Même si une période de doute a longtemps fait le plein des discussions, après les tentatives désespérées de certains clans de faire avorter le projet, et en dépit de l'intervention récente du wali pour son maintien, les habitants reviennent encore une fois à la charge pour dénoncer la situation de délabrement, d'insalubrité et d'insécurité qui commence sérieusement à devenir inquiétante. Dans une lettre adressée au premier responsable de la wilaya et dont nous avons reçu une copie, l'association des Frères Kerkeri s'interroge sur l'arrêt surprenant des travaux de réhabilitation de leur cité et le départ des entreprises qui laisseront dans la précipitation des tas d'immondices. Les riverains se soucient de l'environnement de cette cité appelée à prendre les aspects d'un espace vert, mais que certains étrangers (à cette cité) ont choisi de lui donner le décor d'un parking anarchique. Des intrus en ont fait un lieu de commerce lucratif, où pas moins d'une centaine de véhicules y séjournent le temps d'une journée et d'une nuit. On imagine bien le pactole que ces racketteurs arrivent à amasser en toute impunité. Pire, et pour éviter les balises placées pour empêcher l'accès à la cité, des chauffeurs semblent avoir trouvé l'astuce en utilisant différents accès allant jusqu'à emprunter les trottoirs, surtout du côté de la pharmacie de l'avenue Zaabane ou du centre de prévention épidémiologique se trouvant juste à une trentaine de mètres. Photos à l'appui, l'association nous a révélé des cas multiples d'affaissement des trottoirs, des fissures dans les murs et des crevasses à hauteur de l'Agence de tourisme. Le va-et-vient n'en finit pas d'avoir d'autres conséquences puisque les habitants affirment que des groupes de délinquants écument les lieux, attirés aussi par le gain facile pour troubler la quiétude des voisins. Qui dit gardiens de parking peut dire aussi présence de chiens errants, fidèles compagnons de ces énergumènes qui menacent même les clients de l'hôtel Cirta ou les habitants qui s'aventurent à sortir tôt le matin. Entre les promesses de faire « renaître » leur quartier et le calvaire qu'ils endurent quotidiennement, les habitants du boulevard des Frères Kerkeri attendent…