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Qu'en est-il des classes de perfectionnement (1ère partie)
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Publié dans El Watan le 21 - 11 - 2010

«Ce garçon n'est pas intelligent,» Mais ce n'est point permis. Tout au contraire, c'est la faute à l'égard de l'homme, et c'est l'injustice essentielle, de le renvoyer ainsi parmi les bêtes sans avoir employé tout l'esprit que l'on a, et toute la chaleur d'amitié dont on est capable, à rendre à la vie ces parties gelées. Si l'art d'instruire ne prend pour fin que d'éclairer les génies, il faut en rire car les génies bondissent au premier appel et percent la broussaille.»
(Alain)
Des parents d1élèves viennent nous consulter pour l'inscription de leur enfant retardé mental léger. Nous les orientons vers les centres psychopédagogiques qui accueillent ces élèves présentant un déficit intellectuel, comme les débiles lourds, moyens et légers,les caracté-riels,mongoliens,autistes ...
Ceux, dont l'enfant présente un léger handicap, désirent l'inscrire dans une classe spéciale ou classe de perfectionnement au sein d'un établissement scolaire public où ils espèrent qu'un déclic se déclenche et que l'élève se sente comme un écolier normal,sans complexe dans un environnement le considérant non différent des autres apprenants.
Dans les années 80 des classes de perfectionnement pour élèves handicapés mentaux légers ont été créées dans les écoles primaires de différents quartiers de la ville. Les cas les plus difficiles (moyens et lourds) sont scolarisés dans les centres psychopédagogiques encadrés par des éducateurs spécialisés formés par le C.N.F.P.H (Centre National de Formation pour Handicapés). L'expérience a été positive. Aujourd'hui, quelques unes, ont été supprimées. Est-ce par manque de maîtres spécialisés ou de salles de classe se demandent les parents ? Actuellement, il est à noter que dans chaque cours du premier palier, existent 1 ou 2 élèves attardés mentaux. Ce nombre diffère d'un quartier à un autre, d'une région à une autre. Pourquoi ne pas revoir cette suppression ? La réouverture d'autres classes de ce genre fera le bonheur de ces parents désespérés et de leur enfant arriéré que nous avons tendance à oublier. Cela résoudra le problème de l'éloignement, permettra à l'élève d'être au contact d'élèves normaux, et améliorera son intégration sociale.
Les classes d'enseignement spécialisé, dites classes de perfectionnement, sont destinées à recevoir entre 12 et 15 enfants accusant un déficit intellectuel. Il paraît utile de rappeler ce qui, dans l'état actuel des connaissances, semble les différencier des enfants normaux. Dans l'ordre du développement génétique, la débilité se caractérise par un retard intellectuel. Les fonctions végétatives, la motricité automatique et le développement physique sont souvent normaux.
Est dit inadapté le sujet que le déficit de sa santé ou de son intelligence, que les troubles de son affectivité, de son caractère ou de son comportement empêchent de s'insérer, sans une aide particulière dans le milieu où il doit vivre. Un jeune inadapté véritable est un malade de l'esprit ou du corps (plus probablement de l'esprit et du corps ; d'où la faveur croissante de la théorie dite psychosomatique), un malade qu'il s'agit, par tous les moyens disponibles, d'essayer de guérir beaucoup plus qu'un coupable à châtier. Biologie, sociologie, psychologie, médecine ont effectué de grands pas. Mais plus on attend pour épauler l'enfant en danger d'inadaptation, qui constitue aussi, parfois, un danger pour les autres, plus le risque est grand qu'il s'enlise dans une ornière. Médecins, éducateurs et psychologues enseignent maintenant que les six premières années de la vie d'un être humain ont pour son évolution ultérieure, une importance capitale. C'est assez dire, qu'ensuite il ne faut pas perdre de temps.
A l'école, le maître s'attache plus particulièrement aux enfants dits normaux ou sur-normaux, aux bons élèves qui comprennent aisément ses explications et lui donnent satisfaction par la qualité de leur travail. De là, à s'intéresser un peu moins à ceux qui sont moins doués, à les négliger, à les placer au fond de la classe, à les faire doubler voir tripler le cours, il n'y a qu'un pas. Non seulement on s'y intéresse moins, mais il arrive qu'on les humilie. On ne manque pas de souligner à l'enfant ses fautes et ses faiblesses, de le mortifier publiquement ou d'user à son égard d'ironie décourageante ou de moquerie. L'enfant se replie sur lui-même, se renferme et souffre d'un sentiment d'infériorité. Souvent même, la crainte d'être deviné par le maître et d'être l'objet d'une reproche ou d'une moquerie le paralyse au point qu'il s'efforce de refouler certaines idées ou certains sentiments et finit par se sentir coupable de les avoir en lui.
«Il ya refoulement, a dit le professeur Marcault, lorsque, sous l'action d'un traumatisme social ou d'un sentiment causé par des traumatismes antérieus, le moi cède à la force ou à la peur, abdique sa fonction consciente d'examen et de jugement et détourne sa volonté de l'acte à accomplir.» Les troubles engendrés par des refoulements répétés sont maintenant bien connus ; sans aller jusqu'à évoquer tous les complexes en vogue, contentons-nous de signaler l'amoindrissement de la volonté, la perte de l'initiative, la passivité, l'abdication du moi et, parfois, la dé socialisation par faiblesse ou révolte. Au terme de son évolution, l'enfant déficient ou attardé intellectuel n'aura pas dépassé le niveau mental d'un enfant sensiblement plus jeune.
L'appréciation objective de l'intelligence par des tests, se traduit en termes de quotient intellectuel. On convient que ces enfants relevant des classes de perfectionnement doivent avoir un quotient intellectuel situé entre 50 et 75, suite aux tests verbaux de type «Binet-Simon». Si l'efficience intellectuelle globale de l'enfant attardé peut être comparée à celle d'un enfant plus jeune, sa structure mentale n'est pas exactement la même et son évolution intellectuelle ne s'accomplit pas de la même façon. En général, les enfants n'ont pas tous le même rythme de développement.
En fait beaucoup de facteurs agissent dans le développement d'un enfant qu'ils soient biologiques ou sociaux. Comparer les possibilités d'un enfant aux possibilités théoriques d'un enfant du même âge, exclut tous les autres facteurs qui ont pu jouer pour le spécifier. Il y a incontestablement une corrélation entre l'âge des enfants et la réussite scolaire, mais ce phénomène n'a pas une causalité purement psychologique ; sa causalité est essentiellement sociale, dépend du milieu d' origine des enfants et trouve la réponse dans un certain nombre de facteurs.
Principaux facteurs agissant sur le cursus scolaire de l'enfant :
1. Facteurs relevant de la personnalité propre des élèves : équipement biogénétique ; histoire psychologique.
2. Facteurs sociologiques concernant le milieu familial, catégories socioprofessionnelles des parents, taux d'urbanisation du lieu de résidence, éloignement, problèmes de transport.
3. Facteurs psychosociologiques relatifs au milieu familial, attitude des parents, niveau culturel de la famille, niveau d'aspiration sociale.
4. Facteurs propres au système éducatif : occupation des salles de classe (la double vacation), taux d'encadrement (nombre d'élèves-nombre de maîtres), programmes, contenus disciplinaires (livres du maître, livres d'élèves), confection des emplois du temps, instructions officielles, objectifs et méthodes, examens et passages, rythmes scolaires.
5. Facteurs propres aux enseignants : attitudes des maîtres, rapports affectifs aux élèves, objectifs poursuivis, durée de la formation des maîtres, contenus et méthodes.

(à suivre...)


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