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Sana Bob, la voix du reggae sahélien
5e Festival international des arts de l'Ahaggar de Tamanrasset
Publié dans El Watan le 05 - 01 - 2015

Après avoir souffert de la censure de Blaire Compaoré, Sana Bob retrouve la voix au pays des Hommes libres.
Le Burkinabé Sana Bob monte souvent sur scène avec un mégaphone. «C'est pour porter la voix du peuple à ceux qui sont en haut, ceux qui dirigent», confie son manager Kosta Thegawende. Habillé en blanc, Sana Bob, qui revendique le statut de «crieur public» pour annoncer «la bonne et la mauvaise nouvelles», était samedi soir en concert au 5e Festival international des arts de l'Ahaggar au campement de Tidessi, à 12 km au nord de Tamanrasset. Sana Bob utilise aussi la sirène. «C'est comme une ambulance qui mène un malade à l'hôpital. Il y a urgence.
Il faut qu'on parle», a appuyé Kosta Thegawende. Malgré le froid polaire du Sahara, le rastaman de Ouagadougou a pu installer une ambiance particulière accompagné de ses danseuses et de ses musiciens. Le reggae de Sana Bob, qui n'est pas celui d'Alpha Blondy, est mêlé à la musique populaire du Nord burkinabé, le wedbindé. Une musique rythmique dans laquelle toutes les saveurs du Sahel sont gardées. «Le wedbindé se trouve également au Mali, en Mauritanie, en Algérie et en Egypte.
Je fais de la musique sahélienne», a expliqué Sana Bob après le concert. Sur scène, les instruments traditionnels ont une place de choix, comme le wamdé (calebasse), le lunga (le petit tambour), le bendré (le tambour) et surtout le rudga (violon traditionnel). Des instruments qui donnent à la musique de Sana Bob une certaine originalité. «Pour moi, la musique est un engagement. En Afrique, nous avons beaucoup de problèmes, notamment pour l'éducation. Nous sommes indépendants depuis presque soixante ans. Il y a plein de choses à faire. Le reggae me permet de passer le message à l'international. Je revendique un reggae africain.
Le continent est riche par sa diversité rythmique», a relevé le chanteur qui, par le passé, a subi la censure du régime déchu de Blaise Compaoré. «Sana Bob a trouvé des portes fermées. Ses clips étaient souvent interdits par la télévision nationale. Il criait fort ce que les gens disaient tout bas. Il dénonçait la corruption, l'absence d'eau dans les villages, la faible scolarité des enfants», a expliqué le manager. Sana Bob, qui a débuté sa carrière à Abidjan, en Côte d'Ivoire, a lancé le projet «Actions scolarité». «L'artiste n'a pas eu la chance d'aller à l'école. Aujourd'hui, il connaît la valeur et la portée de l'éducation.
Sana Bob fait le tour du pays pour aller vers les villages afin de sensibiliser les populations sur l'importance d'envoyer les enfants à l'école. Savoir lire et écrire, c'est important. Il a contribué à transformer les écoles-paillotes, où il n'y avait pas de chaises ou de tables, en écoles modernes», a souligné Kosta Thegawende. Selon lui, les artistes burkinabés ont beaucoup contribué à «ouvrir les yeux du peuple». Le régime de Blaise Compaoré a été renversé fin octobre 2014 après 27 ans de règne au lendemain de manifestations populaires.
Sana Bob est à son cinquième album, Notre temps. Certains titres expriment parfaitement l'engagement de l'artiste comme Sauvez le Sahel, Je suis pauvre et Y a pas la monnaie, Toum sambé... «Sauvez le Sahel parce que le boom minier dans cette région n'a pas influé d'une manière positive sur la vie des gens. Cette chanson est un appel à l'aide contre le pillage des sites aurifères du Sahel», a expliqué le manager.


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