L'étude du plan de circulation de la ville de Guelma a été attribuée pour une enveloppe de 5,2 millions de dinars. Son délai de réalisation ne devrait pas excéder les 6 mois.» C'est ce qu'avait déclaré à El Watan le directeur des transports de la wilaya, en décembre 2013 au siège de la wilaya de Guelma, en marge d'une séance de travail organisée pour la circonstance. Depuis cette date, peu d'informations ont filtré sur l'avancement de ladite étude. A ce jour, même le P/APC de Guelma, en sa qualité de président de commission, n'en a aucune idée précise. «Je ne sais vraiment pas ce qui est advenu de cette étude», confie-t-il, et de conclure : «Si ma mémoire est bonne, c'est un bureau d'études de Constantine qui a décroché ce marché. Nous attendons sa finalisation». En effet, un flou absolu entoure cette fameuse étude du plan de circulation de la ville de Guelma, à telle enseigne que les rares personnes au fait de ce dossier névralgique ne daignent même pas en parler publiquement. Du côté de la direction des transports, la situation n'est guère révélatrice, puisque cette direction est sans directeur depuis plusieurs semaines. «Je ne peux rien révéler à la presse. Je n'ai pas le droit de faire des déclarations. Il me faut une autorisation de ma tutelle», dira le chef de service de la direction des transports. «Si les récentes installations des feux tricolores, entre autres, sur le boulevard Souidani Boudjemâa, celui du 1er Novembre, sur la route de Belkheir ainsi qu'aux ronds-points de la cité Hadj M'barek et du cimetière des chouhada, constituent les premières mesures d'éradication des points noirs de la circulation automobile en ville, le problème n'a vraiment pas changé», nous déclarent des automobilistes Guelmis, et de conclure : «bien au contraire, la situation s'est nettement dégradée. Le passage au vert ce fait attendre aux heures de pointe. Ce qui provoque des ralentissements sur plusieurs centaines de mètres». En effet, il ne faut pas être un fin stratège des plans de circulation routière pour dresser un constat à Guelma. «Et pourtant les solutions idoines existent pour la ville», prétendent de nombreux automobilistes et piétons. «l faudrait construire des parkings à étages. Faire respecter le stationnement interdit en instaurant par la même des parcmètres en ville, et surtout sensibiliser les parents d'élèves pour éviter de venir en voiture chercher leurs enfants à la sortie des écoles, collèges et lycées». Pour rappel, au 31 décembre 2012, 120 000 véhicules immatriculés à Guelma étaient en circulation avec une hausse de 10 000 véhicules par an. Il est clair que les solutions préconisées en 2013 peuvent très vite être obsolètes avec l'évolution fulgurante du parc automobile. Quoi qu'il en soit, le blackout sur l'étude de ce plan de circulation à Guelma, et même sa mise en application, dans le cas où ce dernier est en voie de réalisation, s'inscrit clairement, dans une volonté, d'en occulter l'impact réel sur le terrain.