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L'Algérie fait fuir les investisseurs
Parce qu'elle s'est éloignée des règles universelles du marché
Publié dans El Watan le 31 - 10 - 2011

A coups de dispositions contradictoires introduites tout au long de ces cinq dernières années dans les lois de finances, l'Algérie s'est résolument éloignée du système universel de marché qu'elle s'était pourtant attelée à construire dès la fin des années 1980.
Dépourvu de stratégie économique et sans institution expressément chargée du suivi du timing de la transition à l'économie de marché, feront usage des lois de finances, et notamment les lois de finances complémentaires, pour réorienter au gré des humeurs et des calculs politiciens, le parcours des réformes économiques et sociales.
Le système de marché basé sur des règles de fonctionnement universelles que les réformes de 1988 projetaient de construire est, de ce fait, devenu incohérent et, à bien des égards, illisible. Aux incohérences du système socialiste, toujours présent, sont effectivement venues s'ajouter celles de la nouvelle économie engagée dans un chantier interminable, car semé d'embûches.
De l'ère du «socialisme spécifique» que nos gouvernants s'étaient ingéniés à mettre en place dans les années 1970, on en arrive aujourd'hui à celle de «l'économie de marché spécifique» qui ne ressemble en rien à celle adoptée par pratiquement tous les pays du monde. Dans sa conception universelle, le système de marché se distingue par un certain nombre de critères fondamentaux parmi lesquels la libre circulation des facteurs et moyens de production, la prédominance du secteur privé dans les sphères industrielles et commerciales, l'autonomie de gestion et l'obligation de résultats des entreprises, le rôle de l'Etat réduit aux seules missions de régulation, d'incitation et de contrôle de la bonne exécution de la réglementation, pour ne citer que ceux-là.
Climat d'affaires exécrable
C'est cet ensemble de critères qui façonnent un environnement des affaires dont la qualité est appréciée, notamment par les investisseurs, au gré de leur précision et cohérence, mais aussi et surtout de leur stabilité. Lorsque ces conditions sont réunies, il n'est nul besoin de leur faire appel pour lancer des affaires dans le pays, ils le feront d'eux-mêmes encouragés par les entreprises qui activent déjà sur place. Ce n'est malheureusement pas le constat que l'on peut faire aujourd'hui de notre environnement des affaires de plus en plus répulsif au point de stopper en plein engagement les élans entrepreneuriaux et de dissuader l'arrivée de nouveaux promoteurs. La bureaucratie et les tutelles administratives ont en effet résolument pris le dessus sur les entrepreneurs qui ne peuvent rien concevoir ni décider sans leur aval.
Les entrepreneurs déjà opérationnels, tout comme ceux qui projettent de lancer pour la première fois une affaire, le constatent chaque jour un peu plus à travers la multiplication des obstacles bureaucratiques qui se dressent devant eux chaque fois qu'ils projettent d'entreprendre une action novatrice (création d'une société, volonté d'investir, d'exporter, etc.). Ces obstacles pourtant portés depuis fort longtemps à la connaissance des pouvoirs publics par les associations patronales et la presse privée notamment sont plus que jamais présents pour freiner les ardeurs des acteurs économiques.
Toute la législation produite au cours de ces cinq dernières années semble en effet avoir été faite dans le seul but de maintenir notre système économique dans un état qui ne favorise que le bazar et l'import-import». Ce système qui a pris une ampleur démesurée à l'aune des programmes d'importation qui ont allégrement franchi la barre des 40 milliards de dollars par an a favorisé l'émergence d'une faune de milliardaires aujourd'hui capables de menacer la paix sociale au cas où leurs intérêts seraient en jeu et, bien entendu, de fragiliser notre industrie au moyen des produits contrefaits qu'ils importent. Dans un contexte aussi périlleux, il est tout à fait naturel que les investisseurs hésitent à s'aventurer.
Les promoteurs locaux mettront leurs projets en veilleuse en attendant des jours meilleurs, tandis que les investisseurs étrangers trouveront facilement accueil dans un des innombrables pays en quête d'IDE. Contrairement à ce que certains membres du gouvernement ont souvent affirmé, les intentions étrangères d'investir en Algérie ont été fort nombreuses et si elles n'ont pas été concrétisées, ce n'est généralement pas de leur faute, mais celle de l'environnement des affaires à tous points désastreux que nos gouvernants ont dressé devant eux. Un responsable d'une Société de gestion de participation (SGP) nous avait affirmé il y a quelques mois que son institution était sur le point de faire aboutir plus d'une centaine de projets d'investissement en partenariat avec des firmes étrangères avant que la loi de finances complémentaire pour l'année 2009 ne vienne casser cette dynamique en mettant fin notamment au processus de privatisation et en changer les conditions d'investissements étrangers en Algérie.
Ces capitaux qui fuient le pays
Alors que les autorités politiques en place affirment publiquement être à la recherche d'investissements directs étrangers, c'est, malheureusement, le chemin inverse que semblent prendre de ce fait les capitaux. En raison de cet environnement délétère sciemment entretenu, les Algériens n'ont eu d'autre choix que celui de transférer tout ou une partie de leurs capitaux à l'étranger, notamment la France, pour monter des affaires qu'ils auraient évidemment préférées réaliser dans leur pays s'ils y avaient été encouragés ou, tout simplement, si on leur en avait facilité la tâche.
Cet environnement des affaires que des responsables incompétents ou malveillants leur ont taillé ne saurait à l'évidence leur convenir d'où la décision de bon nombre d'entre eux de surseoir à toute promotion nouvelle d'investissements industriels et - si l'occasion venait à se présenter - de la faire dans un pays qui offre la protection et les garanties requises. En la matière le choix est grand puisque pratiquement tous les pays du monde, à l'exception d'une poignée de nations parmi lesquelles figure malheureusement la nôtre, ont réussi à faire évoluer positivement leurs environnements des affaires.
Croire qu'on peut contourner l'obstacle du climat des affaires, en faisant appel aux entreprises publiques économiques, comme cela semble être actuellement le cas, est un leurre dont ne se prévaloir qu'un gouvernement incapable de mettre en place un climat des affaires suffisamment attractif pour tous les opérateurs économiques sans exception. Au moment où les prévisions de recettes pétrolières sont de plus en plus pessimistes, on voit mal comment nos entreprises publiques habituées à survivre de la rente pétrolière pourraient constituer à elles seules l'épine dorsale de notre industrie.


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