Pour beaucoup de commerçants, cette situation relève de la spéculation, encouragée par le manque de contrôle, sachant que l'Etat subventionne les produits de première nécessité, dont les produits laitiers. Le lait pasteurisé en sachet, très demandé par les familles aux revenus modestes, se fait très rare dans la wilaya de Khenchela, et ce depuis le début de cette année. Des citoyens nous ont fait savoir qu'à cause de cette pénurie, ils sont obligés de recourir au lait en poudre, ce qui n'est pas à la portée des bourses modestes, car la boîte de 500 g coûte 320 DA. Et ce prix augmente en fonction de la marque. C'est surtout les enfants en bas âge qui ne peuvent se passer de cet aliment de base, ce qui contraint les parents à faire de véritables sacrifices pour pouvoir l'acheter. Toutes les autres formes de lait liquide en boîte proposées en dehors de celui en sachet sont, par ailleurs, passées de 75 DA à 95 DA la boîte. Même constat pour les autres produits laitiers, à l'instar du yaourt qui est cédé, actuellement, à partir de 30 DA. Pour beaucoup de pseudo commerçants, cette situation relève de la spéculation, encouragée par le manque de contrôle, sachant que l'Etat subventionne les produits de première nécessité, dont les produits laitiers. Il faut savoir que la wilaya de Khenchela a collecté, en 2013, plus de 20 millions de litres de lait de vache. Il existe 676 agriculteurs, dont des élevages de vaches laitières, avec 13 points de collecte et 3 unités de transfert, dont une nouvellement créée dans la commune de Babar, avec 5 051 vaches laitières. Pourquoi cette pénurie, alors ?