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La Casbah d'Alger : L'artisanat disparaît peu à peu
Publié dans El Watan le 12 - 06 - 2021

La revitalisation de La Casbah d'Alger est un concept lancé avant l'heure. La phase de la restauration est un passage obligé.
La prise en charge et la promotion du volet économique dans la réhabilitation de la Casbah, est un élément incontournable dans le processus de restauration.
Actuellement, la Casbah d'Alger ne connaît pas la grande affluence comme c'est le cas des cités historiques dans d'autres pays. Selon des urbanistes et des architectes, cela est dû à l'absence d'attraction.
La Médina est figée dans une léthargie déconcertante par manque d'activités économiques. Aujourd'hui, il ne reste qu'une poignée d'artisans qui continuent d'exercer et qui tiennent à leur métier par passion. Ils se sont fixés l'objectif de pérenniser ces métiers et préserver le patrimoine historique, culturel, mais aussi un pan de l'identité du peuple algérien.
Ce constat alarmant doit impérativement inciter les autorités de la wilaya et celles qui ont la charge de préserver et de promouvoir le patrimoine culturel, à encourager les activités à caractère économique telle que l'artisanat, qui, faut-il le souligner, frôle la disparition.
Nombre d'artisans sont découragés comme tant d'autres du fait des nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés au quotidien dans l'exercice de leurs métiers. Certains se sont carrément tournés vers d'autres activités plus lucratives, telles que le commerce. D'autres ont choisi la voie de l'informel.
Pourtant, dans l'optique de l'après-pétrole, le secteur de l'artisanat en Algérie nécessite d'être dynamisé, étant donné le rôle qu'il peut jouer dans la création d'emplois et de richesses au même titre que les entreprises à caractère économique.
Témoin de l'état déplorable dans lequel se trouve la Casbah, ces dernières années, un artisan, qui cumule plus d'un demi-siècle d'expérience dans le domaine de la sculpture, témoigne. La déperdition des métiers d'antan exercés dans cette cité ancienne le fait déchanter pourtant.
Il estime que «l'activité en elle-même se porte bien, il y a un effort à faire dans le domaine de la commercialisation. Il nous manque des espaces de vente dans lesquels on pourrait faire connaître nos produits, pour l'instant on se base sur le bouche-à-oreille», confie-t-il.
Pour valoriser le patrimoine historique et culturel, les foires et salons nationaux et internationaux, bien qu'ils permettent à l'artisan de dégager un chiffre d'affaires, ne suffisent pas pour faire revivre l'activité. La solution, pour ces artisans, réside dans la promotion de la destination en renforçant les activités économiques au sein même de la Médina. La revitalisation de la Casbah, d'après des spécialistes, est un concept «qui a été lancé avant l'heure. Comment peut-on prétendre mettre en œuvre une telle conception, alors que La Casbah est en ruine», déplorent-ils.
Le plan de revitalisation, un concept précipité
La première phase de l'élaboration du plan permanent de sauvegarde de la Casbah d'Alger a été, selon les responsables de la wilaya d'Alger, achevée.
Lancé en 2007, ce plan se veut un instrument juridique, élaboré par une équipe de 25 experts de différentes spécialités. Il s'agit d'une étude approfondie de ce quartier à laquelle se sont attelés des sociologues, des économistes, des architectes, des urbanistes, des historiens, des archéologues... Ces spécialistes ont établi un diagnostic du patrimoine et ont pu détecter son mal.
À partir de ce constat, ils agiront de sorte qu'ils puissent sauvegarder les quelque 400 maisons qui menacent ruine, pourtant toujours occupées. Pour l'exécution de cette opération, l'Etat a débloqué une enveloppe de 600 millions DA. Sauf que d'après le directeur général de l'ONGEBCP, «le projet de restauration de la Casbah d'Alger traîne en longueur. Hormis l'étayement des maisons avec du bois de mauvaise qualité, rien d'autre n'a été fait.
Comment peut-on parler de revitalisation de la Casbah, alors que la Médina est en ruine», confie-t-il. Le plan prévoit initialement des opérations pour gérer les canalisations d'eau, combler les parcelles vides, lutter contre les constructions illicites et interdire l'utilisation du béton et de l'aluminium.
Environ 394 maisons ont, jusque-là, subi une action de renforcement et de confortement en attendant leur restauration définitive. En attendant cette restauration, il serait illogique de parler de revitalisation, pour le DG de cet office. «Il faut noter que la Casbah d'Alger est dans un état de délabrement total. Depuis trente ans que nous parlons de la Casbah, classée patrimoine mondial, nous ne savons pas à ce jour comment faire pour gérer et exploiter ce bien culturel. L'absence de volonté politique est une entrave de taille qui n'a pas permis de lancer une véritable prise en charge de ce patrimoine séculaire.» L'Agence nationale des secteurs sauvegardés a été créée, il y a quelques années, pour rappel.
Cet organisme a pour charge d'exécuter le plan de protection de la Casbah ainsi que le patrimoine de onze villes, dont Dellys, Ghardaïa, Tlemcen, Annaba, Constantine, Béjaïa.
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