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Proche-Orient : Mike Pompeo enterre le plan de paix de Kushner
Publié dans El Watan le 06 - 06 - 2019

Jared Kushner, le conseiller du président Trump, s'est enfoncé davantage lundi en mettant encore en doute l'éventualité d'une solution à deux Etats, estimant que le peuple palestinien souhaitait «des choses différentes» de celles de l'Autorité palestinienne.
En plus d'être rejeté par les Palestiniens, le plan de paix palestino-israélien élaboré par Jared Kushner, le conseiller du président américain, Donald Trump, et dont le contenu est encore mystérieux n'a visiblement pas la cote aussi au Département d'Etat américain. Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, a affirmé, à ce propos, dimanche, lors d'une rencontre privée avec la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines que ce plan est «inexécutable» et «peut être rejeté».
«Je comprends pourquoi les gens pensent qu'il s'agit d'un accord que seuls les Israéliens pourront aimer», a-t-il ajouté, selon le Washington Post qui a rapporté, dimanche, l'information. «Je comprends cette perception. J'espère juste qu'on laissera la place à l'écoute et qu'on la laissera s'installer un peu», a-t-il toutefois ajouté.
Commentant les confidences de Mike Pompeo, l'ancien négociateur américain sur le dossier du Moyen-Orient, Aaron David Miller, a indiqué que ces propos représentent l'évaluation «la plus révélatrice et la plus réelle que j'ai entendue jusqu'à présent». «Le fait que Pompeo ait si facilement admis la perception et probablement la réalité que le plan était fortement structuré et favorable aux Israéliens est frappant», a ajouté l'ancien négociateur, cité aussi par le Washington Post.
Les déclarations de Pompeo confortent les Palestiniens qui ont toujours dit que ce plan revient à jeter de l'huile sur le feu du fait que, selon certaines fuites, son but est d'enterrer la solution à deux Etats. Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, avait déclaré le 17 avril dernier, lors d'une interview à Associated Press, que le plan était «mort-né» et qu'il «déclarait une guerre contre le peuple palestinien».
Les Palestiniens ne veulent même plus voir Washington jouer un rôle dans la région. Ils boycottent d'ailleurs l'administration américaine depuis que le président Donald Trump a rompu avec des décennies de consensus en reconnaissant Jérusalem (Al Qods) comme capitale d'Israël en décembre 2017. Ils considèrent également Al Qods comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.
Cynisme et parti pris
Outre le «niet» arabe, la feuille de route de Jared Kushner, dont les aspects économiques doivent être dévoilés fin juin lors d'une conférence organisée à Bahreïn, se heurte également à la crise politique israélienne. La dissolution de la Knesset moins de deux mois après avoir été élue compromet sérieusement le projet américain déjà mis à mal à plusieurs reprises ces derniers mois.
«C'est la mort du plan de paix», a écrit vendredi le Jerusalem Post, évoquant l'incapacité de Benyamin Netanyahu à former un gouvernement et la tenue de nouvelles élections le 17 septembre.
Du coup, Jared Kushner n'a plus personne àqui vendre son plan. Le conseiller du président Trump s'est enfoncé et trahi davantage lundi en mettant clairement en doute l'éventualité d'une solution à deux Etats, estimant que le peuple palestinien souhaitait «des choses différentes» de celles de l'Autorité palestinienne.
Par de tels propos, il confirme, en effet, que son but ultime est de veiller aux seuls intérêts d'Israël. «Il y a une différence entre les technocrates et le peuple (…) Quand je parle aux Palestiniens, ce qu'ils veulent c'est la possibilité de vivre une vie meilleure. Ils veulent pouvoir payer leur hypothèque», a déclaré Jared Kushner dans un entretien au site américain Axios. Il est certain qu'avec de telles déclarations, son plan n'a plus aucune chance de voir le jour.


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