L'adaptation des programmes aux évolutions technologiques, et l'adéquation des spécialités dispensées avec les besoins du marché de l'emploi sont les principaux objectifs du secteur. La réhabilitation du secteur passe, selon le ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, par l'élaboration, à l'avenir, de programmes de formation adaptés aux évolutions technologiques ainsi que par la mise en adéquation des offres de formation avec la demande du marché local de l'emploi. C'est ce qu'il a précisé, hier, lors de sa visite de travail à Bordj Bou Arréridj. «Il faut impérativement une coordination entre l'ensemble des secteurs car la formation professionnelle est au service du développement du pays», a-t-il ajouté. Le secteur doit, d'après lui, passer par l'amélioration de ses programmes de formation. «Il faut que nos diplômes soient au diapason avec ceux des autres pays», insiste-t-il. L'option des nouvelles technologies semble être devenue la priorité du secteur. Pour preuve, les responsables annoncent que de nouvelles spécialités dans le domaine des technologies et de la communication sont désormais incluses dans le programme pédagogique de la formation professionnelle, appelant, de ce fait, les cadres de son secteur à œuvrer davantage pour l'amélioration de la qualité de la formation et de l'enseignement professionnel. Il a annoncé l'élaboration d'une nomenclature de 400 spécialités pour accompagner les nouvelles transformations que le monde du travail a connues. Notons que le dernier document préparé à cet effet date de 2008. «Il est temps de l'actualiser», dira le ministre, en ajoutant que pour réussir cette dynamique il faut de la mobilité de la formation, l'adaptation des équipements et l'amélioration du niveau des formateurs. Le commis de l'Etat a appelé, par ailleurs, à plus d'informations et de communication. «Il faut en plus de l'administration, l'implication des élus locaux pour inciter les jeunes à rejoindre les instituts et les centres de formation, et à ne pas sous-estimer le secteur», a-t-il proposé. Cette visite dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj lui a permis d'inspecter plusieurs instituts et centres de formation, implantés à travers la région; il s'est également entretenu avec les autorités locales, et a pu prendre connaissance des préoccupations de son secteur. Notons que le secteur de la formation professionnelle dans cette wilaya compte 29 structures : 2 instituts, 17 CFPA et 10 écoles privées qui ont une capacité théorique de 5600 places pédagogiques.