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Interrogations sur la sécurisation des élections en Libye : La candidature de Seif El Islam El Gueddafi dévoile la capacité des législations en vigueur
Publié dans El Watan le 27 - 11 - 2021

La Libye avance prudemment vers le 1er tour de l'élection présidentielle, prévue le 24 décembre. 73 candidats ont été provisoirement retenus par la Haute Commission nationale électorale (HNEC) ; 23 candidats ont été écartés, dont Seif El Islam El Gueddafi, dont la candidature fait polémique.
Un groupe armé a surgi dans un tribunal à Sebha pour contester l'examen d'un recours de Seif El Islam contre la décision de l'écarter. D'où l'interrogation sur la capacité des autorités à protéger le processus électoral.
Polémique
La cour de Sebha (sud de la Libye) a été empêchée, jeudi 24 novembre, d'examiner le recours du candidat Seif El Islam El Gueddafi, dont la candidature a été écartée par la HNEC. Un groupe armé a envahi dans la matinée de jeudi les locaux du tribunal ; il a mis dehors les juges et les employés, empêchant ainsi la tenue de la séance, prévue dans l'après-midi. «Pareils actes empêchent le déroulement normal de l'opération électorale», assure Khaled Zeydi, l'avocat du fils d'El Gueddafi, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Le gouvernement de l'Union nationale a qualifié d'«horrible» l'opération «perpétrée par un groupe de hors-la-loi» ; il a chargé les ministères de l'Intérieur et de la Justice d'«enquêter immédiatement sur les circonstances et les détails de cet incident et de prendre les mesures nécessaires».
Le ministre libyen de l'Intérieur, Khaled Mazen, a minimisé, dans une conférence de presse tenue jeudi soir, la gravité de l'opération en assurant que «les dépassements de la loi arrivent partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis». Mazen a ajouté que «pareilles attaques sont prévues». Il a exhorté tout le monde à «ne pas altérer les bureaux de vote».
Il est à souligner que la HNEC a publié, il y a 3 jours, une liste provisoire de 73 candidats, qu'elle a jugée admissible pour le 1er tour de l'élection présidentielle. La HNEC a ainsi écarté 25 candidats pour des raisons diverses, dont celle d'être cité dans des recours devant la justice. Les candidats disposent de 72 heures pour se pourvoir en recours devant les juridictions contre pareilles décisions.
Les candidats Mohamed Ahmed Cherif et Mohamed Khaled Ghouil sont ainsi parvenus à gagner leur recours en première instance contre la HNEC qui dispose de 72 heures pour faire appel de cette décision. Néanmoins, le problème reste entier à Sebha en l'absence de groupes armés réglementaires pouvant défendre les institutions juridiques légales des différentes étapes du parcours électoral.
Contestations
La polémique ne concerne pas uniquement Seif El Islam El Gueddafi, que le clan politique «révolutionnaire» considère appartenant à l'ère révolue. Le même groupe conteste la candidature du commandant de l'Armée nationale libyenne, Khalifa Haftar, parce qu'il avait tenté de s'emparer de Tripoli dans l'attaque lancée le 4 avril 2019 et qui s'était poursuivie jusqu'en juin 2020. Plusieurs factions libyennes, dirigées par le mufti Sadok Ghariani ou Khaled Mechri, refusent cette élection et continuent à la contester, la classant, elle-aussi, dans le camp de l'anti-révolution.
Sur l'autre bord, la candidature de l'actuel chef du gouvernement, Abdelhamid Dbeyba, est contestée. Dbeyba s'était engagé, lorsqu'il avait été nominé en février dernier à Genève, de ne pas disputer les échéances électorales prévues le 24 décembre. L'article 12 de la loi électorale, voté par le Parlement, exige des candidats de se retirer des fonctions officielles qu'ils occupent trois mois avant de se présenter. Cela concerne les hautes hiérarchies politiques, de contrôle et militaires.
En pratique, ceci concerne le chef du gouvernement Abdelhamid Dbeyba, le commandant de l'armée Khalifa Haftar, le président du Parlement, Salah Aguila, et le président de la Cour des comptes, Khaled Chekchek. Dbeyba et Chekchek ne s'étaient pas retirés trois mois avant de déposer leurs candidatures. Une grande polémique entoure donc la légalité des candidatures au prochain scrutin libyen, alors que l'Etat ne dispose pas d'une voix légale unique et d'une force armée unique défendant la légalité. Rien n'est encore joué en Libye.
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