A l'heure où on parle beaucoup de relancer le tourisme, il se trouve des villes comme Ain El Hammam qui ne possèdent pas une seule chambre pour accueillir d'éventuels touristes. Depuis qu'il a été transféré il y a plus de trois ans au ministère de la jeunesse et des sports pour en faire une auberge de jeunes, l'ex «Hôtel du Djurdjura» n'a plus ouvert ses portes. Ce qui n'est pas du goût des habitants de la région de Ain El Hammam qui se disent victimes de ce «marché», loin d'être à leur avantage. Ils ne manquent pas de signaler qu'ils ont « perdu l'hôtel sans avoir l'auberge promise en retour». Pour l'heure, les nombreux touristes avides de visiter la région ne peuvent s'y rendre que pour la journée, faute de lieu d'hébergement et de restauration convenable. Un membre d'une association touristique ayant pignon sur rue à Tizi Ouzou nous fait part de sa déception de savoir que l'hôtel sur lequel il «comptait pour héberger un groupe d'étrangers venus récemment visiter la Kabylie était devenu une auberge en perpétuels travaux». Ouvert dans les années 1970, l'hôtel «Le Djurdjura» était considéré comme un joyau dans la catégorie des «trois étoiles». Situé à 1200 mètres d'altitude et dominant de ce fait toute la région de Ain El Hammam, il offre une vue paradisiaque sur la majestueuse chaîne de montagne du Djurdjura allant de Tikjda à l'Ouest à Azrou Nethour à l'Est.