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Tipasa. L'ampleur de la pollution : Sauvons la mer du plastique
Publié dans El Watan le 21 - 08 - 2019

Coupures d'eau et d'électricité, maladies à transmission hydrique (MTH), intoxications alimentaires, feux de forêt, hygiène du milieu, d'une part, et des eaux de baignade, d'autre part. Chaque direction de wilaya a fait, une fois de plus, son exposé relatif aux mesures prises pour la saison estivale.
Or, l'état réel de la situation montre le contraire, en dépit de ces réunions marathoniennes. Les «regroupements», selon des sources sûres, étaient marqués par la redondance. Il est inutile de s'étaler sur les nombreux points noirs qui empoisonnent le quotidien des citoyens et des estivants. Les travaux en cours à proximité du Mausolée royal de Maurétanie sont destinés à ouvrir les routes à partir de la voie express Alger-Cherchell, afin de faciliter l'accès au tombeau de la Chrétienne.
Le projet est inscrit depuis plus d'une décennie. Un restaurant avec une excellente terrasse est ouvert à la station-service de Abdelghani H. Celle-ci avait fait couler beaucoup d'encre durant sa construction.
Ce restaurant est livré à lui-même, à l'abandon, plus grave encore, il manque d'entretien, malgré ses potentialités. La sympathie des jeunes employés de ce restaurant ne suffit pas. Ils redoutent sa fermeture, c'est leur gagne-pain. Un parking et une aire de jeux pour les enfants sont utilisés judicieusement par les familles qui viennent du sud du pays et des wilayas lointaines. Elles passent leurs nuits dans cet espace sécurisé. Elles n'arrivent pas à dénicher un lieu pour leur hébergement ailleurs. D'autres familles aux moyens limités passent leurs nuits au parking.
Une autre manière de passer ses vacances et de goûter à la fraîcheur du littoral. Les capacités d'accueil sont limitées par rapport à la demande du marché durant l'été, à Tipasa. La voie express est trop fréquentée par les centaines de véhicules, créant ainsi des risques d'accidents mortels.
A Douaouda Marine, des monticules d'ordures ornent le paysage. Un piteux décor. Un citoyen rencontré sur les lieux dit : «Regardez, c'est la maison du chef de daïra de Fouka qui se trouve derrière vous. Il voit bien ces monticules d'ordures, c'est lui le chef, il n'a pas daigné donner des instructions pour nettoyer les lieux, les familles viennent dans les restaurants malgré tout, en ces journées chaudes.» Entre Douaouda et Fouka, les ordures polluent le tronçon routier du littoral.
La station de dessalement d'eau de mer (SDEM) de Fouka avait été érigée le long de cet axe routier. Des grappes humaines éparses sous leurs parasols occupent les criques. La mer est calme en cet après-midi du mois d'août. Les marchands de fruits et légumes jalonnent les abords de la route. Hélas, ils provoquent un embouteillage de véhicules. Les ménages s'affairent à acheter les fruits et légumes étalés à terre, à la merci de la poussière. Avant d'arriver à Tipasa, un champ en jachère est jonché de sachets en plastique de différentes couleurs.
Les représentants de l'Etat à Tipasa sont démunis, «impuissants» pour lutter contre ces déchets jetés en pleine nature. Des véhicules sont stationnés en plein champ. Des estivants regroupés à l'ombre de leurs parasols étaient accaparés par la couleur et le calme de la mer. Quelques jeunes, mal coiffés, torse nu, arrêtaient les véhicules, en essayant de soutirer illégalement 100 DA à d'innocents automobilistes qui empruntaient les sentiers, afin d'occuper un espace, pour se rafraîchir près de la mer.
Sous leurs parasols, des citoyens jouent aux cartes, savourent ces moments précieux. Leurs enfants à leur tour s'amusent. Les décharges sauvages sont devenues un fléau qui ne cesse de se propager en milieux rural et urbain. L'incivisme de l'être humain n'est pas étranger à cette pollution. Le tourisme ne rime pas avec un environnement pollué, ce qui semble le cas pour la wilaya de Tipasa.
Le wali, Bouchemma Mohamed, se contente depuis son arrivée à Tipasa de pérorer. La semaine écoulée, Seeal avait dirigé sa citerne remplie d'eau potable vers le domicile d'un commis de l'Etat «chanceux», afin qu'il puisse remplir sa piscine à Tipasa, au moment où des familles souffrent de pénurie d'eau dans plusieurs quartiers des communes de la wilaya. Le ramassage des ordures peine à maintenir la cadence dictée lors des «regroupements» au siège de la wilaya. Il y a des problèmes de vidange de fosses, en raison de du déficit en moyens matériels. Les risques de maladies et les odeurs nauséabondes polluent l'atmosphère. S'ajoutent à cette insalubrité, les feux de forêt qui avaient pris une ampleur considérable dans plusieurs communes de la wilaya.
Les incendies se déclarent dans les espaces forestiers privés. L'objectif de ces pyromanes consiste à agrandir les superficies de terre en faisant disparaître les forêts. Une surface avoisinant les 500 ha avait été détruite depuis le début de l'été 2019 par les flammes. Cette catastrophe avait entraîné la diminution drastique du patrimoine forestier à cause des actes criminels. Les éléments de la Protection civile et leurs homologues du secteur des forêts s'attellent à porter secours aux victimes, afin d'éviter les pertes humaines et à lutter contre les flammes pour atténuer la disparition des sites naturels.
Le mont Chenoua est cicatrisé par les «verrues». Les explosions des carrières avaient dénaturé le merveilleux site naturel. Elles ont fait disparaître aussi plusieurs espèces floristiques et faunistiques qui vivaient dans les végétations et les forêts de cette gigantesque et imposante montagne. Etrangement, l'aire protégée de Kouali, qui est gérée par une femme respectueuse de l'environnement, avait été accueillie depuis son début d'activité (après le 5 juillet 2019, ndlr) par moult harcèlements.
Un cortège de harcèlements. Ce lieu est devenu net, au sens propre du terme, depuis sa prise en charge par une femme algérienne qui a tenté une aventure économique dans le cadre du développement du tourisme. Sur instruction «voilée», son bureau enregistre bizarrement les visites d'inspection de plusieurs fonctionnaires bureaucrates de l'administration de Tipasa. Jamais, le lancement d'une activité d'un opérateur à Tipasa n'a connu autant d'inspections. Une façon déguisée pour faire fuir les personnes de bonne volonté qui veulent travailler dans la transparence, tout en créant de la richesse et de l'emploi. La gestion mafieuse à Tipasa n'a pas cessé, en dépit de la révolte populaire engagée depuis le 22 février.
Le complexe touristique Tipasa Village, métamorphosé à coups de milliards, est en voie d'achèvement. L'opérateur portugais a du mal à quitter les lieux. Une nouvelle expérience pour lui dans un complexe touristique. Tipasa-Village ouvrira prochainement ses portes, tout en offrant à ses clients une multitude de services aux normes internationales, selon son directeur général. Les deux autres complexes touristiques de l'EGTT, la Corne d'Or et Matarès, enregistrent une forte affluence. Les services offerts à leurs clients font débat. La station-service, mitoyenne à Matarès, située à la sortie ouest de Tipasa, est envahie par une longue file de voitures.
La pénurie de carburant pousse les automobilistes à patienter dans la file, avec l'espoir de remplir les réservoirs de leurs véhicules Le fameux ouvrage d'une longueur de 80 m, qui n'a pas été achevé par l'entreprise nationale Sapta constitue un énième point noir pour les automobilistes. Il sera achevé après l'Aïd El Adha, nous dit-on. Les instructions du ministre des Travaux publics du gouvernement Bedoui et de son prédécesseur n'ont servi à rien.
Même «les visites d'inspection» du wali, Bouchemma Mohamed, et de son prédécesseur n'ont abouti à aucun résultat, du moment que le délai de réalisation de cet ouvrage a dépassé trois fois le délai prévu initialement. Entamant le CW109, la Corniche du Chenoua, les vendeurs de matériels made in China, destinés aux estivants, qui empruntent la route pour aller au bord de la mer, occupent une grande distance le long de la route. Aucun mouvement de personnes n'est enregistré au sein de la STEP (station de traitement des eaux usées) du Chenoua.
Dans le village de Chenoua (Tipasa), la prolifération des commerces est impressionnante. Les fumées se dégageent le long de la route. Il s'agit de la grillade du maïs. Les citoyens s'agglutinent autour de cette fumée. Ils attendent leur tour pour acheter du maïs grillé. L'axe routier de la Corniche du Chenoua est bitumé. Un acquis pour encourager la fréquentation de ce lieu mythique, qui a fait rêver plusieurs tourtereaux. Des panneaux solaires et des éoliennes sont attachés au bout des poteaux qui jalonnent la falaise du Chenoua. Servent-ils à produire de l'énergie ? Non, nous rétorque un chercheur de l'UDES de Bou Ismaïl. On s'interroge alors sur leur utilité dans ce lieu précis, sachant qu'ils coûtent très cher. De nombreux véhicules sont stationnés le long de la falaise du Chenoua. Des familles avec leurs enfants s'installent à côté de leurs véhicules.
Assises sur leurs chaises, elles contemplent la magnifique baie du Chenoua. D'autres passionnés, tiennent leurs cannes à pêche. Ils balancent leurs hameçons depuis le sommet de la falaise. Des boissons chaudes ou fraîches sont consommées par cette autre catégorie d'estivants. Des couples assis sur le bord de la falaise se confessent. Les vendeurs furtifs de boissons et de gâteaux sont installés le long du CW109, au pied de l'immense mont Chenoua. Malheureusement, les ordures, les sachets en plastique et autres emballages sont abandonnés par les consommateurs sur cette falaise, un paysage qui ne laisse personne indifférent, hélas pollué à cause des mauvais réflexes des passagers et des automobilistes. Sous la falaise, le ballet incessant des petites embarcations qui transportent les familles et les estivants qui veulent se rendre aux grottes souterraines du Chenoua.
Les petites plages de ces grottes sont devenues des merveilles qui suscitent la curiosité. Elles attirent les aventuriers en quête d'évasion. Il n'en demeure pas moins que l'activité initiée par les jeunes propriétaires des embarcations n'est pas réglementée, de surcroît, les mesures de sécurité ne sont pas respectées envers les familles qui s'aventurent en mer, dont certaines ne savent pas nager. Les plages, les criques et les îlots sont déjà bondés de baigneurs. Le bonheur des citoyens qui fuient la canicule inonde ces espaces naturels de la corniche du Chenoua. Le paysage naturel majestueux est gâché par la présence des ordures jetées le long de ce magnifique tronçon routier, le CW109. Le béton a envahi la corniche du Chenoua.
Les constructions hideuses poussent des deux côtés de cette corniche, qui borde la Méditerranée. La mer et la forêt, traversées par l'axe routier, sont agressées. Le rejets d'eaux usées, des ordures et des gravats, posent déjà un sérieux problème quant à la préservation des sites naturels de la corniche du Chenoua. La cité de Beldj n'est plus une agglomération secondaire de la commune de Tipasa. C'est un village qui ne cesse de se développer anarchiquement, avec la multitude de ses commerces et de ses habitations qui ne répondent plus aux normes urbanistiques. La flagrante complicité et l'absence des autorités locales sont à l'origine de cette bidonvillisation.
Des numéros de téléphone sont affichés sur les murs, afin d'inviter les clients qui s'intéressent à la location de chambres, d'appartements et de maisons inachevées pour la haute saison. A la plage bleue, le phénomène des jets skis embarrasse les parents, qui craignent les accidents en mer. Des amas d'ordures et de gravats sont déposés à proximité des familles installées sur le rivage. Des petites filles vendent au bord de la route des galettes et quelques fruits récoltés dans leurs jardins. La circulation des véhicules est dense. Hamdania est l'autre agglomération secondaire importante, qui relève cette fois-ci de l'APC de Cherchell.
L'eau se fait rare. Les coupures de courant suscitent l'ire des familles. Autant de problèmes qui s'ajoutent à l'attente de régularisation des habitations illégales construites le long de la corniche du Chenoua. L'immense plaque annonçant le début de réalisation du projet de port commercial centre, El Hamdania, se dresse face aux passants. Des engins et des véhicules se trouvent à l'intérieur de l'enceinte. Encore une catastrophe écologique à l'extrémité ouest de la corniche du Chenoua.
Une carrière d'agrégats exploitée par une entreprise qui avait commis plusieurs dégâts dans l'environnement naturel de la wilaya de Tipasa. Cette carrière et ce projet de port auront été en fin de compte un prétexte du gang pour faire croire qu'El Hamdania est le site naturel le mieux indiqué pour construire le port. En réalité, il s'agit du détournement indirect des fortes sommes d'argent en devises par le gang et ses acolytes qui géraient les affaires du pays.
Les oligarques, Kouninef et Haddad, alliés du gang, figurent parmi les «constructeurs» de ce fameux port, dont le chef de file n'est autre qu'une entreprise chinoise. On ne s'ennuie pas quand on longe la corniche du Chenoua. On ne se rend pas compte que nous venons de parcourir des dizaines de kilomètres le long du littoral. En fait, toutes les familles qui viennent des différentes localités des wilayas de Tipasa, Blida, Alger, Médéa, Aïn Defla et Chlef, surtout, convergent vers la superbe corniche du Chenoua, pour profiter des bienfaits des retrouvailles. Chaque estivant innove pour trouver son compte, afin de vivre du bon temps en cette période de vacances et de repos, afin d'échapper à la canicule.
Le site de Oued Bellah est programmé dans notre détour, après celui de la corniche du Chenoua. Une plaque indique la direction à prendre vers le camping de Oued Bellah et la plage. La route étroite est bitumée. L'autorité communale prend soin de ce site pour une raison bien précise. Un secret de Polichinelle. A l'entrée du camping et de la plage de Oued Bellah, un hangar apparaît. C'est un bien communal qui avait été loué par l'APC à une personne dans l'opacité pour le transformer en une fabrique d'embarcations en plastique.
L'autorité locale n'a pas exécuté l'instruction de l'ex-wali de Tipasa de fermer ce hangar, car l'activité est nocive pour l'environnement et le domaine public maritime. Les détritus rejetés par la production des embarcations polluent. Le fabricant a accaparé plus d'un espace pour le transformer en une aire de stockage à ciel ouvert pour sa flotte, en instance de vente. Une page Facebook d'un scandaleux média privé local publie la publicité.
La légalité et la régularité de la publicité de cette fabrique d'embarcations sur cette page facebook, spécialisée dans l'information à chantage, mérite une enquête des services de sécurité et de l'administration concernée de la wilaya. La délinquance a touché tous les secteurs dans la wilaya. Bref, la plage de Oued Bellah est totalement dépourvue d'une once d'ombre. L'entrée est payante au camping archaïque de Oued Bellah, qui n'offre pas les commodités primaires pour les familles qui se rendent dans ce lieu, à la recherche d'un repos bien mérité. Les aménagements n'ont pas été effectués.
La course vers le gain facile a entraîné la situation de ce site vers son état actuel. Des ordures ménagères et des déchets plastiques agressent le regard. Des familles sont installées au bord de la plage de Oued Bellah. La canicule incite les citoyens et les familles à se rapprocher du rivage. Des enfants construisent des petits châteaux de sable. Serviettes et chaises jonchent la plage. La mer brille et miroite de mille reflets. Les vacanciers sont là. Quelques familles profitent des retrouvailles.
L'hôtel Césarée de Cherchell, au riche passé, vient de cesser son activité. La peur du hirak a poussé les instances de l'Etat à agir. Pourquoi a-t-on laissé pourrir la situation de cette infrastructure hôtelière ? Une enquête sur la situation de l'hôtel Césarée mérite d'être engagée ? Entre la décision d'expulsion du gérant et l'application de cette décision de justice, beaucoup de mois sont passés. A Cherchell, l'absence de l'Etat est vécue quotidiennement.
Anarchie, saleté, incivisme, constructions illicites, activités commerciales illégales au marché communal, pollution du littoral, maux sociaux, tout se conjugue pour illustrer la déliquescence aujourd'hui de l'ex-capitale de l'empereur Juba II. Quelques citoyens avaient été victimes d'intoxication à la suite de la consommation de produits alimentaires dans une fête familiale, annonce-t-on dans les ondes de la radio locale de Tipasa. Décès et blessures sont également enregistrés au niveau de la mer et des plages par les éléments de la Protection civile de la wilaya. Les forestiers et les pompiers sont à pied d'œuvre.
Engager des actions de prévention et de sensibilisation envers les citoyens, les baigneurs et les conducteurs des véhicules et des deux roues pour passer une saison estivale dans la joie, d'une part, et d'autre part, mobiliser concrètement les moyens matériels pour mener la politique de lutte initiée par les hautes autorités de l'Etat, la wilaya de Tipasa ne semble pas aller dans le sens des instructions. On se rend compte de la défaillance le long du littoral. Les nombreuses réunions tenues sans aucun suivi n'ont servi finalement à rien pour cet été 2019. Quant aux activités culturelles sporadiques, elles demeurent timides et insuffisantes.
Le théâtre, le cinéma, entre autres, sont des atouts pour la saison estivale. Malheureusement, ils brillent par leur inexistence tout simplement. Hélas ! Notre prochaine étape nous mènera vers les communes rurales démunies et déshéritées de la partie ouest de la wilaya de Tipasa, afin de nous enquérir de la saison estivale que mènent nos compatriotes qui vivent dans les montagnes.


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