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Crise en Bolivie : Le président Morales s'exile au Mexique
Publié dans El Watan le 13 - 11 - 2019

L'ex-président Evo Morales a quitté la Bolivie, à bord d'un avion militaire mexicain, dans la nuit de lundi à mardi, pour rejoindre le Mexique où il a obtenu l'asile. Il s'est dit menacé par ses opposants. «Après avoir pillé et tenté de mettre le feu à ma maison à Villa Victoria, des groupes vandales des putschistes Carlos Mesa et Luis Fernando Camacho ont fait irruption chez moi, dans le quartier de Magisterio, à Cochabamba.
Je suis très reconnaissant à mes voisins qui ont arrêté ces raids», a tweeté le président Morales, en référence au candidat de l'opposition qui a réclamé un second tour à l'élection présidentielle, et au fer de lance de la révolte populaire contre le résultat du scrutin de fin octobre, jugé frauduleux. Après trois semaines de contestation populaire, l'armée et la police l'ont appelé dimanche à céder le pouvoir «pour le bien de la Bolivie».
Il a annoncé quelques instants après sa démission. Les successeurs prévus par la Constitution dans l'hypothèse d'un départ du chef de l'Etat, à savoir le vice-président Alvaro Garcia, la présidente et le vice-président du Sénat et le président de la Chambre des députés, ont aussi démissionné entraînant une vacance du pouvoir. Ainsi, la deuxième vice-présidente du Sénat, Jeanine Añez, a revendiqué la présidence par intérim. Les partisans d'Evo Morales sont majoritaires au Parlement.
La Bolivie est le pays le plus isolé de l'Amérique du Sud. Il n'a aucun accès à l'océan et se retrouve ainsi totalement enclavé. Il partage des frontières avec le Pérou au nord-ouest, le Brésil au nord et à l'est, le Paraguay au sud-est, l'Argentine au sud et le Chili à l'ouest. Colonie espagnole, le pays a proclamé l'indépendance en 1825. Suivent de 1879 à 1935 des guerres ou conflits avec le Chili, le Brésil, le Paraguay. Et à chaque fois, la Bolivie perd une partie de son territoire. Le pays a connu des instabilités politiques, des mouvements de contestation sociale et des coups d'Etat.
Le tourbillon
De 1936 aux années 1980, la Bolivie connaît une période d'instabilité politique avec une succession impressionnante de putschs militaires. En avril 1952, un coup d'Etat mène au renversement de la junte dirigée par le général Hugo Ballivian, et à l'accession à la présidence de Victor Paz Estenssoro, le chef du Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR). Le nouveau gouvernement établit le suffrage universel, nationalise les mines et met en place un organisme de l'Etat chargé de les administrer, la Corporation minière de Bolivie (Comibol). Aussi, sont effectuées des réformes concernant l'éducation et les minorités ethniques. Une réforme agraire est initiée, marquée par la distribution des terres aux paysans.
En 1964, le colonel Barrientos orchestre un coup d'Etat et lamine la politique sociale du MNR. Il écrase les syndicats, signe le «pacte militaire-paysans», qui organise les paysans en milices armées luttant contre les opposants politiques de gauche. En 1967, la répression contre la gauche populaire sévit. Les troupes militaires massacrent les mineurs et leurs familles dans les mines de Catavi et Siglo XX. Le 8 octobre de la même année, le révolutionnaire Che Guevara, qui dirigeait une révolte paysanne antigouvernementale dans le sud-est de la Bolivie, est capturé à Quebrada del Yuro (région de Cochabamba) par des troupes armées boliviennes encadrées par la CIA. Conduit dans le village de La Higuera, il est emprisonné et son exécution ordonnée le 9 octobre par les plus hautes autorités boliviennes.
De 1971 à 1980, le pays a connu quatre pronunciamientos. Ce n'est qu'en 1983 que la Bolivie retrouve un régime démocratique qui, malgré les instabilités politiques, a réussi à se maintenir. En 2006, Evo Morales accède à la présidence de la Bolivie. Le candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS) est élu à la présidence de la Bolivie avec 53,7%. Il devance son principal adversaire, Jorge Quiroga Ramirez, du Pouvoir démocratique et social (Podemos – 28,6%). Deux ans après son élection, Morales, qui veut «affranchir» son pays des Etats-Unis, est ciblé par une tentative de coup d'Etat fomentée par l'oligarchie de la région de Santa Cruz.


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