– Sahara occidental La place de La République, à Paris, devrait accueillir une grande manifestation de soutien au peuple sahraoui le 12 octobre, selon un communiqué publié vendredi par la Coordination des associations de soutien au Sahara occidental en France. La manifestation, qui commencera à 15h et durera jusqu'à 18h, sera l'occasion pour les participants, la communauté sahraouie établie en Europe et les associations solidaires avec les Sahraouis dans leur combat pour dénoncer les violations des droits humains perpétrées par les forces d'occupation marocaines au Sahara occidental, et pour demander au Conseil de sécurité de l'ONU d'étendre le mandat de la Minurso à la surveillance des droits humains dans la dernière colonie en Afrique. – Cameroun Le «grand dialogue national», convoqué par le président Paul Biya pour tenter de mettre un terme au conflit dans les deux régions anglophones du pays, s'est clôturé vendredi dernier au Cameroun. Ces assises aboutissent à la réaffirmation du principe de la décentralisation, avec l'octroi d'un statut spécial aux deux régions anglophones. Plusieurs anglophones modérés, partisans d'un retour au fédéralisme et non en faveur de l'indépendance réclamée par les plus radicaux, ont salué eux aussi la recommandation sur le statut spécial des régions anglophones et la mise en œuvre d'une véritable décentralisation, mais ils restent sur leur garde et attendent de voir si ces résolutions seront bel et bien appliquées et ce rapidement. – Guinée Les consultations nationales sur une nouvelle Constitution sont officiellement terminées depuis vendredi dernier. Comme il fallait s'y attendre, les partisans du président Alpha Condé, les membres du parti majoritaire, le RPG, ont continué à défendre la nécessité d'un nouveau texte constitutionnel. Tout comme les représentants des trois organisations patronales. La quasi-totalité de l'opposition et une large partie de la société civile ont par contre boycotté ces réunions. Le FNDC (Front national pour la défense de la Constitution) juge ces consultations factices, car elles visent, selon lui, à imposer un 3e mandat pour Alpha Condé. – Niger Deux ans après l'embuscade djihadiste au Niger, qui a coûté la vie à quatre soldats américains et quatre Nigériens, les Etats-Unis ont promis vendredi des récompenses pouvant atteindre cinq millions de dollars en échange d'informations pour localiser le chef local du groupe Etat islamique, Adnan Abou Walid Sahraoui. Le 4 octobre 2017, une patrouille conjointe de 11 soldats des forces spéciales américaines et 30 soldats nigériens avait été attaquée par des combattants affiliés à l'EIGS, équipés d'armes automatiques, de grenades et de mitrailleuses, à proximité du village de Tongo Tongo, à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali.