la crise que vit le pays connaissent le même sort.
Pour le parti des travailleurs, qui s'exprimait hier à travers un communiqué du secrétariat permanent du bureau politique, on reproche à Louisa Hanoune sa position «contre toutes les manœuvres visant à contourner la révolution populaire exigeant le départ du système».
Pour le bureau permanent, la détention de Louisa Hanoune est «une dérive gravissime, un acte de criminalisation de l'action politique indépendante et l'expression d'une volonté de mise au pas des militants et activistes par le pouvoir de fait». Il s'agit là d'une mesure, ajoute le même document, «contre le peuple algérien et sa mobilisation révolutionnaire entamée depuis le 22 février 2019».
De ce fait, le bureau permanent appelle à «l'abandon de toutes les charges retenues contre elle et à sa libération inconditionnelle» et exhorte «tous les Algériens et ceux qui partagent ou nos positions de s'opposer à cet acte antidémocratique dirigé contre la révolution du 22 février. Avec cette arrestation, c'est une nouvelle étape qui s'ouvre».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.