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La guerre en Irak
Sombres statistiques
Publié dans El Watan le 04 - 05 - 2005

Qu'est-ce qui arrêtera la violence en Irak ? Rien apparemment, ni personne d'ailleurs, puisqu'aucune force irakienne ou étrangère ne semble en mesure d'appréhender correctement ce phénomène et de le combattre.
Les morts s'ajoutent chaque jour aux morts. Neuf Irakiens ont été tués dans quatre attentats et une attaque lundi à Baghdad et sa région, au lendemain d'un attentat suicide anti-Kurdes dans le nord de l'Irak, le plus sanglant depuis la formation jeudi du gouvernement du Premier ministre chiite Ibrahim Al Jaâfari. Le nombre d'attentats à la voiture piégée hier égal celui de samedi et survient après un déchaînement de violence jeudi, journée pendant laquelle pas moins de 12 voitures piégées avaient explosé dans la capitale et sa région. Depuis jeudi, l'attaque la plus sanglante a été lancée dimanche soir par un kamikaze contre les funérailles d'un responsable du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) à Tall Afar, au sud de la zone autonome kurde. Vingt-cinq personnes ont péri dans l'attaque à la voiture piégée, un bilan confirmé par l'armée américaine, selon laquelle il y a eu plus de 50 blessés. Une voiture piégée a explosé hier près d'un bureau du service des passeports dans l'est de Baghdad, faisant quatre tués et cinq blessés. Deux heures et demie auparavant, une autre voiture piégée a explosé dans le centre de la capitale, faisant 4 tués et 10 blessés, tous des civils. A Tarmya, à 25 km au nord de Baghdad, une troisième voiture piégée a explosé au passage d'un convoi irakien, blessant deux civils, un policier et un soldat. Dans un autre attentat, deux policiers de la garde du général Rachid Flaih, l'un des chefs des commandos de police, ont été blessés. Au nord de la capitale, un policier a été abattu dans la matinée par des hommes armés, selon la police locale. L'attaque a eu lieu à Khalis, à 80 km au nord de la capitale, dans une région où les attaques contre la police sont fréquentes. Pour les Irakiens, c'est la chronique macabre d'une journée ordinaire. La liste ne fait que s'allonger. Mais le constat ne s'arrête pas là. 567 Irakiens ont péri dans les violences en avril dernier, soit 48% de plus qu'en mars, selon des statistiques de trois ministères irakiens. Selon ces chiffres, 567 Irakiens sont morts et 668 autres ont été blessés en avril dernier contre 383 tués et 494 blessés pendant le mois de mars. Les chiffres du ministère de la Santé, qui ne concernent que les civils, indiquent que 364 Irakiens ont été tués et 453 autres ont été blessés en avril. Ces victimes ont péri dans 34 attentats à la voiture piégée, 16 explosions de bombes artisanales et 54 attaques armées à travers le pays. En mars, seuls 164 morts civils avaient été recensés par ce ministère. Le ministère de l'Intérieur a fait part de la mort de 98 de ses membres, dont 21 officiers, en avril, contre 79 tués en mars. En mars dernier, les forces du ministère ont été visées par 11 attaques à la voiture piégée, 10 attaques à la bombe et 27 assauts armés. Quant au ministère de la Défense, il a indiqué que 41 soldats ont été tués et 63 autres blessés en avril. Le nombre de tués parmi les soldats avait été de 39 durant le mois de mars. L'armée a fait l'objet en avril de 6 attentats à la voiture piégée, 3 à la bombe et 11 attaques armées. En ce qui concerne les résistants, les ministères de la Défense et de l'Intérieur ont indiqué qu'il y avait eu 64 tués dans leurs rangs en avril. 565 autres ont été arrêtés au cours de ce même mois, contre 102 en mars. La seule évidence, c'est que les Irakiens vivent l'enfer, une situation indescriptible jamais vécue auparavant depuis l'indépendance de leur pays. Le cabinet qui vient d'être constitué reproduit les antagonismes de la société irakienne, avec en plus la crainte qu'il ne puisse venir à bout de ces problèmes. L'inverse n'est pas écarté, puisque son incapacité à régler ces contradictions peut pousser le pays vers l'inconnu.

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